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Bruxelles, 31 janvier 2007

Renforcer la coopération dans le domaine des transports avec les pays voisins

La Commission européenne a adopté aujourd'hui une communication intitulée "Lignes directrices concernant les transports en Europe et dans les pays voisins". Elle esquisse une politique ambitieuse visant à créer un marché des transports efficace pour l'UE et ses voisins, et à diffuser les principes du marché intérieur. La communication identifie les cinq axes de transport les plus importants pour le commerce international entre l'Union européenne et les pays voisins et au-delà. Elle propose également une série de mesures pour réduire la durée des déplacements sur ces axes grâce, notamment, à une amélioration des infrastructures, à une simplification des procédures douanières et à une réduction des entraves administratives.

Pour faire de cette politique une réalité et renforcer la coopération entre l'Union européenne et les régions voisines, la Commission propose d'entamer des négociations exploratoires avec tous les pays concernés. M. Jacques Barrot, vice-président et membre de la Commission européenne responsable des Transports, a déclaré : "En présentant un ensemble de mesures ambitieuses mais réalisables pour le secteur des transports, les lignes directrices contribuent à une meilleure intégration de l'Union européenne et de ses voisins, mais aussi à la promotion de la coopération régionale entre les pays voisins eux-mêmes. Je tiens particulièrement à rendre hommage à Loyola de Palacio, trop tôt disparue, dont l'engagement au service des réseaux transeuropéens de transport se trouve aujourd'hui concrétisé".

L'extension des réseaux aux pays voisins est un des objectifs énoncés dans la récente communication sur le renforcement de la politique européenne de voisinage[1][2]. Mme Benita Ferrero-Waldner, membre de la Commission responsable des Relations extérieures et la Politique européenne de voisinage, a déclaré : "L'amélioration de nos liaisons de transport avec nos voisins a non seulement resserré nos relations avec eux, mais va également promouvoir les échanges et le tourisme. Le fonds d'investissement de voisinage proposé sera le mécanisme idéal pour encourager les investissements dans le secteur des transports, et, partant, soutenir les actions prévues par les lignes directrices". Un financement supplémentaire pourra également provenir du nouveau mandat accru de la BEI en matière de prêts extérieurs pour le voisinage.

M. Olli Rehn, membre de la Commission chargé de l'Élargissement, a fait la déclaration suivante : "L'extension des réseaux transeuropéens aux Balkans et à la Turquie donnera une nouvelle impulsion au développement économique dans la région. La perspective d'une amélioration des infrastructures et d'une simplification des procédures, et de projets visant à réduire la paperasse promeut les échanges et les contacts commerciaux, ainsi que l'intégration de l'Europe".

Les lignes directrices décrivent les premières étapes d'une politique globale pour renforcer l'intégration du système de transport de l'Union européenne avec les pays voisins. Cette politique se concentre sur les principales infrastructures des transports internationaux[3] et la législation régissant l'utilisation de ces axes par différents modes de transport. À terme, cela devrait conduire à des règles et à des règlementations communes pour le secteur des transports dans son ensemble, et créer ainsi un marché des transports efficace pour l'Union européenne et ses voisins.

Les lignes directrices reposent sur les recommandations du groupe à haut niveau créé par la Commission en 2004, et qui a présenté son rapport final à M. Barrot en décembre 2005. Ce groupe était présidé par Mme Loyola de Palacio, ancien vice-président de la Commission. Il comprenait cinq représentants à haut niveau de l'Union européenne à 27 et des 26 pays voisins au nord, à l'est et au sud-est de l'Europe, et de pays autour de la Méditerranée et de la mer Noire. Trois grandes institutions financières internationales ont également participé à ces travaux[4].


[1] COM (2006)726 final du 4.12.2006

[2] COM(2006)726 final.

[3] Les cinq axes transnationaux identifiés sont :

- les autoroutes de la mer, qui relient la mer Baltique, la mer de Barents, l'océan Atlantique (y compris les régions les plus extérieures des îles Canaries, des Açores et de Madeire), la mer Méditerranée, la mer Noire et la mer Caspienne, ainsi que les pays littoraux situés dans les zones maritimes et avec une extension à travers le canal de Suez vers la mer Rouge;

- l'axe nord, qui relie le nord de l'Union européenne avec la Norvège au nord, et avec la Biélorussie et la Russie à l'est. Une liaison avec la région de la mer de Barents reliant la Norvège à la Russie par la Suède et la Finlande est également prévue;

- l'axe central, qui relie le centre de l'Union européenne à l'Ukraine et à la mer Noire, ainsi qu'à la mer Caspienne par une liaison de navigation intérieure. Cet axe comprend également une liaison directe entre l'Ukraine et le transsibérien, ainsi qu'une liaison par navigation intérieure du Don/de la Volga vers la mer Baltique;

- l'axe sud-est, qui relie l'Union européenne aux Balkans et à la Turquie, avec le Caucase méridional et la mer Caspienne, ainsi qu'avec le Moyen-Orient, jusqu'à l'Égypte et la mer Rouge;

- l'axe sud-ouest, qui relie le sud-ouest de l'Union européenne à la Suisse et au Maroc, avec la liaison transmaghrébine reliant le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, et son extension vers l'Egypte.

[4] La Banque européenne d'investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, et la Banque mondiale.


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