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IP/06/1854

Bruxelles, le 20 décembre 2006

La Commission prête à accueillir trois nouvelles langues officielles au 1er janvier 2007

Dans moins de deux semaines, l’Union européenne aura 23 langues officielles, lorsque la Bulgarie et la Roumanie adhéreront et que l’irlandais deviendra une langue officielle. Pour se préparer à ce nouveau défi, la Commission européenne a adopté aujourd’hui une stratégie destinée à orienter sa traduction de textes écrits en 2007 et au-delà. Cette stratégie vise à mieux identifier les besoins et fournisseurs de traductions et consacre le multilinguisme comme un élément essentiel dans l'élaboration des politiques et la planification par la Commission. Les démarches entreprises en Bulgarie et en Roumanie pour fournir des traducteurs et des interprètes aux institutions de l’UE ont bien avancé.

Commentant l’élargissement imminent, Ján Figeľ, commissaire européen en charge de l’éducation, de la formation, de la culture et du multilinguisme, a déclaré: «La diversité des langues est notre richesse commune et la promotion de cette diversité constitue une priorité claire pour la Commission européenne. Le cinquantième anniversaire du traité de Rome, l’an prochain, sera également une célébration du multilinguisme, l’un des principes fondamentaux de l’Union depuis sa fondation. Il a ajouté: «Alors que l’UE est sur le point de se doter de trois nouvelles langues officielles, j’aimerais souhaiter la bienvenue à mon futur collègue, Leonard Orban, qui prendra au 1er janvier les fonctions de commissaire en charge du multilinguisme».

La direction générale de la traduction (DGT), qui fournit les traductions écrites, et la direction générale de l’interprétation (SCIC), qui assure l'interprétation des réunions et organise des conférences, ont pris diverses mesures pour se préparer à l’élargissement.

Traduction

Sur le plan de la traduction, l’une de ces mesures consiste à recruter du personnel bien à l’avance pour être opérationnel dans les nouvelles langues à partir du premier jour de l’adhésion. Les premiers traducteurs bulgares et roumains de la DGT ont été recrutés en tant qu’agents contractuels dès janvier 2006 pour préparer les infrastructures et outils de traduction. À l’issue de nouvelles procédures de sélection d’agents temporaires, environ 40 traducteurs bulgares et 40 traducteurs roumains travailleront à Bruxelles et à Luxembourg ainsi que dans les antennes de la DGT à Sofia et à Bucarest.

Conformément à la nouvelle stratégie de traduction, la traduction interne s’appuiera sur des ressources externes. La DGT disposera d’une réserve de traducteurs free-lance ou agences de traduction, quelque 50 bulgares et 50 roumains, auxquels elle pourra confier une partie de la charge de travail, si nécessaire.

La traduction irlandaise à la DGT sera assurée, dans un premier temps, par cinq traducteurs. Conformément à une dérogation proposée par les autorités irlandaises en 2005, seuls les règlements adoptés conjointement par le Parlement européen et le Conseil au titre de la procédure de codécision et la correspondance avec les citoyens seront traduits en irlandais pendant une période de cinq ans.

En ce qui concerne le maltais, une dérogation de trois ans pour la traduction des textes dans cette langue prendra fin le 1er mai 2007. À compter de cette date, la traduction en maltais sera assurée conformément aux principes de la nouvelle stratégie adoptée aujourd’hui, comme pour n'importe quelle autre langue de l'UE ne faisant pas l'objet d'une dérogation.

L’expérience acquise à l’occasion de l’élargissement de 2004 a été prise en compte dans la planification des mesures préparatoires pour le prochain élargissement. La nouvelle stratégie de traduction adoptée aujourd'hui par la Commission a également été mise au point sur la base des conclusions tirées de la mise en œuvre du plan d'action adopté par la Commission en 2004 et confirmé en 2005. Il s’est révélé nécessaire, à ce moment-là, de maîtriser la demande croissante de traductions pour pouvoir garantir le multilinguisme dans la communication écrite de la Commission. Les mesures instaurées à l’époque – classement en documents essentiels et non essentiels et restrictions portant sur la longueur des documents – demeurent des éléments clés de la nouvelle stratégie de traduction. Toutefois, de nouveaux éléments ont été introduits pour répondre aux exigences du multilinguisme à l'avenir. Ce sont ces nouveaux éléments – intégration des questions linguistiques dans le processus d'élaboration des politiques de la Commission, traduction web, équilibrage entre traduction interne et traduction externe, et coopération plus étroite entre les institutions de l’UE – qui rendent le nouveau modèle durable, capable de s’adapter à une demande variable, d’un bon rapport coût/efficacité et à même d’intégrer les nouvelles langues officielles tout en assurant les normes de qualité les plus élevées.

Pour 2007, le coût de la traduction à la Commission est estimé à quelque 302 millions d’euros. Cela représente, pour chaque citoyen, un coût d’environ 0,63 euro par an. L’introduction de trois nouvelles langues officielles n'entraînera pas d'augmentation de coût pour la population, grâce à la nouvelle stratégie de traduction. Pour 2006, le coût total de la traduction dans l’ensemble des institutions de l’UE est estimé à 800 millions d’euros.

Interprétation

Les préparatifs sur le plan de l’interprétation sont bien avancés, après plus de dix années de soutien de la Commission à la formation en Bulgarie et en Roumanie. La DG Interprétation dispose aujourd'hui de 3 interprètes bulgares et 3 interprètes roumains, qui ont été recrutés en tant qu’agents temporaires en janvier 2006. Six interprètes supplémentaires pour chaque langue sont employés par le Parlement européen sous contrat temporaire. Les premiers concours ouverts pour les interprètes des deux langues seront achevés avant fin 2006.

Au moment de l’adhésion, les services d’interprétation de l’UE auront accès à une réserve supplémentaire de 39 (pour le bulgare) et 42 (pour le roumain) interprètes free-lance accrédités, ce qui est comparable aux nombres moyens de personnes disponibles pour l’élargissement de 2004.

La DG Interprétation sera prête à interpréter à partir de l'irlandais, de manière à couvrir la demande limitée prévue dans les institutions pour lesquelles elle travaille, une fois que les interprètes nécessaires seront disponibles, peut-être d’ici l’été 2007. À l’heure actuelle, pratiquement aucun des interprètes disponibles n’est capable de travailler à partir de l'irlandais. Le service d’interprétation de la Commission, en étroite coopération avec celui du Parlement européen, a mis en route une série de mesures pour aider l’Irlande à former des interprètes pour les institutions. Trois interprètes internes et un interprète free-lance accrédité se préparent actuellement à ajouter l'irlandais à leurs combinaisons linguistiques.

Le coût total de l’interprétation dans les institutions de l’UE s’est élevé à près de 190 millions d’euros en 2005, soit l’équivalent de 0,42 euro par citoyen par an. L'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie et l’ajout de l’irlandais ne devraient pas entraîner d’augmentation du coût de l'interprétation par citoyen.

Le coût total de la traduction et de l’interprétation dans l’ensemble des institutions de l’UE représente moins de 1% du budget total de l’UE.

Pour de plus amples informations, voir:

DG Traduction: http://ec.europa.eu/dgs/translation/

DG Interprétation: http://ec.europa.eu/scic/index.htm


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