IP/07/1754
Bruxelles, le 23 novembre 2007
TVA: La Commission européenne soumet
des propositions pour améliorer la coopération administrative en
matière de lutte contre la fraude à la TVA
À la suite de la communication sur une
stratégie européenne de lutte contre la fraude fiscale (IP/06/697)
et à la demande du Conseil ECOFIN de juin 2007, la Commission
européenne a adopté une communication contenant un certain nombre
d'éléments clés susceptibles d'améliorer la capacité
des États membres à combattre la fraude à la TVA, notamment la
fraude tournante (fraude carrousel). La communication suggère que le
Conseil ECOFIN fixe des orientations politiques sur la suite à donner aux
travaux lors de sa réunion
du 4 décembre 2007.
László Kovács, membre de la Commission chargé de la
fiscalité et des douanes, a déclaré :«Je suis
particulièrement satisfait que la communication présentée en mai
dernier sur la nécessité d'une stratégie communautaire de lutte
contre la fraude fiscale ait débouché sur des discussions approfondies
entre les autorités fiscales, les entreprises et la Commission. En ma
qualité de membre de la Commission chargé de la fiscalité,
j'estime qu'il est absolument indispensable de doter les autorités fiscales
d'instruments plus modernes et efficaces de lutte contre la fraude, capables
d'assurer un échange d'informations rapide et précis.»
La communication présente certains éléments clés
susceptibles de contribuer à l'amélioration de la situation. Le
Conseil est invité à définir certaines orientations politiques
pour permettre la poursuite des travaux :
- Il importe d'améliorer l'exactitude des informations transmises par les
EM sur les échanges intracommunautaires. Si des nouvelles obligations
déclaratives étaient imposées aux opérateurs ou si celles-ci
devaient répondre à des délais plus courts, l'alourdissement des
charges qui en résulterait pourrait être compensé par une
réduction des charges administratives dans d'autres domaines.
- La gestion du système de la TVA devrait répondre à une
véritable approche communautaire dans laquelle les autorités fiscales
seraient responsables de la protection de leurs recettes nationales mais aussi
des recettes des autres États membres. Il en résulterait un niveau de
protection des revenus plus élevé pour tous les États membres.
- Il convient d'élaborer à l'échelle de l'UE une procédure
commune d'immatriculation au registre des assujettis à la TVA et de
radiation dudit registre. Selon la Commission, un État membre devrait voir
sa responsabilité engagée si sa négligence dans l'actualisation
de sa base de données des assujettis a entraîné des pertes de
recettes au titre de la TVA dans un autre État membre.
- La capacité de recouvrement des créances fiscales des
administrations fiscales en cas de fraude devrait être renforcée par
un recours ciblé au principe de la responsabilité conjointe et
solidaire des opérateurs impliqués dans des activités
frauduleuses. La sécurité juridique des entreprises honnêtes et
une amélioration du mécanisme d'assistance mutuelle en matière de
recouvrement des créances fiscales devraient être
assurées.
Contexte
Dans sa communication de 2006 (IP/06/697,
MEMO/06/221),
la Commission a présenter trois pistes pour lutter contre la fraude à
la TVA:
- Améliorer la capacité des États membres à combattre la
fraude fiscale dans le contexte du cadre réglementaire existant (option des
dénommées «mesures conventionnelles»);
Des
mesures plus ambitieuses consistant à modifier le système de la TVA
actuel:
- en donnant la possibilité aux États membres d'étendre le
mécanisme de l'autoliquidation à leurs opérations internes
ou
- en introduisant un système d'imposition des livraisons
intracommunautaires de biens.
Depuis lors, chaque présidence du
Conseil a inscrit ce point à l'ordre du jour d'un Conseil ECOFIN. Au
Conseil ECOFIN de juin 2007, les ministres des finances ont invité la
Commission à accomplir un travail substantiel sur les trois pistes
précitées et à lui faire rapport sur l'état d'avancement des
discussions fin 2007 au plus tard.
La présente communication ne porte que sur les mesures
conventionnelles.
S'agissant des mesures plus ambitieuses, la Commission ne pourra
présenter ses conclusions qu'au début de l'année prochaine,
compte tenu des analyses approfondies requises et de sa dépendance de
contributions externes (études externes, informations émanant des
entreprises et des administrations fiscales).
De plus amples informations sur
la communication sont disponibles sur le site suivant:
http://ec.europa.eu/taxation_customs/taxation/tax_cooperation/reports/index_fr.htm