IP/07/1750
Bruxelles, 22 novembre 2007
«La politique énergétique de l'Europe a besoin d'une nouvelle révolution industrielle. Comme toutes les révolutions industrielles, celle-ci aura pour moteur les technologies, et il est grand temps de transformer nos ambitions politiques en actions concrètes. Les décisions qui seront prises au cours des 10 à 15 prochaines années auront des conséquences profondes pour la sécurité énergétique, le changement climatique, la croissance et l'emploi en Europe. Si nous nous laissons distancer dans la compétition mondiale, de plus en plus disputée, pour la conquête des marchés des technologies à faible intensité carbonique, nous risquons de devoir recourir à des technologies importées pour atteindre nos objectifs», a déclaré Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.
Janez Potočnik, membre de la Commission chargé de la science et de la recherche, a ajouté: «Nous avons la chance d'occuper le premier rang mondial dans le domaine des technologies à faible intensité carbonique, mais si l'Europe n'unit pas ses efforts plus efficacement, nous allons gâcher cette occasion et les retombées économiques de la transition vers une économie à faible intensité carbonique profiteront à d'autres. Les idées que la Commission présente aujourd'hui permettront à l'Europe de constituer un portefeuille de technologies énergétiques de niveau mondial qui soient d'un prix abordable, non polluantes, efficaces et à faible intensité d'émission».
L'Europe est confrontée à de grands défis en matière d'approvisionnement en énergie et de changement climatique. Les tendances et les technologies actuelles ne permettront pas à l'UE et au monde de réaliser les objectifs de la lutte contre le changement climatique à un coût économiquement supportable. La recherche et l'innovation dans le domaine des technologies énergétiques sont, dès lors, essentiels pour permettre à l'UE d'atteindre son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60 à 80 % d'ici à 2025. Cependant, à défaut d'un changement d'attitude radical de l'UE à l'égard de ces technologies, il est fort à craindre que ces objectifs ne seront pas réalisés ou que les technologies nécessaires viendront de l'extérieur de l'UE. Le processus d'innovation dans le domaine de l'énergie, depuis la phase de conception initiale jusqu’à la pénétration du marché, souffre de faiblesses structurelles. Le marché ne manifeste pas d'inclination naturelle en faveur de ces technologies, qui sont également dénuées d'intérêt à court terme, du moins à première vue, pour les entreprises. Par ailleurs, les budgets publics alloués à la recherche énergétique dans les États membres de l'UE sont globalement en net recul depuis les années 1980. Il est évident qu'une grande partie des défis technologiques à relever par la politique énergétique de l'UE sont hors de portée des instruments ou des modèles de coopération utilisés actuellement. Un renversement des mentalités s'impose.
Compte tenu de cette situation, la Commission européenne propose une
nouvelle approche davantage axée sur l'élaboration de programmes
communs, une meilleure utilisation du potentiel de l'espace européen de la
recherche et de l'innovation et l'exploitation maximale de toutes
possibilités offertes par le marché intérieur. Le plan
prévoit notamment le lancement d'une série de nouvelles initiatives
industrielles européennes prioritaires, centrées sur le
développement de technologies pour lesquelles une coopération à
l'échelon communautaire présente une valeur ajoutée. Le plan
propose de dynamiser la recherche et l'innovation dans le secteur privé en
harmonisant les activités européennes, nationales et privées. Il
propose également la création d'une alliance européenne de la
recherche dans le domaine de l'énergie pour accroître la
coopération entre les organismes de recherche, ainsi qu'une intensification
des activités de programmation et de prospective à l'échelon
européen en ce qui concerne les infrastructures et les systèmes
énergétiques. La Commission insiste vivement sur la
nécessité d'accroître les ressources financières dans ce
domaine et présentera ses idées sur le financement des technologies
à faible intensité carbonique au cours de 2008. Elle mettra en place
un système d'information destiné à établir un panorama
précis des technologies énergétiques dans toute l'Europe et
élaborera avec les États membres un processus permettant une
planification commune de la recherche sur les technologies
énergétiques. Un sommet européen consacré aux technologies
énergétiques sera organisé en 2009 pour évaluer les
progrès accomplis.
De plus amples informations sur tout ce qui
précède figurent dans le document MEMO/07/493
et le document relatif au plan SET, qui peut être consulté sur le
site:
http://ec.europa.eu/energy/res/setplan/communication_2007_en.htm;
le MEMO/07/494 répond à une série de questions fréquemment posées.