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IP/05/613

Bruxelles, le 26 mai 2005

Sécurité des piétons: la Commission se félicite de l’accord du Parlement sur la réglementation des «pare-buffle»

Le commissaire européen chargé des entreprises et de l’industrie, M. Günter Verheugen, s’est félicité du vote du Parlement européen (en première lecture) sur une directive qui permettra de mieux encadrer l’utilisation des systèmes de protection frontale, plus connus sous le nom de «pare-buffle». Ces dispositions assureront un niveau accru de sécurité à tous les usagers de la route vulnérables. La directive autorisera néanmoins l’utilisation de ces systèmes dans les cas où il peut être démontré qu’ils accroissent les niveaux de sécurité lorsqu’ils sont employés sur certains véhicules circulant actuellement sur les routes européennes. Cette directive doit encore être approuvée par le Conseil des ministres.

Le commissaire chargé des entreprises et de l’industrie, M. Günter Verheugen, a déclaré: «Une meilleure réglementation des pare-buffle contribuera à réduire le nombre de blessés et de tués parmi les piétons, les usagers de la route les plus vulnérables.»

Chaque année, on recense pas moins de 47 000 tués et 1,7 million de blessés sur les routes européennes. Le livre blanc de la Commission de 2001 avait fixé comme objectif une réduction de 50 % du nombre de décès d’ici 2010, les questions liées à la sécurité directe des véhicules constituant l’une des pistes à explorer. Depuis bien des années déjà, la sécurité des véhicules de transport de personnes s’améliore sans cesse, mais l’accent est surtout mis sur la protection des occupants. Plus récemment, une certaine attention a été accordée à la protection des piétons et des autres usagers de la route vulnérables. La directive sur la protection des piétons de 2003 a été le fruit de cette prise en compte, et cette dernière directive sur ce qu’on appelle les «pare-buffle» (les systèmes de protection montés en dessous et au-dessus du pare-chocs de certains véhicules) peut être vue comme une extension des exigences formulées en vue d’accroître la sécurité de ces usagers.

Depuis de nombreuses années, des efforts importants ont été consentis pour tenter de comprendre les blessures occasionnées et le nombre d’accidents entre piétons et véhicules de transport de personnes. En 2001, ces travaux ont donné lieu à un accord volontaire présenté par l’industrie automobile afin d’améliorer la construction des véhicules de manière à ce que le risque de blessures pour les piétons en cas de collision soit plus acceptable. Cet accord incluait l’engagement de l’industrie automobile de ne pas monter de «pare-buffle» rigides sur les véhicules. À la suite de cet accord, et de la demande d’un acte législatif de la part du Parlement, une directive reposant sur le contenu de cet engagement a été adoptée en 2003. Outre les exigences prévues par cette directive, la Commission a été invitée à traiter d’autres questions, telles que l’installation de «pare-buffle».

Bien qu’il ait été reconnu que les «pare-buffle» rigides peuvent assurer la protection des occupants du véhicule lors d’une collision à faible vitesse avec des animaux, leur présence fait courir aux usagers de la route vulnérables un risque nettement supérieur de subir des lésions plus graves.

La réglementation de l’usage des «pare-buffle» est l’un des éléments que la Commission a examinés; elle a ensuite formulé une proposition sur laquelle repose la directive qui nous intéresse aujourd’hui. Il a d’abord été envisagé d’interdire totalement l’utilisation de ces dispositifs, mais il a été également reconnu que dans certaines circonstances la présence d’un système de protection frontale peut se traduire par des blessures moins importantes. Cette constatation se reflète donc dans la formulation de la directive. Tous les systèmes de protection frontale destinés aux voitures particulières (véhicules M1) jusqu’à 3,5 tonnes et aux véhicules utilitaires légers (véhicules N1) devront satisfaire un certain nombre de tests, notamment en ce qui concerne l’absorption d’énergie, avant de pouvoir être réceptionnés. Globalement, ce texte devrait apporter une réelle amélioration des niveaux de risque pour le piéton moyen qui se trouve en contact étroit avec le trafic urbain.

Pour en savoir plus:

http://ec.europa.eu/enterprise/automotive/pagesbackground/pedestrianprotection/index.htm


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