Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: EN DE

IP/04/41

Bruxelles, le 14 janvier 2004

Sondage Eurobaromètre sur la fraude et la lutte contre la fraude

Cette enquête analyse la sensibilisation du public à la fraude en général, ainsi qu'à la fraude au détriment de l'UE et de son budget dans les 15 États membres (UE-15) et les 13 pays adhérents et candidats (CC-13). Ses résultats montrent que les personnes sondées sont tout particulièrement préoccupées par la corruption (55 % dans l'UE-15 et 69 % dans les CC-13), la fraude liée à la qualité des aliments et des produits agricoles (46 % dans l'UE-15 et 57 % dans les CC-13) et la fraude commerciale (39 % dans l'UE-15 et 58 % dans les CC-13). Les citoyens s'inquiètent davantage des fautes commises dans les administrations et les institutions nationales ou locales (36 % dans l'UE-15) que de celles commises dans les institutions de l'UE. Quant à la fraude contre l'UE et son budget, plus de la moitié des personnes interviewées refusent l'idée selon laquelle il s'agit d'un phénomène très rare. La plupart s'accordent en revanche pour dire que cette fraude est préjudiciable tant à la grande majorité des honnêtes citoyens qu'à l'économie nationale. Les citoyens européens font confiance à la police dans la lutte contre ce problème, alors que les ressortissants des pays adhérents et candidats se tournent davantage vers l'UE elle-même. Ces deux groupes s'accordent pour dire que la lutte contre la fraude doit être une priorité politique, à l'égard de laquelle l'UE a un rôle à jouer. Toutefois, la plupart des citoyens déclarent être assez mal informés de la lutte contre la fraude au détriment de l'UE et de son budget.

« Ces résultats mettent en lumière un constat : les citoyens européens souhaitent plus de coordination dans la lutte contre la fraude au niveau européen et plus de coopération entre les parties intéressées. Ce résultat démontre que nous avons raison de mettre en évidence la lutte contre la fraude au niveau européen, de renforcer la coopération avec les Etats membres et les partenaires européens et d'augmenter la sensibilisation sur ces efforts conjoints. A cette fin l'OLAF - l'office européen de lutte contre la fraude est notre instrument le plus important. Les citoyens ont besoin d'être mieux informés des mesures prises pour combattre ce phénomène et des victoires remportées dans cette lutte », a déclaré Mme Michaele Schreyer, Commissaire au budget et à la lutte contre la fraude.

Les citoyens européens se disent préoccupés par la fraude

Les personnes sondées dans l'UE sont surtout préoccupées par la corruption (55 %), la fraude liée à la qualité des aliments et des produits agricoles (46 %) la fraude commerciale (39 %), le trafic de faux billets et de fausses pièces en euros (32 %), le blanchiment d'argent et la fraude fiscale (30 %).

Elles s'inquiètent davantage des fautes commises au sein des administrations et des institutions nationales ou locales (36 %) que de celles commises dans les institutions européennes (23 %). La fraude au détriment de l'UE et de son budget n'a été mentionnée que par 19 % des personnes interviewées.

Les ressortissants des pays adhérents et candidats sont globalement plus préoccupés par toutes les infractions énumérées dans l'enquête que les citoyens européens (corruption, 69 %; fraude commerciale, 58 %; fraude liée à la qualité des aliments et des produits agricoles, 57 %; blanchiment d'argent, 54 %; trafic de faux billets et de fausses pièces en euros, 40 %; fautes commises dans les administrations et les institutions nationales ou locales, 47 %, fautes commises dans les institutions de l'UE, 31 %). Mêmes les inquiétudes liées au trafic de faux billets et de fausses pièces en euros sont plus répandues en dehors de l'UE que sur son territoire.

27 % des personnes sondées dans l'UE et 22 % de celles sondées dans les pays adhérents et candidats tendent à croire que la fraude au détriment de l'Union est généralement plus répandue dans les autres pays que dans le leur. Toutefois, les avis sur cette question sont très différents d'un État à l'autre.

La fraude contre le budget de l'UE

59 % des citoyens européens rejettent l'idée que la fraude contre l'UE et son budget se produit très rarement.

80 % des personnes sondées pensent que la fraude au détriment de l'UE et de son budget est préjudiciable aux honnêtes gens (69 % dans les CC-13) et 79 % d'entre elles sont persuadées que ce type de fraude porte atteinte à leur économie nationale (66 % dans les CC-13).

La lutte contre la fraude

La plupart des personnes sondées dans l'UE (18 %) font en premier lieu confiance à la police pour lutter efficacement contre la fraude au détriment de l'UE et de son budget. Le système judiciaire (14 %) et les administrations des douanes (10 %) arrivent en deuxième et troisième position. Il est intéressant de noter que 10 % de ces sondés (contre 14 % dans les CC-13) ne se fient à personne pour combattre ce phénomène. Dans les pays adhérents et candidats, 16 % mentionnent l'UE, 15 % leur gouvernement, 11 % les forces de police, 9 % les tribunaux et le système judiciaire et 7 % les médias parmi les moyens efficaces de lutte contre la fraude.

Dans les États membres actuels, 24 % des sondés reconnaissent que leur gouvernement lutte efficacement contre la fraude visant l'UE et son budget et 21 % d'entre eux s'accordent pour dire que les institutions de l'UE combattent efficacement ce type de fraude.

70 % des personnes interviewées pensent que l'UE doit coordonner les enquêtes nationales sur la fraude au détriment de l'UE et de son budget et se prononcent pour plus de coopération entre les institutions et les organes concernés. Trois quarts des sondés s'accordent pour dire qu'il doit s'agir d'une priorité partout dans l'UE.

L'information sur la fraude

Tant les citoyens européens que les ressortissants des pays adhérents et candidats connaissent mieux la fraude (fraude, évasion fiscale, blanchiment d'argent, contrefaçon) dans leur pays que dans le reste de l'Europe.

56 % des citoyens européens déclarent que les médias donnent assez peu d'informations sur la lutte contre la fraude au détriment de l'UE dans leur pays. 58 % d'entre eux se disent mal informés de ce combat dans les autres États membres, tandis que 57 % sont mal informés de la lutte que mène l'UE contre ce type de fraude.

3 personnes sur 4 pensent que l'UE doit diffuser plus d'informations sur les campagnes antifraude et les victoires remportées dans ce domaine (contre 62 % dans les CC-13). La Commission et l'OLAF travaillent actuellement sur le lancement d'une campagne d'information consacrée spécifiquement au rôle de l'UE dans la lutte contre la fraude. Cette campagne a aussi été demandée par le réseau des communicateurs antifraude géré par l'OLAF, qui réunit les experts en communication des autorités nationales concernées par la lutte contre la fraude.

Voir http://ec.europa.eu/anti_fraud/olaf-oafcn/list/en.html.

Méthodologie

Cette enquête Eurobaromètre repose sur un sondage face à face réalisé au domicile des personnes interviewées entre le 1er octobre 2003 et le 9 novembre 2003. Elle concerne des citoyens âgés de 15 ans et plus, qui résident dans les 15 États membres, les 10 pays adhérents et les 3 pays candidats. La taille de l'échantillon dans les enquêtes concernant les pays adhérents et candidats est d'au moins 1000 individus par pays, sauf pour Chypre et Malte, pour lesquels la taille de l'échantillon est de 500 dans chaque cas. Dans les 15 États membres, 1000 personnes ont été interviewées sauf pour l'Allemagne (2000), le Royaume-Uni (1300) et le Luxembourg (600).

Le rapport est consultable à l'adresse:

http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm


Side Bar