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De la parole aux actes: le management environnemental à la Commission européenne

European Commission - IP/08/1678   11/11/2008

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IP/08/1678

Bruxelles, le 11 novembre 2008

De la parole aux actes: le management environnemental à la Commission européenne

Suite aux résultats positifs obtenus dans le cadre de son troisième enregistrement EMAS (système communautaire de management environnemental et d'audit), la Commission européenne s’apprête désormais à étendre l’EMAS à l’ensemble de l’institution à partir de 2009. Grâce à l’EMAS, la Commission dispose d’un système structuré pour gérer les aspects environnementaux de ses activités, ce qui permet de réaliser des avancées diverses comme l'augmentation de l'efficacité énergétique, la réduction des émissions et la sensibilisation du personnel aux questions environnementales.

«Compte tenu de l’importance de ses effectifs, la Commission peut montrer l’exemple et avoir un impact réel. Les progrès que nous avons réalisés pour réduire l’incidence de nos activités quotidiennes sur l’environnement sont très encourageants. En étendant l’EMAS à l’ensemble de la Commission, nous pouvons tirer parti de l‘expérience accumulée pour relever le défi que constitue la diminution constante de notre empreinte écologique au cours des prochaines années», a déclaré Siim Kallas, vice-président de la Commission chargé des questions administratives, de l'audit et de la lutte antifraude.

La Commission est depuis longtemps aux avant-postes de la lutte contre les changements climatiques mondiaux. Des efforts sont également entrepris de longue date en interne, comme en attestent l’engagement pris dès 1997 en faveur de la «gestion verte» et l’adoption, en 2001, du règlement EMAS pour les administrations publiques. La Commission applique l’EMAS dans des conditions difficiles, dans un ensemble étendu de biens immobiliers dont elle est tantôt propriétaire, tantôt locataire, et qui ne sont pas tous également économes en énergie. Le fait qu’elle occupe quelque 850 000 m2 dans plus de 60 immeubles à Bruxelles lui impose une approche pragmatique. C’est pourquoi l’EMAS a d’abord été introduit en tant que projet pilote dans certains services clés, à savoir ceux chargés des bâtiments, des équipements de bureau, des systèmes informatiques, du personnel et de la formation. Le projet comportait différentes mesures, parmi lesquelles:

  • la réduction de la consommation des ressources, notamment l’énergie et le papier — la consommation d’électricité et la consommation d’eau ont ainsi diminué respectivement de 20 et de 29 % depuis 2002 dans 10 bâtiments enregistrés EMAS;
  • la réduction des émissions de CO2 — dans les 10 bâtiments en question, par exemple, les émissions ont baissé de 22 % depuis 2002;
  • la réduction de la production de déchets — le volume de déchets produits est ainsi passé de 331 à 284 kg par personne et par an depuis 2002;
  • la promotion des moyens de transport de substitution à la voiture individuelle pour les déplacements du personnel.

Immeubles

Comme toute organisation fondée sur le travail de bureau, la Commission pèse principalement sur l’environnement par le biais des émissions de CO2 des bâtiments, d’une part, et des transports, d’autre part. La consommation d’eau et la production de déchets ont également un effet environnemental important. L’EMAS est aujourd’hui en vigueur dans un quart des immeubles de la Commission à Bruxelles, représentant quelque 30 % de la surface totale occupée. Un plan prévoit d'enregistrer progressivement les immeubles restants au cours des quatre prochaines années. Les résultats sont significatifs: ainsi, l’immeuble phare de la Commission, le Berlaymont, a généré 19 % de CO2 en moins et a baissé de 13 % sa consommation de gaz et d’électricité par rapport à 2005.

Transports

Ces dernières années, la Commission, agissant en étroit partenariat avec la Région bruxelloise, a soutenu des initiatives visant à promouvoir l’utilisation des transports publics et à encourager l’emploi d’autres moyens de transport durables, en particulier la bicyclette. En mars 2006, la Commission a adopté un plan de mobilité pour son personnel basé à Bruxelles pour la période 2006-2009.

Selon les derniers sondages (mi-2008), la part du personnel qui utilise la voiture privée pour se rendre au travail est tombée à 29 % (contre 43 % en 2004), tandis que celle qui recourt aux transports en commun — bus, tram, métro ou train — atteint 49 % (contre 38 % en 2004).

La Commission met quelque 300 vélos à la disposition de son personnel pour les déplacements effectués entre des immeubles de la Commission au cours de la journée de travail. Cette initiative a également incité de plus en plus de membres du personnel à utiliser la bicyclette pour se rendre à leur travail. Il s’agit désormais d’une pratique régulière pour 8 % d’entre eux (contre 5 % en 2004).

Le caractère international des activités de la Commission impose qu’un certain nombre de voyages professionnels soient effectués; de plus en plus d’équipements vidéo et de téléconférence sont toutefois disponibles sur tous les sites de la Commission, offrant une solution de substitution économe en énergie et peu onéreuse par rapport au voyage.

Prochaines étapes

L’EMAS s’est avéré l’instrument le plus approprié pour gérer et améliorer les résultats environnementaux au sein de la Commission européenne. Le système sera étendu à l’ensemble des services de la Commission à Bruxelles et à Luxembourg à partir de 2009.

La Commission œuvre de concert avec la Région bruxelloise à un nouveau projet de planification urbaine centré sur la zone située autour de la rue de la Loi. Celui-ci vise notamment à faire du quartier un lieu de séjour et de travail plus agréable en accordant une attention spécifique au transport durable.

Déclaration EMAS :

http://ec.europa.eu/environment/emas/pdf/es_library/99_environmental_statement_2008_fr.pdf


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