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Ip/03/860

Bruxelles, le 18 juin 2003

Le sommet de Thessalonique: un jalon dans les relations entre l'Union européenne et les Balkans occidentaux

Le Conseil européen et le sommet Union européenne-Balkans occidentaux de Thessalonique, qui doivent se dérouler respectivement les 19 et 20 juin et le 21 juin, marqueront une étape importante dans l'approfondissement des relations entre l'Union européenne et les pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-et-Herzégovine, Croatie, ancienne République yougoslave de Macédoine et Serbie-et-Monténégro). L'Union européenne y soulignera encore une fois la perspective de l'adhésion, proposée lors des Conseils européens de Feira et de Copenhague, et présentera les moyens concrets par lesquels elle compte soutenir les pays des Balkans occidentaux sur le chemin de l'intégration européenne. Le taux de progression de ces pays dépendra de leur capacité à mener à bien un ensemble de réformes relatives à l'économie, aux critères démocratiques, aux droits de l'homme, à la bonne gouvernance et au respect de l'État de droit. Le sommet pourrait être l'occasion pour toute la région de réitérer l'engagement qu'elle a pris d'accélérer le rythme des réformes. Avant le sommet, Chris Patten, commissaire chargé des relations extérieures, a déclaré: "Thessalonique enverra deux messages importants aux Balkans occidentaux: d'une part, que la perspective de leur adhésion à l'Union européenne est réelle et, d'autre part, que nous considérons que la carte de l'Union ne sera pas complète tant qu'ils ne nous auront pas rejoints. La Commission européenne fera tout ce qui est en son pouvoir pour les aider à y parvenir. Néanmoins, l'adhésion se mérite et elle ne pourra se réaliser qu'aux prix d'efforts soutenus et de la ferme volonté politique des dirigeants de la région. Ce sera à eux de déterminer jusqu'où, et à quelle vitesse, ils progresseront sur la route qui mène à l'intégration européenne".

La réunion de Thessalonique verra l'adoption de propositions présentées par la Commission dans sa récente communication concernant les Balkans occidentaux et l'intégration européenne¹. Le cadre actuel des relations européennes avec la région, connu sous le nom de processus de stabilisation et d'association (PSA)², demeurera fondamental, mais il sera enrichi par des éléments du récent processus d'élargissement, qui a fait ses preuves.

À cet égard, il s'agit notamment d'améliorer la coopération politique, de soutenir davantage le renforcement des institutions, de favoriser la croissance économique en augmentant les possibilités d'exportation de la région grâce à des mesures commerciales concrètes, et de permettre aux pays des Balkans occidentaux de participer à certains programmes communautaires.

À Thessalonique, de nouveaux partenariats européens seront proposés aux pays des Balkans occidentaux, conformément à la proposition de la Commission européenne. Inspirés du processus de préadhésion et élaborés sur mesure en fonction des besoins de chaque pays, ces partenariats détermineront régulièrement les priorités et obligations à respecter. L'assistance financière de l'Union européenne sera consacrée aux priorités définies dans les partenariats. Chaque pays élaborera un plan d'action national pour la mise en œuvre de ces partenariats, assorti d'un calendrier précis des progrès à réaliser.

L'Union européenne a investi des sommes colossales dans la stabilisation et le développement des Balkans occidentaux. Depuis 1991, elle a octroyé plus de sept milliards d'euros d'assistance aux cinq pays de la région par l'intermédiaire de ces différents programmes. En 2000, un programme de 4,65 milliards d'euros sur six ans a été élaboré au profit des Balkans occidentaux.

Les résultats de cette aide sont perceptibles à travers les progrès que la région a déjà accomplis en matière de stabilité politique, de démocratie et de reprise économique. Dans le cadre des PSA, la Commission européenne fournit déjà une assistance technique accrue destinée à améliorer la gouvernance, le fonctionnement des institutions, la démocratisation, la protection des droits de l'homme, le retour des réfugiés, le développement économique et la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. La Commission européenne a présenté les premiers fruits de la réforme du mode de fourniture de l'assistance au développement dans les Balkans occidentaux. Depuis l'année 2000, l'assistance dont bénéficie la région a été fournie plus efficacement et rapidement, ce qui a contribué à transformer la vie des gens en Europe du sud et à renforcer la sécurité de l'ensemble du continent européen.

Pour la période 1998-2002, dans l'ensemble de la région, des contrats ont été passés (signés) pour 77 % de tous les fonds et 58 % de ces fonds ont été payés. Le taux de mise en œuvre varie suivant les pays et dépend dans une large mesure du caractère plus ou moins ciblé de l'assistance accordée. Il est le plus élevé en Serbie-et-Monténégro (Serbie/Monténégro/Kosovo). Des contrats y ont été passés pour près de 98 % des fonds octroyés et 77 % de ces fonds ont été payés.

La signature du traité et de l'acte d'adhésion à Athènes, le 16 avril 2003, a marqué le début d'une nouvelle ère pour toute l'Europe. Le prochain élargissement communiquera une nouvelle dynamique au processus d'intégration européenne et aura des répercussions profondes sur les pays des Balkans occidentaux. Il devrait illustrer le fait que leurs perspectives en tant que candidats potentiels sont réelles et les encourager à suivre le chemin des réformes que les pays en passe d'adhérer ont suivi avec succès.

http://ec.europa.eu/external_relations/see/index.htm

    ¹ IP/03/721: La Commission européenne propose aux Balkans occidentaux de nouveaux partenariats pour l'intégration européenne.

    ² IP/99/350: La Commission propose un processus de stabilisation et d'association pour les pays de l'Europe du sud-est.


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