IP/07/81
Bruxelles, le 24 janvier 2007
Avant de partir pour Paris, le président Barroso a déclaré : « L’Europe a fait d’énormes efforts pour tenter de mettre fin à ce conflit tragique et pour apporter une aide d’urgence importante au pays. L’heure est venue maintenant d’aller de l’avant et de s’atteler aux réformes économiques et politiques nécessaires au Liban. Le programme de réformes que le gouvernement libanais a élaboré est une initiative importante, et j’attends avec intérêt les débats de demain pour voir comment la communauté internationale peut épauler au mieux le peuple libanais sur la voie de sa réalisation ».
«En ce moment délicat, il reste impératif que toutes les parties fassent preuve de modération et qu’elles règlent leurs différends par la voie du dialogue», a déclaré Mme Ferrero-Waldner qui a ajouté : «La situation au Liban nous concerne tous. Nous lui offrirons demain une nouvelle enveloppe importante, mais l’argent seul n’est pas la clé du succès. Le redressement à long terme du Liban nécessitera un certain nombre de réformes importantes qui ne pourront être mises en œuvre sans un consensus national sur le programme de réformes. Le plan d’action européen de voisinage en faveur du Liban est un instrument précieux qui nous permettra d’accompagner le pays dans son processus de réforme et de distribuer notre aide de façon ciblée et structurée.»
L’aide financière qui est destinée à accompagner ce plan d’action englobera :
Le plan d’action définit tout un ensemble de priorités pour la coopération entre les autorités de l’UE et les autorités libanaises aux niveaux politique, économique, social et culturel. Une bonne partie des priorités figurant dans le programme de réformes du gouvernement libanais sont déjà explicitement citées dans le plan d’action : la réforme budgétaire et de la gestion des finances publiques, l’amélioration du climat des affaires, la création d’emplois et le développement social. Ce sont de fait ces mêmes domaines qui bénéficieront de l’aide de la Commission dans les années à venir. D’autres priorités peuvent facilement, d’un commun accord, être ajoutées à cette liste. Le plan d’action fixe des objectifs mesurables pour les actions, à l’aide desquels les progrès réalisés pourront être évalués tant par l’UE que par le Liban.
Contexte
Depuis le conflit de l’été dernier, l’UE est l’un des bailleurs de fonds les plus actifs au Liban. Lors de la première conférence sur le Liban, qui s’est tenue à Stockholm en août 2006, la Commission a promis, et distribué depuis lors, plus de 100 millions € : 54 millions € pour l’aide humanitaire, 11 millions € pour l’évacuation des personnes bloquées par le conflit et 42 millions € pour couvrir les besoins à court terme du gouvernement libanais. La Commission européenne a en outre procédé à une analyse détaillée des besoins et effectué une mission d’identification des projets afin d’être en mesure d’élaborer un programme cohérent d’aide à long terme.
De plus amples informations sur les relations entre l’UE et le Liban sont disponibles à l’adresse suivante :
http://ec.europa.eu/comm/external_relations/lebanon/intro/index.htm