IP/05/1544
Bruxelles, le 7 décembre 2005
Le groupe de haut niveau mis en place l’année dernière par la Commission européenne pour étudier les liaisons de transport entre l’Union européenne nouvellement élargie et ses 26 pays voisins a présenté aujourd’hui son rapport final. Dans ce rapport, il recommande notamment une panoplie de projets d’infrastructures et des mesures simplifiées en vue de stimuler les échanges et de fluidifier les flux de trafic entre les pays le long de cinq grands axes de transport internationaux. «Une meilleure intégration des réseaux nationaux renforcera la coopération régionale et l’intégration non seulement entre l’UE et ses voisins mais également entre les pays voisins de l’UE. Je me réjouis de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles ce groupe a travaillé. Son travail vient à point nommé, au moment du 10ème anniversaire du processus de Barcelone et de la réunion ministérielle de Marrakech le 16 décembre», a déclaré M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission responsable des transports.
Le groupe de haut niveau est présidé par Mme Loyola de Palacio, membre de la précédente Commission chargée des transports, et composé de représentants de 53 pays[1] et de 3 institutions financières internationales[2]. Après un an de travail intensif, le groupe a arrêté un ensemble de mesures prioritaires, en concentrant les efforts sur 5 grands axes internationaux (voir la carte) reliant l’UE aux pays qui la bordent au nord, à l’est et au sud-est, ainsi que sur le pourtour méditerranéen et dans la région de la mer Noire.
Dans ses conclusions pratiques, le groupe met en évidence les priorités et notamment un certain nombre de projets d’infrastructures et de mesures «non contraignantes» dans l’objectif de supprimer les blocages d’ordre physique et administratif le long des principaux axes de transport répertoriés et de faciliter la coopération et la communication entre les autorités des différents pays (harmonisation des documents et des procédures, postes-frontières communs, etc.). Ces mesures concernent notamment la sécurité maritime et la protection de l’environnement, l’interopérabilité ferroviaire, l’extension du système européen de radionavigation par satellites (GALILEO), ainsi que l’extension de l’initiative du ciel unique européen aux pays voisins.
Le groupe souhaite promouvoir également, l’échange de meilleures pratiques, donné une impulsion à l’exploration du rôle des partenariats public-privé dans l’accélération de l’exécution des projets. Le coût total des projets est estimé à 45 milliards d’euros, dont 35 milliards devraient être financés, entre aujourd’hui et 2020, en premier lieu par les budgets nationaux des pays concernés et par les institutions financières internationales, et ensuite par des aides communautaires.
Le groupe recommande que la Commission, les États membres de l’UE et les Banques citées fassent porter leurs actions de coopération et de financement sur les axes prioritaires et sur les mesures horizontales mentionnées dans le rapport. Les recommandations du groupe devraient également être convenablement prises en compte dans les accords de coopération et les plans d’action élaborés au titre de la politique européenne de voisinage. Dans ce contexte, le groupe considère que le jumelage d’un État membre de l’UE avec un pays voisin pourrait être un instrument très utile et efficace pour la mise en œuvre de mesures horizontales, en particulier dans les domaines de la sécurité maritime et routière, parallèlement à une simplification des formalités de passage des frontières. Pour garantir la cohérence des réseaux, il conviendrait de synchroniser la mise en œuvre des mesures proposées le long des axes.
Mme Loyola de Palacio, qui préside le groupe, et M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission, présenteront les résultats des travaux du groupe à Marrakech les 15 et 16 décembre, lors de la réunion au cours de laquelle les ministres des transports de la région méditerranéenne discuteront des priorités en matière de transport.
M. Barrot a l’intention de présenter au printemps prochain une communication au Conseil et au Parlement européen sur les perspectives d’avenir, sur la base des recommandations du groupe.
ANNEXE
Operational conclusions of the High Level Group
Le Groupe a identifié les 5 grands axes transnationaux suivants :
The Group makes the following recommendations:
Support for a continuous process
Focussed and coordinated implementation of the axes
Implementation of horizontal measures
[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]
[1] Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Bosnie-et-Herzégovine, Croatie, Égypte, ancienne République yougoslave de Macédoine, Géorgie, Israël, Jordanie, Liban, Libye (en tant qu’observateur), Maroc, Moldova, Norvège, Autorité palestinienne, Russie, Serbie et Monténégro, Kosovo (sous administration de l’UNMIK conformément à la résolution n° 1244 du conseil de sécurité des Nations unies), Suisse, Syrie, Tunisie, Turquie et Ukraine, ainsi que les 25 États membres de l’UE et la Bulgarie et la Roumanie.
[2] Banque européenne d’investissement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Banque mondiale.
[3] European Rail Traffic Management System