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La Commission demande d’enquêter sur trois cas inhabituels d’EST chez des moutons

European Commission - IP/06/288   09/03/2006

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IP/06/288

Bruxelles, le 9 mars 2006

La Commission demande d’enquêter sur trois cas inhabituels d’EST chez des moutons

Un groupe d’experts du laboratoire communautaire de référence de Weybridge a indiqué à la Commission européenne que les résultats d’analyses effectuées sur les cervelles de deux moutons français et d’un mouton chypriote font apparaître un profil moléculaire inhabituel qui justifie un complément d’enquête et que, quand bien même certaines données laissent penser qu’il ne s’agit pas d’ESB chez des moutons, « il manque de preuves suffisantes pour exclure définitivement l’éventualité de cas d’ESB ». Conformément à la législation européenne, la Commission a demandé des analyses complémentaires. Les EST sont des encéphalopathies spongiformes transmissibles, de la famille des maladies caractérisées par une dégénérescence des tissus cérébraux, comme la maladie de Creutzfeldt Jackob chez l’homme, la tremblante du mouton et l’ESB chez les bovins. La Commission et les États membres envisagent de revoir les programmes actuels de surveillance des EST chez les moutons de manière à mieux comprendre la portée de ces trois cas. À la suite de la découverte de cas inhabituels d’EST chez trois moutons en France et à Chypre, la Commission a demandé au LCR de poursuivre ses recherches. La nouvelle série de tests recommandée par le groupe d’experts du LCR et qui a été demandée par la Commission inclut des bio-essais sur souris et s’achèvera dans un délai de 12 à 18 mois. L’ESB n’a jamais été décelée, à l’état naturel, chez le mouton. Chez la chèvre, le premier cas d’ESB a été confirmé l’année dernière (IP/05/132). Les analyses pratiquées actuellement sur les moutons s’inscrivent dans le cadre du programme de surveillance communautaire renforcé destiné à identifier des souches suspectes d’EST chez les petits ruminants. Quelle que soit l’issue finale de ces tests, la santé publique n’est aucunement menacée. En effet, les animaux malades ne sont pas entrés dans la chaîne alimentaire humaine ou animale et des mesures draconiennes de police sanitaire sont appliquées à tous les ruminants d’élevage.

Nés respectivement en 2000 et en 2002, les deux moutons français analysés sont morts dans l’exploitation agricole. Le mouton chypriote qui a développé des signes cliniques d’une maladie associée aux EST était âgé de deux ans. Conformément aux exigences européennes en matière de détection d’EST chez les petits ruminants, les trois animaux précités ont fait l’objet de tests post mortem. Les premiers résultats ayant été positifs en ce qui concerne les TSE, les échantillons ont été soumis à de nouveaux tests visant à écarter l’hypothèse de l’ESB (tests de différenciation moléculaire). Les résultats de cette seconde série de tests indiquent un profil moléculaire inhabituel qui justifie un complément d’enquête, et si certaines données laissent penser qu’il ne s’agit pas d’ESB chez des moutons, « il manque tout de même de preuves suffisantes pour exclure définitivement l’éventualité de cas d’ESB ». C’est pourquoi, le LCR va maintenant réaliser, comme le prévoit la législation européenne, une troisième et dernière série de tests (bio-essais sur souris).

Bien que la présence de l’ESB chez le mouton soit considérée comme possible, elle n’a encore jamais été détectée. Néanmoins, des mesures communautaires de lutte contre l’ESB ont été appliquées à tous les ruminants d’élevage (bovins, caprins et ovins) afin de protéger au maximum la santé publique. Ces mesures de sécurité comprennent l’interdiction de nourrir les animaux au moyen de protéines animales (sous la forme de farines de viande et d’os), l’élimination des matériels à risque spécifiés de la chaîne alimentaire humaine et animale (encéphale, moelle épinière, une partie des intestins), l’abattage des moutons et des chèvres atteints de tremblante ainsi qu’un programme de surveillance et de suivi des EST. Cette surveillance a été renforcée dans tous les États membres l’année dernière à la suite de la découverte d’un cas positif d’ESB chez une chèvre. Plus de 1 400 000 moutons et de 380 000 chèvres ont été testés dans l’Union européenne depuis avril 2002.

La Commission et les États membres envisagent de revoir ensemble les programmes actuels de surveillance des EST chez les moutons de manière à mieux comprendre la portée de ces trois cas. Dans l’immédiat, une surveillance accrue et des tests plus sévères seront proposés afin d’évaluer l’étendue de cette souche de prion (agent de la maladie) dans la population ovine. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a également été invitée à accélérer les évaluations en cours des risques que les tissus ovins pourraient présenter si l’ESB était diagnostiquée chez le mouton, ainsi que du programme d’élevage actuel, qui favoriserait l’élevage de moutons insensibles aux EST.

Aucun cas d’ESB bovine n’a été diagnostiqué à Chypre.

(Voir MEMO/06/113)


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