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La Commission met en garde contre la vente de faux médicaments sur l’Internet

Référence: IP/06/375 Date de l'événement: 27/03/2006 Exporter pdf PDF word DOC
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IP/06/375

Bruxelles, le 27 mars 2006

La Commission met en garde contre la vente de faux médicaments sur l’Internet

La Commission européenne a attiré l’attention sur le fait que des contrefaçons du rimonabant étaient actuellement en vente sur plusieurs sites Web. Le Rimonabant a été mis au point pour traiter l’obésité et les facteurs de risque connexes et pour aider au sevrage tabagique[1]. Encore soumis à l’évaluation de l’Agence européenne des médicaments (EMEA), ce médicament recevra l’autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne dès lors que le comité scientifique de l’EMEA aura démontré, de manière satisfaisante, la qualité, le niveau de sécurité et l’efficacité du produit ; or, la procédure d’approbation est toujours en cours. Une fois approuvé, le rimonabant devrait être commercialisé sous le nom de AcompliaTM. Toute personne achetant des versions non autorisées, contrefaites ou illicites du rimonabant expose sa santé à des risques, ce qui renforce les inquiétudes de la Commission européenne au sujet de la vente de faux médicaments falsifiés et non autorisés à un public confiant par des criminels qui tirent parti de l'anonymat de l’Internet, mettant ainsi des vies en danger et fragilisant l’industrie pharmaceutique.

Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne chargé des entreprises et de l'industrie, a déclaré: “Je suis très préoccupé par le nombre croissant de médicaments contrefaits vendus via l’Internet. Ce phénomène représente un réel danger pour la santé des patients. La Commission travaille en collaboration avec des partenaires européens et internationaux pour assurer au maximum le respect et l’application des méthodes légales de commercialisation des médicaments.”

Les fraudeurs essaient de contourner les voies réglementaires en vigueur d’autorisation et de surveillance des autorités compétentes. Selon une récente enquête des États membres, 170 médicaments se sont révélés être des contrefaçons offertes par des chaînes de distribution illégales, ces cinq dernières années. Ce commerce illégal s’est souvent développé à travers l’Internet. Parmi les cas identifiés, les médicaments liés au mode de vie, les hormones de croissance à des fins de musculation et les somnifères ont joué un rôle particulier. Des produits non autorisés et des falsifications de médicaments autorisés destinés au traitement du dysfonctionnement de l’érection (ex. : ViagraR[2], CialisR[3]) et des infections virales (ex. : TamifluR[4]) ont également figuré sur les listes de vente des fraudeurs.

Les contrefaçons peuvent comprendre des faux produits qui ne contiennent aucun des composants du médicament ou qui contiennent le mauvais médicament. Elles peuvent ainsi ternir l’image d’un produit et des entreprises qui investissent dans la recherche et l’application de ces produits, pendant que des criminels s’emploient à gagner de l’argent sans assumer aucune responsabilité ni aucun risque.

Pour pouvoir être mis sur le marché de l’UE, tous les médicaments doivent faire l’objet d’une évaluation rigoureuse visant à démontrer que ces produits sont efficaces, d’excellente qualité et ont un niveau de sécurité adéquat. Ce résultat est garanti par un système réglementaire fiable d’autorisation des nouveaux médicaments. L’UE dispose elle aussi d’un cadre légal solide pour l’autorisation, la fabrication et la vente des médicaments. Au bout de la chaîne de distribution, seuls les pharmacies et les détaillants agréés sont autorisés à mettre des médicaments à la vente, y compris la vente légale sur l’Internet.

Les services répressifs des États membres travaillent en étroite coopération pour lutter contre les faux médicaments. En vue d’accroître la protection des patients et de l’industrie contre les activités de contrefaçon, la Commission examine actuellement la situation et, de concert avec les États membres, l’agence européenne des médicaments et les partenaires internationaux, elle se penche sur les mesures à prendre pour sauvegarder la santé publique.


[1] Developed by Sanofi Aventis

[2] market authorisation holder: Pfizer

[3] market authorisation holder: Lilly ICOS

[4] market authorisation holder: Hoffmann La Roche

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