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IP/06/1765
Bruxelles, le 12 décembre 2006
Mme Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence, fait la déclaration suivante : «Ce nouveau règlement permettra aux États membres et à la Commission d'économiser du temps et des ressources en expliquant comment concevoir les régimes d'aides de faible montant de façon à ce qu'ils ne doivent pas être notifiés à la Commission, tout en empêchant les distorsions de concurrence.»
Selon l’actuel règlement de la Commission concernant les aides de minimis (voir IP/00/1415), un soutien financier ne dépassant pas 100 000 euros accordé par des autorités publiques sur une période de trois ans en faveur d’une entreprise donnée est réputé dénué d’effet substantiel sur la concurrence et les échanges entre États membres et, dès lors, ne constitue pas une aide d’État. Ce plafond a été porté à 200 000 euros afin de tenir compte de l'évolution économique depuis sa dernière augmentation. Contrairement à l'actuel règlement, le nouveau règlement s'appliquera également au secteur des transports ainsi qu'à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles. Étant donné toutefois que de nombreuses entreprises de transports routiers sont plutôt de petite taille, un plafond spécifique de 100 000 euros s'appliquera à ce secteur. Pour la même raison et compte tenu des surcapacités de ce secteur, l'aide de minimis ne peut servir à acheter des véhicules de transport routier - en dépit de l'approche favorable adoptée par la Commission à l'égard des véhicules moins polluants et plus respectueux de l'environnement, qui ne font pas l'objet de cet instrument juridique spécifique.
Transparence
La règle de minimis s’appliquera uniquement aux aides transparentes, dont il est possible de déterminer par avance le montant précis. En tenant compte des nombreuses observations formulées au cours du processus de consultation, le texte final fournit des indications très précises sur ce qu’il convient d’entendre par prêts, apports de capitaux, capital-investissement et garanties. Vu l'importance économique des garanties de prêt, la sphère de sécurité est limitée aux garanties dont le montant ne dépasse pas 1,5 million d'euros. Les États membres pourront toutefois également accorder des garanties de prêt sur des montants dépassant 1,5 million d'euros s'ils utilisent une méthode acceptée par la Commission pour prouver que l'élément d'aide contenu dans la garantie n'excède pas 200 000 euros.
Le nouveau règlement autorisera les États membres à mettre en
œuvre des régimes de garantie en faveur des PME sans trop de
formalités administratives et en jouissant de la sécurité
juridique. À cet égard, la présente proposition complète les
lignes directrices sur le capital-investissement (voir IP/06/1015)
et l'encadrement des aides à la recherche, au développement et à
l'innovation (voir IP/06/1600)
aussi adoptés cette année.
La Commission publiera ce règlement
de minimis au journal officiel de l'Union européenne dans toutes les
langues de la Communauté avant la fin de cette année, afin qu'il
puisse entrer en vigueur en janvier 2007. Le texte du règlement figure sur
le site internet de la Commission à l'adresse ci-dessous:
http://ec.europa.eu/competition/state_aid/reform/reform.html#minimis
Le présent règlement de minimis s'inscrit dans le cadre du plan d'action de la Commission de juin 2005 sur les aides d'État (voir IP/05/680 et MEMO/05/195), qui expose les principes d’une réforme approfondie des règles relatives aux aides d’État au cours des cinq prochaines années. Ce document précise notamment de quelle manière la Commission entend faire usage des règles sur les aides d'État du traité CE afin d'encourager les États membres à contribuer à la stratégie pour la croissance et l'emploi en réduisant le niveau global des aides tout en ciblant les aides restantes sur l'amélioration de la compétitivité de l'industrie européenne, la création d'emplois durables, la cohésion sociale et régionale et l'amélioration des services publics.