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IP/03/1051

Bruxelles, le 18 juillet 2003

Lutte contre la fuite des cerveaux : la Commission propose des mesures pour améliorer les carrières des chercheurs

La Commission européenne a proposé aujourd'hui une série de mesures destinées à empêcher que les meilleurs chercheurs européens n'abandonnent leurs carrières en Europe en faveur d'opportunités plus lucratives aux Etats Unis ou ailleurs. Sur base d'une analyse approfondie des perspectives de carrière au sein de l'UE, la Communication « Les chercheurs dans l'Espace européen de la Recherche : une profession, des carrières multiples » identifie les facteurs qui déterminent le développement des carrières scientifiques, à savoir la formation, les méthodes de recrutement, les conditions d'emploi, les mécanismes d'évaluation et l'avancement dans la carrière. A cette fin, la Communication propose des actions concrètes pour encourager et structurer un meilleur dialogue et un meilleur échange d'informations avec les chercheurs, et vise à créer un véritable marché du travail compétitif dans le domaine de la recherche en Europe. Parmi les actions préconisées figurent : une « Charte européenne du chercheur » ; un « Code de conduite pour le recrutement des chercheurs » ; des mécanismes communs pour évaluer et acter les compétences, les qualifications et les résultats de la recherche ; l'élaboration d'instruments avancés an matière de formation ; ainsi que l'accès à des financements adéquats et à des bénéfices minimaux en matière de sécurité sociale pour les doctorands.

En présentant la Communication, le Commissaire à la Recherche Philippe Busquin a déclaré : « Prenant acte des développements récents pour encourager la mobilité des chercheurs, comme le lancement du portail européen sur la mobilité, la Communication représente une nouvelle étape importante dans nos efforts pour améliorer l'attractivité de l'UE pour les chercheurs du monde entier. Il est essentiel que nous encouragions davantage de jeunes gens à suivre des filières scientifiques et que nous fassions en sorte de maintenir en Europe le talent existant. Un échec dans ces missions reviendrait à diminuer nos chances de créer un véritable marché intérieur européen de la connaissance et du savoir, et d'atteindre notre objectif de faire de l'UE l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde ».

Produire davantage de cerveaux

En termes relatifs, l'UE produit davantage de diplômés en sciences (doctorats) que les Etats Unis, mais elle dispose de moins de chercheurs (5,36 pour mille de la population active, contre 8,66 pour mille aux Etats Unis et 9,72 pour mille au Japon). L'UE aura ainsi besoin de 700.000 chercheurs supplémentaires pour atteindre l'objectif de porter à 3% du produit intérieur brut (PIB) l'effort d'investissement dans la recherche, tel qu'il a été fixé au Conseil européen de Barcelone en mars 2002.

Un effort urgent doit par conséquent être entrepris pour améliorer l'image des chercheurs au sein de la société, pour attirer davantage de jeunes dans les filières scientifiques et pour encourager la mobilité des chercheurs, tant à travers le continent européen, que sur le plan du retour des chercheurs européens qui travaillent dans d'autres parties du monde. De nombreux obstacles à la mobilité doivent encore être levés, en particulier sur le plan de la mobilité inter-sectorielle, à savoir le passage entre l'université et des carrières dans le secteur privé, ainsi que sur le plan des problèmes rencontrés par des chercheurs qui souhaitent développer une carrière dans des universités situées en dehors de leur pays.

Arrêtons maintenant la fuite des cerveaux !

Les initiatives développées au sein de la Communication incluent :

  • le lancement d'une « Charte européenne du Chercheur », destinée à améliorer la gestion des carrières des chercheurs

  • un « Code de conduite » pour le recrutement des chercheurs à l'échelle européenne

  • le développement d'un cadre pour l'enregistrement et la reconnaissance des résultats de la recherche tout au long de la carrière des chercheurs, y compris l'identification d'instruments destinés à faciliter la transparence des qualifications et des compétences acquises à différentes étapes de la carrière

  • le développement d'une plate-forme pour le dialogue social des chercheurs

  • la conception d'instruments adaptés à une meilleure prise en compte du contenu de la formation à la recherche

  • enfin, le développement de mécanismes destinés à s'assurer que les candidats au doctorat aient accès à des fonds suffisants et des bénéfices minimaux en matière de sécurité sociale.

    A travers ces actions, la Commission vise à fournir une impulsion politique et à coopérer avec les Etats membres de l'UE ainsi que les acteurs du monde de la recherche, dans un respect scrupuleux du principe de subsidiarité, afin de progresser ensemble vers la réalisation d'objectifs communs.

    Les mécanismes de l'UE en faveur de la formation et de la mobilité des chercheurs

    La promotion de la mobilité des chercheurs constitue un objectif déjà ancien de la Commission dans son effort de développer, d'attirer et de retenir un nombre suffisant de chercheurs de haute qualité au sein de l'UE. Plus de 12.000 chercheurs ont déjà bénéficié des mécanismes de l'UE dans le domaine de la formation et de la mobilité. Le 6ème programme-cadre de recherche (FP6 2003-2006) consacre près de 10 % de son budget (soit 1,6 milliards d'€ pur un budget global de 17,5 milliards) aux actions en faveur de la formation et de la mobilité des chercheurs les actions Marie Curie ce qui représente un accroissement de 60 % par rapport au programme-cadre précédent.

    Les Actions Marie Curie

    Les actions Mari Curie mettent un accent particulier sur la recherche initiale, destinée à des chercheurs en début de carrière, sous la forme de projets de recherche transnationaux, ou d'une formation plus structurée acquise dans un environnement académique.

    Une autre initiative traite des bourses individuelles, axées sur les besoins de formation complémentaires pour des chercheurs possédant déjà une expérience professionnelle. D'autres actions traitent des transferts de connaissance dirigées soit vers les régions plus défavorisées de l'Union ou les pays candidats, soit vers le développement d'initiatives communes associant le monde académique et le secteur privé. Une nouveauté importante, enfin, concerne les instruments destinés à financer la mise sur pied d'équipes de recherche ; le financement des chaires universitaires ; ou la promotion du retour des chercheurs et leur réintégration professionnelle, ainsi que l'ouverture de l'ensemble des instruments aux chercheurs des pays tiers.

    Portail européen sur la mobilité, centres de mobilité, initiatives légales

    Le cadre constitué par l'Espace européen de la Recherche (EER) offre une chance unique de lancer et de développer ces opportunités de mobilité. Dans cet esprit, la Communication « Pour une stratégie de mobilité pour l'EER », adoptée en juin 2001, a proposé une série de mesures concrètes pour lever les obstacles à la mobilité. Cette dynamique a résulté récemment dans une série de réalisations, telles que : le lancement, le 10 juillet 2003, du portail européen sur la mobilité des chercheurs (http://ec.europa.eu/eracareers/index_en.cfm) ; la création prochaine d'un réseau européen de centres de mobilité (ERA-MORE), destiné à fournir une assistance de proximité aux chercheurs et à leurs familles ; ou une initiative législative, également prévue à la fin de 2003, dans le domaine des conditions d'entrée pour les chercheurs étrangers au sein de l'UE.

    Formation, recrutement, salaires et perspectives de carrière

    La mobilité géographique, cependant, ne représente qu'un des aspects de la carrière du chercheur. L'objectif de la Communication est donc de franchir un pas supplémentaire, en intégrant, dans un cadre unique, l'ensemble des facteurs qui ont un impact sur les carrières scientifiques, à savoir la formation initiale, les méthodes de recrutement, les salaires, les mécanismes d'évaluation et les perspectives de carrière. Les différences qui caractérisent actuellement l'ensemble de ces aspects empêchent le développement d'un environnement de carrière véritablement dynamique, ainsi que l'émergence d'un marché du travail ouvert pour les chercheurs. Cette situation a des conséquences inévitables sur la capacité de l'UE d'attirer des chercheurs de renommée mondiale, sur la volonté des jeunes de suivre une filière scientifique et sur la perception générale des chercheurs par le grand public.

    Pour plus d'informations, veuillez consulter :

    http://ec.europa.eu/eracareers/index_en.cfm

    Voir aussi :

    http://ec.europa.eu/research/fp6/mariecurie-actions/home_en.html


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