IP/06/1709
Bruxelles, le 8 décembre 2006
Selon Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne chargé des transports: «Les coûts et les efforts consentis pour placer Galileo en orbite ont une valeur réelle, qui réside dans le potentiel unique qu’offre ce système en termes de nouvelles applications, de croissance économique et de création d’emplois dans l’Union. Ces retombées économiques dépasseront très largement les dépenses exposées pour Galileo lui-même.»
L’Union européenne met actuellement au point un système mondial de navigation par satellite baptisé Galileo, qui offrira des services de navigation, de positionnement et de datation à compter de 2011. Un satellite Galileo de nature expérimentale est déjà en orbite, et un second suivra en 2007. Le système Galileo sera plus sophistiqué, plus efficace et plus fiable que l’actuel GPS (Global Positioning System) américain. Des applications couvrant tous les domaines de la vie courante et tous les secteurs de l’économie mondiale voient continuellement le jour. Le marché de la navigation par satellite, sur lequel Galileo jouera un rôle de premier plan, devrait peser 400 milliards d’euros d’ici à 2025.
La transmission satellitaire est désormais entrée dans les mœurs dans des secteurs comme la téléphonie, la télévision, les réseaux informatiques, le transport aérien et maritime – pour n’en citer que quelques-uns. Galileo offre une palette extrêmement variée d’applications possibles, et les retombées potentielles sont immenses. Les applications rentables sont appelées à se généraliser dans bon nombre de domaines de notre quotidien, de tous les modes de transport (aérien, maritime, routier, ferroviaire, voire piétonnier), dont la sécurité et l’efficience seront ainsi assurées, à la gestion des crises et des situations d’urgence – sans oublier les applications dans différents secteurs commerciaux (agriculture de précision, sécurité des opérations financières en ligne, transfert optimal d’électricité entre les lignes électriques, tourisme, etc.).
Le Livre vert expose le cadre dans lequel les applications de navigation par satellite sont développées. En particulier, il vise à favoriser un débat entre les parties intéressées et à susciter de nouvelles idées sur les missions que le secteur public pourrait assumer aux fins de soutenir le développement de telles applications.
Le document pose toute une série de questions concernant le développement des applications, les problèmes de respect de la vie privée et d’éthique, l’environnement réglementaire, etc. En septembre 2007, la Commission synthétisera les résultats de la consultation publique et élaborera un plan d’action contenant les mesures concrètes qui seront proposées à compter de 2008.
La consultation, qui durera quatre mois, sera organisée via une plateforme web classique. Un concours à l’intention des jeunes inventeurs sera lancé en parallèle, afin de promouvoir les idées novatrices concernant l’utilisation des technologies et services de navigation par satellite.
Contexte
Galileo est le nom donné au programme européen de
radionavigation par satellite. Lancé à l’initiative de la
Commission européenne, Galileo a été développé en
collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA). Il conduira au
développement d’une nouvelle génération de services
universels dans des secteurs tels que les transports, les
télécommunications, l’agriculture et la pêche.
Optimisé à des fins d’applications civiles, il sera
administré et contrôlé par les institutions européennes. Il
offrira la garantie de qualité et de continuité essentielle à de
nombreuses applications. La complémentarité et
l’interopérabilité de Galileo avec l’actuel GPS seront
assurées, et l’utilisation combinée de ces deux systèmes
renforcera sensiblement l’offre mondiale de services de navigation et de
positionnement ainsi que leur fiabilité.
http://ec.europa.eu/dgs/energy_transport/galileo/green-paper/index_en.htm