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IP/07/1920

Bruxelles, le 13 décembre 2007

675 travailleurs du secteur textile maltais vont bénéficier d'une aide du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation

La Commission européenne a approuvé aujourd'hui une demande d'aide du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) introduite par Malte. La demande va maintenant être transmise au Parlement européen et au Conseil pour décision. La contribution du FEM aidera 675 travailleurs du secteur textile qui ont été licenciés à retrouver un emploi. Il s'agit de la cinquième demande d'aide financière du Fonds présentée par la Commission.

Vladimír Špidla, commissaire européen chargé de l'emploi, a déclaré: «Malte est un petit pays dans lequel un nombre relativement limité de licenciements peut avoir des conséquences importantes. Je suis convaincu que le FEM va contribuer à atténuer les effets des pertes d'emplois en aidant les autorités maltaises à réintégrer les travailleurs concernés sur le marché du travail.»

La demande a été introduite après que deux entreprises manufacturières du secteur textile maltais – VF et Bortex – ont décidé, contre toute attente, de mettre un terme à tout ou partie de leurs activités à Malte. VF, qui dépend de la multinationale VF Corporation, a fermé son usine dans le pays en juillet 2007, provoquant 562 licenciements, tandis que Bortex a décidé d'abandonner une partie de ses activités sur l'île en septembre, causant 113 pertes d'emplois.

Vu la taille réduite du marché maltais du travail, les licenciements représentent 0,4 % de la population active du pays. Même si l'industrie européenne de l'habillement tend à se délocaliser vers des pays où les coûts sont moindres, tels que la Chine, l'Inde et la Turquie, ces licenciements étaient inattendus car les deux entreprises avaient investi récemment dans leurs sites de production et leurs ressources humaines à Malte. Le coût total de l'ensemble de mesures d'aide aux travailleurs est estimé à 1,3 million d'euros, et Malte a demandé à la Commission européenne d'apporter un cofinancement de 681 207 euros.

Il s'agit de la cinquième demande introduite avec succès au titre du Fonds depuis la création de ce dernier en janvier 2007. Les quatre dossiers précédents concernaient des licenciements dans le secteur automobile en France (fournisseurs de Peugeot-Citroën et de Renault) et dans les secteurs de la fabrication de téléphones mobiles et des accessoires en Allemagne et en Finlande (BenQ et Perlos). Cinq autres demandes de contribution du FEM, introduites par l'Italie (trois demandes), le Portugal et l'Espagne, sont en cours d'analyse par la Commission européenne.

Contexte

Le FEM peut fournir une contribution financière lorsque plus de 1 000 travailleurs d'une entreprise ou d'un secteur régional sont licenciés à la suite de modifications majeures de la structure du commerce mondial conduisant à une hausse substantielle des importations dans l'UE ou à un recul rapide de la part de marché de l'UE. Lorsqu'une demande concerne un «marché du travail de taille réduite» (comme c'est le cas avec ce dossier maltais), une contribution du FEM peut être envisagée même si le seuil des 1 000 licenciements n'est pas atteint.

Le FEM a été créé par le Parlement européen et le Conseil à la fin de l'année 2006 pour apporter une aide aux personnes ayant perdu leur emploi en raison des effets de la mondialisation. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait proposé cette idée en 2005 au sommet de Hampton Court, dans le but de créer un instrument de solidarité pour aider les travailleurs licenciés à cause de modifications de la structure du commerce mondial à retrouver un emploi.
Site web consacré au FEM:

http://ec.europa.eu/egf


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