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IP/05/1130

Bruxelles, le13 septembre 2005

Les “mini-entreprises” des étudiants donnent un souffle nouveau à l’esprit d’entreprise dans l’UE

Il n'y aurait plus de nouveaux produits, de nouvelles entreprises ou de nouvelles idées en Europe? Plus de 200 000 étudiants de l’enseignement secondaire dans l’UE vous diront le contraire. Ils ont créé des “mini- entreprises” proposant des méthodes futées pour nettoyer un bateau après une partie de pêche, des oreillers vibrants faisant office de réveil, des réflecteurs d’humeur “tendance” permettant d’accroître la sécurité routière des enfants, des services de divertissement pour seniors, ou encore un clé multifonctionnelle pour changer les clous d’un fer à cheval (pour plus de précisions, voir le communiqué MEMO/05/315). Ces projets sont encouragés par la Commission européenne, qui y voit un moyen de remédier au manque d’esprit d’entreprise dans l’UE et de favoriser ainsi la création d’emplois. Mme Maive Rute, représentante des PME, a présenté aujourd’hui le nouveau rapport de la Commission, intitulé “Les mini-entreprises dans l’enseignement secondaire”, qui propose un aperçu de 82 programmes de création de mini-entreprises dans l’UE. La Commission encourage activement les initiatives de création de “mini-entreprises”, qui sont lancées par divers acteurs aux niveaux européen, national et local. Dès à présent, quelque 15 % des établissements d’enseignement secondaire de l’UE participent à de telles actions. La Commission invite les États membres à intensifier leurs efforts pour renforcer le taux de participation et le soutien du secteur public, ainsi que pour réduire les obstacles administratifs auxquels se heurtent ces entreprises.

M. Günter Verheugen, vice–président de la Commission et responsable de la politique des entreprises et de l’industrie, a déclaré : “Si l’Europe veut créer davantage d’emplois, elle a besoin de jeunes qui sont prêts à prendre des risques et à lancer leur propre entreprise. Les écoles qui enseignent l’esprit d’entreprise aux étudiants et les incitent à créer des mini-entreprises leur donnent une longueur d’avance. J’aimerais que les États membres s'impliquent davantage dans la promotion de ces projets à l'école et s'emploient à réduire les obstacles bureaucratiques qui empêchent les mini-entreprises de prospérer.”

Le commissaire Jan Figel’, en charge de l’éducation et de la culture, a déclaré: “Le rapport confirme que les programmes fondés sur l’apprentissage par la pratique devraient faire partie intégrante de toute stratégie visant à stimuler l’acquisition d’un état d’esprit et de compétences entrepreneuriaux. Ces activités doivent être promues comme options dans les cursus de l’enseignement secondaire.”

Mme Maive Rute, représentante des PME, a ajouté: “Le rapport souligne que de nombreux participants à des programmes de création d’entreprises par des étudiants créent leur propre entreprise après avoir quitté l’école. Pour tous les acteurs concernés, qu’il s’agisse des écoles, des autorités responsables de l’enseignement, du monde des affaires ou des administrations publiques, il s’agit là d’une incitation importante à investir davantage dans des programmes de cette nature.”

Les étudiants qui gèrent une mini-entreprise se lancent dans une véritable activité économique ou simulent le fonctionnement d’une entreprise réelle. Tout en poursuivant un objectif pédagogique, les mini-entreprises peuvent produire et vendre des produits ou services réels. Les étudiants choisissent le produit et mobilisent des capitaux. Après avoir établi un plan d'entreprise, ils fabriquent ou commandent le produit qu'ils ont défini. Ils vendent leurs produits ou services et tiennent une comptabilité. À la fin de l'année scolaire, l'entreprise est mise en liquidation.

Ces activités permettent aux étudiants d'acquérir des compétences de base en gestion d’entreprise, mais également des qualités personnelles et des compétences génériques qui deviennent de plus en plus importantes pour chacun dans notre société du savoir. En participant à des mini-entreprises, les étudiants peuvent démontrer leur créativité, acquérir de l'assurance, apprendre à travailler en équipe et développer leur inclination à accepter des responsabilités et à prendre des initiatives. Les premières études montrent que 20 % des participants créent leur propre entreprise après avoir quitté l’école.

Le rapport a identifié 82 programmes de création d’entreprises par des étudiants en Europe, auxquels participent au moins 200 000 étudiants de l’enseignement secondaire dans les 25 États membres et en Norvège. Dans la plupart des pays, le nombre d’écoles secondaires participant à de tels programmes représente cependant moins de 15 % du total: des progrès restent donc à faire.

Dans la plupart des cas, les programmes de création d’entreprises par des étudiants sont encouragés et organisés par des acteurs extérieurs (notamment des ONG), et non par le système éducatif lui-même, et sont développés grâce à un appui considérable du secteur privé. L’implication du secteur public dans ces initiatives devrait être renforcé.

Dans de rares pays seulement, la création de mini-entreprises par des étudiants est officiellement reconnue dans le cursus national (par exemple en Irlande, en Lettonie, en Autriche et en Norvège) et activement encouragée par les autorités responsables de l’enseignement (par exemple en Belgique et en Finlande). Le rapport formule des recommandations concernant une inclusion accrue de ces activités comme une option reconnue dans les cursus de l’enseignement secondaire et l’engagement des écoles dans ce type d’initiatives (voir communiqué MEMO/05/315).

Le rapport:
Site web :

http://ec.europa.eu/enterprise/entrepreneurship/support_measures/training_education/index.htm


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