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IP/06/1637
Bruxelles, le 28 novembre 2006
Charlie McCreevy, membre de la Commission chargé du Marché intérieur et des Services, a déclaré: «Les systèmes de garantie des dépôts sont vitaux pour la stabilité financière de l'UE. Mais ces systèmes fonctionnent différemment selon les pays, ce qui peut nuire à la rapidité et à l’efficacité de la gestion des crises. Nous proposons au secteur bancaire de répondre par lui-même à certains des problèmes, sans nouvelles dispositions législatives. C’est là un nouvel exemple pratique du «mieux légiférer». Toutefois, pour l’avenir, nous n’excluons pas une refonte en profondeur de la législation, si elle s’avérait nécessaire.»
La directive sur les systèmes de garantie des dépôts (94/19/CE) oblige tous les États membres à mettre en place des systèmes d'indemnisation pour les déposants. Toutefois, certains États membres ont instauré des niveaux de garantie plus élevés que le minimum communautaire de 20 000 euros. Les modalités pratiques de fonctionnement des systèmes varient également selon les pays. La communication décrit les conséquences de cette situation, combinée à une concurrence accrue et à l’intégration du marché bancaire de l’UE, pour le fonctionnement des règles en vigueur.
Sur la base des résultats d’une consultation lancée en 2005 (voir IP/05/930), la communication propose une série d’améliorations que le secteur bancaire de l’UE pourrait mettre en place par «autorégulation», notamment l’amélioration des accords dits de couverture complémentaire («topping up»: accord en vertu duquel une succursale bancaire adhère au système de garantie des dépôts de l’État membre d’accueil), le raccourcissement des délais d’indemnisation des déposants après une défaillance bancaire et de meilleurs échanges d’informations entre les systèmes.
La communication conclut également qu’un changement du niveau minimal de garantie, 20 000 euros à l’heure actuelle, n’est pas justifié pour le moment. Des recherches effectuées par le Centre commun de recherche de la Commission ont montré qu’il subsiste une trop forte disparité entre les niveaux de dépôt des déposants selon les États membres, surtout depuis l’élargissement de 2004.
Par ailleurs, des discussions sont en cours dans différents milieux au
sujet de l’efficacité des dispositions actuelles en matière de
contrôle prudentiel. Les systèmes de garantie des dépôts
sont un élément important du filet de sécurité prudentiel
destiné à atténuer les effets de crises bancaires
transfrontalières. Une plus grande clarté est donc nécessaire,
notamment en ce qui concerne la répartition globale des
responsabilités prudentielles et financières dans les situations de
crise. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera possible de décider
s’il est utile de modifier plus en profondeur les dispositions
régissant les systèmes de garantie des dépôts. L’un
des éléments centraux d’une telle modification serait
l’harmonisation des mécanismes de financement des systèmes de
garantie. Selon un autre rapport récent du Centre commun de recherche, le
coût total de la mise en place des fonds des systèmes pour six des
États membres serait de l’ordre de 2,5 à 4,3 milliards
d’euros. Il faudra procéder à d’autres analyses pour
déterminer si des changements sont véritablement
nécessaires.
La communication est disponible à l’adresse
suivante:
http://ec.europa.eu/internal_market/bank/guarantee/index_fr.htm.