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Les scientifiques lancent une mise en garde : les rayons ultraviolets émis par les bancs solaires augmentent le risque de cancer de la peau

European Commission - IP/06/942   06/07/2006

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IP/06/942

Bruxelles, le 6 juillet 2006

Les scientifiques lancent une mise en garde : les rayons ultraviolets émis par les bancs solaires augmentent le risque de cancer de la peau

Selon un avis adressé à la Commission européenne par le Comité scientifique des produits de consommation (CSPC), publié aujourd’hui, l’usage d’appareils à rayons ultraviolets – lampes à bronzer et bancs solaires – pour obtenir et entretenir un bronzage à des fins esthétiques est susceptible d’augmenter le risque de mélanome malin de la peau. C’est pourquoi les scientifiques recommandent aux personnes présentant des facteurs de risque connus, comme une peau très sensible aux coups de soleil, une incapacité ou une grande difficulté à bronzer, la présence de taches de rousseur ou de grains de beauté atypiques et/ou multiples, ainsi que des antécédents familiaux de mélanome, de ne pas utiliser d’appareils de bronzage pour des raisons esthétiques. Ce conseil s’applique aussi aux moins de 18 ans, car ces appareils semblent entraîner un risque de mélanome particulièrement élevé chez les jeunes. La Commission appelle les États membres et le secteur des appareils de bronzage à faire en sorte que ces produits soient accompagnés d’avertissements et d’instructions propres à éviter leur mauvaise utilisation. La Commission demandera aussi aux organismes de normalisation d’instaurer des limites de rayonnement UV dans les normes relatives aux produits, élaborera des orientations à l’intention du secteur et des conseils destinés aux consommateurs, et demandera aux États membres de veiller à ce que les centres de bronzage appliquent ces recommandations (voir ci-dessous : « Que va faire la Commission ? »).

Günter Verheugen, vice-président de la Commission chargé de la politique relative aux entreprises et à l’industrie, a déclaré : « La Commission appelle les États membres et le secteur des appareils de bronzage à faire en sorte que ces appareils soient accompagnés d’avertissements et d’instructions propres à réduire le risque que leurs utilisateurs développent un cancer de la peau. Nous demandons aux États membres et aux professionnels du secteur de veiller au bon usage des bancs solaires. »

Markos Kyprianou, commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, s’est exprimé en ces termes : « Je crains qu’une utilisation abusive de ces appareils de bronzage à des fins esthétiques n’aboutisse à une hausse de l’incidence des cancers de la peau. Il nous faut agir rapidement pour sensibiliser le public aux risques liés aux bancs solaires. Nous devons aussi conseiller les consommateurs pour les aider à déterminer s’ils présentent des facteurs de risque et s’ils devraient s’abstenir d'utiliser ces appareils. Je compte proposer sans retard des initiatives en ce sens. »

La principale source d’exposition aux rayons ultraviolets (UV) est le soleil, mais certaines personnes subissent une exposition importante provenant de sources artificielles : bancs solaires utilisés pour des raisons esthétiques, lampes industrielles, soudure à l’arc, ou encore traitements médicaux faisant appel aux UV. Il est prouvé que les UV peuvent nuire à la santé. L’utilisation d’un banc solaire « pour des raisons esthétiques » signifie que le but recherché est le bronzage.

Les appareils de bronzage aux UV ne se sont popularisés que dans les années 90 et l’on ne connaît pas encore tous leurs effets sur la santé. Il faudra plusieurs années pour mettre entièrement en évidence leur rôle réel dans le développement du cancer de la peau. Les centres de bronzage utilisent des appareils à rayons UVB, relativement puissants.

Il faut conseiller aux personnes présentant des facteurs de risque connus pour le cancer de la peau, surtout le mélanome malin, de ne pas se faire bronzer au moyen d’appareils à rayons UV. Plus précisément, ces facteurs sont les suivants : (i) les phénotypes de peau I et II et la présence de tâches de rousseur, (ii) la présence de grains de beauté atypiques et/ou multiples et (iii) des antécédents familiaux de mélanome. L’utilisation d’appareils de bronzage aux UV semble entraîner un risque de mélanome particulièrement élevé chez les jeunes, aussi vaut-il mieux ne pas les utiliser à un âge inférieur à 18 ans.

Que va faire la Commission ?

La Commission va étudier l’avis et examiner les mesures, tant législatives que non législatives, qui pourraient être prises. Elle estime qu’il est absolument prioritaire d’informer les consommateurs sur les recommandations figurant dans le rapport et prend actuellement contact, à cette fin, avec les organisations de consommateurs et les autorités des États membres. Avec la coopération de l’association européenne des dermatologues, la Commission va mettre au point, dans toutes les langues officielles de l’UE, une fiche d’information destinée à sensibiliser le public aux risques et à guider les consommateurs pour déterminer s’ils sont menacés.

Enfin, la Commission va demander que la norme en la matière (EN 60335-2-27:1997) soit modifiée compte tenu des recommandations, y compris celles relatives à l’irradiance.

Les normes harmonisées européennes sont élaborées par les organismes de normalisation européens ; la Commission présentera sa demande de modification de la norme dans le cadre de la directive « basse tension » 73/23/CEE, qui fixe les objectifs en matière de santé et de sécurité applicables aux bancs solaires.
Site web :

http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_sccp/sccp_opinions_en.htm
L’avis du comité scientifique se trouve à l’adresse suivante :

http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_sccp/sccp_cons_03_en.htm


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