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Bruxelles, le 30 mai 2007

Livre blanc sur la nutrition : la Commission propose une action à l’échelle de l’Union européenne pour enrayer la multiplication des cas d’obésité

La Commission a adopté aujourd’hui un livre blanc énonçant tout un éventail de propositions sur la manière dont l’Union européenne peut aborder les problèmes de santé liés à la nutrition, à la surcharge pondérale et à l’obésité. Ce document souligne combien il est important de permettre au consommateur de choisir en pleine connaissance de cause et d’avoir accès, s’il le souhaite, à une alimentation saine, et il demande à l’industrie alimentaire de travailler à une reformulation des recettes visant, entre autres, une réduction des teneurs en sel et en graisses. Il conviendrait aussi de mieux souligner les vertus de l’exercice et d’encourager les Européens à se dépenser davantage. La nécessité d’une action communautaire dans ces deux domaines s’explique par le fait qu’une mauvaise alimentation et une activité physique trop réduite réunissent six des sept grands facteurs de morbidité en Europe. Les cas de surcharge pondérale et d’obésité se sont multipliés très sensiblement au cours des deux dernières décennies. Dans la majorité des États membres, plus de la moitié des adultes souffrent de surcharge pondérale ou d’obésité ; qui plus est, on estime à 21.748.312 millions le nombre de petits Européens souffrant, eux aussi, de surcharge pondérale, un nombre qui augmente d’ailleurs de 400 000 unités chaque année.

Le commissaire européen à la santé, M. Markos Kyprianou, a déclaré : « Face à la montée de l’obésité, le régime alimentaire et l’activité physique sont désormais deux questions de santé absolument prioritaires pour l’Union européenne. Nous devons agir pour éviter que les enfants trop gros d’aujourd’hui soient les cardiaques de demain. Certes, les consommateurs ont le droit de manger ce que bon leur semble, mais ils doivent pouvoir opérer des choix sains et en pleine connaissance de cause. Voilà pourquoi la Commission se penche à nouveau sur la question de l’étiquetage des denrées alimentaires et invite les industriels du secteur concerné à faire un usage réfléchi de la publicité et à réduire la teneur en sel, en graisses et en sucre de leurs produits. »

Des partenariats consolidés

Le livre blanc préconise la constitution, à l’échelle de l’Union, de partenariats plus orientés sur l’action qui associeraient, notamment, le secteur privé et des organisations vouées à la santé et à la défense des consommateurs et qui s’appuieraient sur des mécanismes existants, telle la Plate-forme d’action européenne « Alimentation, activité physique et santé ». Il s’agit d’inciter les parties prenantes des quatre coins de l’Union à créer ensemble des forums nationaux et locaux. Le livre blanc vise un renforcement des liens entre les États membres, l’Organisation mondiale de la santé et d’autres grandes parties prenantes.

Pour garantir un soutien politique de la part des plus hautes sphères et une coopération intersectorielle à l’échelon national, le livre blanc propose la création d’un groupe de haut niveau qui s’occuperait exclusivement des questions de santé liées à la nutrition, la surcharge pondérale et l’obésité et qui se composerait d’un représentant par État membre.

La Commission demande aussi au secteur privé de l’ensemble de l’Union d’agir de manière plus énergique dans un certain nombre de domaines, parmi lesquels :

  • l’élaboration, à l’échelle de l’Union, de codes de conduite publicitaires plus rigoureux qui s’inspireraient des codes de l’Alliance européenne pour l’éthique en publicité et qui prendraient en compte les résultats de la Table ronde sur l’autorégulation dans le secteur de la publicité organisée en 2006 par la Commission,
  • la reformulation des aliments par l’industrie alimentaire et le secteur de la grande distribution, et
  • la conception par des organisations sportives de campagnes de publicité et de commercialisation mettant en valeur l’activité physique et visant plus spécialement certains groupes de population, dont les enfants.

Intervention de la Commission

Le livre blanc fait le point sur la panoplie des politiques communautaires qui peuvent être mises au service de ces objectifs, telles que les politiques relatives à la santé et à l’alimentation, les aspects de la politique régionale touchant aux fonds structurels, les politiques des transports, de la ville et des sports et les programmes de recherche. La Commission propose en outre une révision de l’étiquetage des produits alimentaires, le lancement de programmes destinés à promouvoir la consommation de fruits et de légumes, la publication d’un livre blanc sur le sport et une étude sur les perspectives qu’offre une reformulation des aliments eu égard à des régimes améliorés.

La Commission fera le point sur les progrès accomplis par tous les protagonistes dans un premier rapport qui sera publié en 2010 et elle collaborera avec l’OMS en vue d’améliorer le suivi des actions liées à la nutrition et à l’activité physique et de l’évolution de la santé dans l’Union européenne. Le livre blanc s’accompagne d’une analyse des incidences.

Conséquences pour la santé

Selon l’OMS, le nombre de cas d’obésité a plus que triplé dans de nombreux pays européens depuis les années quatre-vingt. Les chiffres disponibles donnent à penser qu’en 1999 les gens consommaient chaque jour trois cents calories de plus qu’en 1970 et qu’un pourcentage accru de l’énergie consommée provenait de graisses. Au chapitre de l’activité physique, des études montrent qu’un Européen sur trois ne pratique aucune activité physique pendant ses loisirs et que l’Européen moyen est assis plus de cinq heures par jour.

L’obésité infantile est particulièrement préoccupante. Trois millions d’écoliers européens souffriraient d’obésité et 85 000 enfants seraient touchés à leur tour chaque année. Les jeunes présentant un excès de poids tendent à le conserver pendant l’âge adulte et sont plus susceptibles de devenir obèses.

L’obésité est un facteur de déclenchement de nombreuses maladies graves, dont les pathologies cardiaques, le diabète gras, l’hypertension, les accidents ischémiques et certaines formes de cancer. Une mauvaise alimentation et le manque d’exercice figurent parmi les principales causes de décès évitables en Europe et l’on estime que les affections liées à l’obésité absorbent jusqu’à 7 % du total des dépenses de santé de l’Union européenne.
Le livre blanc sur la nutrition et l’activité physique peut être consulté à l’adresse suivante :

http://ec.europa.eu/dgs/health_consumer/index_en.htm
Vous trouverez plus d’informations à l’adresse suivante :

http://ec.europa.eu/health/ph_determinants/life_style/nutrition/nutrition_en.htm


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