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Bruxelles, 19 novembre 2008
«Je me félicite que le Conseil ait donné son soutien à notre plan aussi rapidement», a déclaré Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l'agriculture et du développement rural. «Il est essentiel d'inculquer de bonnes habitudes aux enfants dès leur plus jeune âge parce qu'ils les garderont plus tard. Nombreux sont les enfants qui mangent beaucoup trop peu de fruits et légumes et qui souvent ne réalisent pas combien ceux-ci sont délicieux. Il suffit de se promener dans n'importe quelle ville européenne pour mesurer l'ampleur du problème que représentent les enfants en surpoids. Nous pouvons à présent faire quelque chose pour y remédier!»
Les experts s’accordent sur le fait qu'une alimentation saine peut jouer un rôle fondamental dans la réduction des taux d'obésité et du risque, à un âge plus avancé, de problèmes de santé graves – tels que les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. La consommation de quantités suffisantes de fruits et légumes est essentielle à cet égard. L'Organisation mondiale de la santé recommande une consommation nette journalière minimale de 400 grammes de fruits et légumes par personne. La majorité des Européens n'atteignent pas cet objectif. La consommation est en baisse, en particulier chez les jeunes.
Les études montrent que les bonnes habitudes alimentaires se forment pendant l'enfance. Les enfants qui mangent beaucoup de fruits et légumes restent plus tard de grands consommateurs de ces produits. Ceux qui en mangent peu ne modifient généralement pas leur comportement par la suite et transmettent leurs habitudes à leurs propres enfants. Les recherches ont également montré que les familles ayant un faible niveau de revenu ont tendance à consommer moins de fruits et légumes. La distribution gratuite de ces produits sains dans les écoles peut avoir un réel effet positif, en particulier dans les quartiers les moins favorisés.
L'analyse des politiques nationales existantes réalisée par la Commission et les consultations menées auprès des experts ont révélé que les avantages du programme concernant les écoles peuvent être accrus si la distribution de fruits s'accompagne de mesures de sensibilisation et d'actions pédagogiques permettant d'expliquer aux enfants pourquoi il est important de prendre de bonnes habitudes alimentaires. La mise en réseau des différentes autorités nationales qui mettent en œuvre avec succès des programmes en faveur de la consommation de fruits à l'école sera également encouragée. De tels programmes existent déjà dans certains pays de l'Union européenne, sous différentes formes. Cependant, on peut faire beaucoup plus, et ce projet de l'Union européenne offre une base idéale pour l'élaboration de nouveaux programmes.
La Commission met sur la table 90 millions € par an pour la distribution de fruits et légumes dans les écoles. Les gouvernements auront le choix de participer ou non. Les programmes seront cofinancés à raison de 50 %, ou de 75 % dans les régions dites «de convergence», où le PIB par habitant est particulièrement faible, et dans les régions ultrapériphériques. Les États membres peuvent, s'ils le souhaitent, imposer une contribution obligatoire des parents. Cet argent ne pourra pas servir à remplacer le financement national existant, mais permettra d'encourager des activités supplémentaires, en relation avec les programmes existants, ou totalement nouvelles. Les États membres pourront bien entendu ajouter des fonds supplémentaires s'ils le souhaitent.
Les autorités nationales seront tenues d'élaborer une stratégie, en liaison avec les autorités publiques chargées de la santé et de l'éducation et en association avec l'industrie et les parties intéressées, stratégie qui sera bien entendu adaptée aux préférences nationales.
Des informations et documents concernant le programme en faveur de la consommation de fruits à l'école sont disponibles sur internet à l'adresse suivante:
http://ec.europa.eu/agriculture/markets/fruitveg/sfs/index_fr.htm