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Réduire les essais sur les animaux: la Commission convient d’un partenariat avec les entreprises

European Commission - IP/05/1375   07/11/2005

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IP/05/1375

Bruxelles, le 7 novembre 2005

Réduire les essais sur les animaux: la Commission convient d’un partenariat avec les entreprises

La réduction des essais sur les animaux est l’un des objectifs du nouveau «Partenariat européen visant à promouvoir les alternatives aux essais sur les animaux». Les organisations professionnelles dans les secteurs des produits pharmaceutiques, chimiques, cosmétiques et biotechnologiques ainsi que la Commission européenne se sont mises d’accord sur cette approche à l’occasion de la conférence sur les alternatives aux essais sur les animaux «Europe Goes Alternative» qui s’est déroulée aujourd’hui à Bruxelles. La conférence a été organisée conjointement par le Vice-président de la Commission Günter Verheugen et le Commissaire Janez Potočnik. La mise au point de nouvelles méthodes permettra non seulement de réduire les essais sur les animaux, mais aussi d’améliorer la compétitivité des entreprises européennes. La meilleure alternative commerciale au «test d’apyrogénicité sur le lapin», employé pour détecter la présence d’impuretés dans les médicaments, est un essai utilisant des cellules humaines qui représente un volume d’affaires de 200 millions d’euros au niveau mondial et qui permettrait de sauver la vie de 200 000 lapins par an (cf. IP/03/662).

Le Commissaire Günter Verheugen responsable des entreprises et de l’industrie a déclaré: «L’accord souligne que l’UE est à la pointe de la protection des animaux. Nous souhaitons non seulement réduire les essais sur les animaux, mais aussi y mettre fin à long terme. En outre, les méthodes alternatives sont autant d’innovations qui profitent à la compétitivité des entreprises européennes».

Le Commissaire Janez Potočnik responsable des sciences et de la recherche a ajouté: «L’accord passé avec différents secteurs économiques est un grand pas en avant sur la voie des alternatives validées. Nous soutiendrons le partenariat en renforçant nos efforts d’aide à la recherche, au développement et à l’évaluation d’alternatives aux essais conformément au nouveau programme cadre de recherche».

Les organisations professionnelles (CEFIC, EFPIA, COLIPA, EuropaBio, ECPA, AISE[1]), et la Commission sont convenues aujourd’hui de la «déclaration des 3 R» qui définit un partenariat européen volontaire visant à réviser, réduire ou remplacer (3 R) le recours aux animaux. Une task force élaborera un programme d’action comportant des activités concrètes au cours du premier trimestre 2006. Ce programme visera à identifier les obstacles au progrès et proposera des solutions adéquates en vue de promouvoir le développement, la validation et l’acceptation réglementaire des méthodes alternatives telles que:

  • la cartographie des activités de recherche et des stratégies actuelles,
  • la coopération dans le domaine de la recherche,
  • le développement d’approches alternatives, y compris des stratégies d’essais intelligentes,
  • les processus de validation basés sur les connaissances disponibles,
  • les mécanismes pratiques destinés à faciliter les processus d’acceptation réglementaire des approches alternatives.

Le programme sera réexaminé à intervalles réguliers et mis à la disposition du public.

Au nombre des projets visant à promouvoir le développement des 3 R dans le contexte des programmes cadres de recherche de l’UE figurent:

  • les nouveaux essais in vitro destinés à remplacer les essais sur les animaux (avec des possibilités spécifiques pour les PME)
  • l’atelier sur les débouchés économiques de la pharmacologie et la toxicologie in vitro
  • l’évaluation de la qualité des méthodes d’essai actuelles
  • les stratégies d’essai intelligentes pour les produits chimiques.

Malgré tous les efforts déployés en Europe, quelque 10,7 millions d’animaux sont utilisés par an (2002). Plus de 50 % sont utilisés dans le cadre de la recherche et du développement pour la médecine humaine, la stomatologie et les études biologiques fondamentales, 16 % environ dans la production et le contrôle qualité des produits et dispositifs destinés à la médecine humaine, la médecine vétérinaire et la stomatologie et quelque 10 % dans l’évaluation toxicologique et d’autres études de sécurité. Sur ces 10 %, 0,25 % (+/- 2600 animaux) ont été utilisés pour des évaluations toxicologiques et d’autres études de sécurité portant sur des produits/substances cosmétiques ou de soin.

Aujourd’hui, la science est en mesure d’affiner, de limiter et de remplacer les essais sur les animaux par des méthodes de cultures de cellules, des modèles informatiques et des extrapolations à partir de données existantes. Le principal problème que pose le remplacement total des essais sur les animaux est lié au fait que le passage à de nouvelles évaluations de la sécurité ne doit pas porter atteinte aux normes de protection élevée des consommateurs, des travailleurs et des malades. Aussi les essais sur les animaux sont-ils encore nécessaires dans le domaine des produits pharmaceutiques, de l’alimentation humaine et animale, des produits chimiques et cosmétiques, des dispositifs médicaux, des biotechnologies, etc.

Certains effets sur la santé humaine peuvent d’ores et déjà être évalués en utilisant des méthodes de substitution, notamment en matière de corrosion de la peau, d’absorption cutanée et de phototoxicité. D’autres effets sur la santé, telles que la toxicité systémique ou l’allergie cutanée, peuvent désormais être étudiés en utilisant moins d’animaux et en les exposant à des effets moins graves.
Pour de plus amples informations, voir le site web de la conférence:

http://ec.europa.eu/enterprise/events/animal_tests/index_en.htm
Pour de plus amples informations concernant les recherches communautaires sur les alternatives aux essais sur les animaux

http://ec.europa.eu/research/press/2004/pr2306en.cfm

et le «European Centre for the Validation of Alternative Methods» (ECVAM) http://ecvam.jrc.it/index.htm

http://ecvam.jrc.it/index.htm


[1] European Chemical Industry Council (CEFIC), European Crop Protection Association (ECPA), EuropaBio, European Cosmetic Toiletry and Perfumery Association (COLIPA), International Association for Soaps, Detergents and Maintenance Product Industry in Europe (A.I.S.E.) ainsi que European Federation on Pharmaceutical Industries and Associations (EFPIA)


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