Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: EN DE

IP/02/850

Bruxelles, le 12 juin 2002

Le Commissaire Byrne se félicite de l'accord du Parlement européen sur l'obligation de mentionner les allergènes dans l'étiquetage des denrées alimentaires

David Byrne, membre de la Commission chargé de la santé et de la protection des consommateurs, s'est félicité aujourd'hui du vif soutien apporté par le Parlement européen en première lecture à la proposition de la Commission visant à modifier la directive relative à l'étiquetage des denrées alimentaires(1). Cette proposition est destinée à garantir que tous les consommateurs soient informés sur le contenu complet des denrées alimentaires et à permettre aux consommateurs souffrant d'allergie d'identifier le ou les ingrédients allergènes qui pourraient être présents. Elle signifie que tous les ingrédients ajoutés devront être énumérés dans l'étiquetage et abolira la "règle des 25%" en vertu de laquelle il n'est pas obligatoire de mentionner dans l'étiquetage les composants des ingrédients composés lorsqu'ils constituent moins de 25% du produit final. La proposition établira également une liste des ingrédients susceptibles de provoquer des allergies ou des intolérances et inclura les boissons alcoolisées si celles-ci contiennent un ingrédient figurant sur la liste des allergènes. Le Parlement a apporté des modifications qui accroissent le niveau d'information des consommateurs, améliorant ainsi la proposition.

David Byrne, Commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, s'est félicité de l'accord du Parlement européen. Il a notamment déclaré: "Un étiquetage assurant une transparence totale, tous les ingrédients étant indiqués, ne pourra que renforcer la confiance des consommateurs et constitue une réponse directe aux souhaits réitérés des consommateurs d'être mieux informés sur les denrées alimentaires qu'ils achètent et plus particulièrement sur leur composition. Il s'agit là d'un exemple très clair des efforts concrets déployés par l'Union européenne pour faire face aux besoins ordinaires de ses citoyens. Je souscris particulièrement à un régime d'étiquetage révisé qui fournisse aux consommateurs des informations complètes sur les allergènes potentiels. Ce régime ne prévoira aucune exception. Il s'appliquera aux denrées alimentaires ainsi qu'aux boissons alcoolisées".

Da ns le Livre blanc sur la sécurité alimentaire, la Commission avait annoncé son intention de proposer une modification de la directive 2000/13/CE relative à l'étiquetage des denrées alimentaires, notamment en ce qui concerne la "règle des 25%" en vertu de laquelle les composants des ingrédients composés qui interviennent pour moins de 25% dans la composition du produit final ne doivent pas être mentionnés dans l'étiquetage.

Cette règle de 25% a été introduite dans la législation communautaire il y a plus de 20 ans afin de ne pas allonger inutilement la liste des ingrédients. Elle est basée sur le principe selon lequel le consommateur connaît la composition des ingrédients composés et peut par conséquent en déduire par exemple que la confiture ajoutée aux biscuits est préparée avec des fruits et du sucre. Ce pourcentage sera supprimé en vertu de la nouvelle proposition.

Cependant, la production alimentaire est devenue de plus en plus complexe et la consommation d'aliments préparés s'est considérablement accrue. Au cours de ces dernières années, les consommateurs n'ont cessé de réitérer leur souhait d'être mieux informés sur les denrées alimentaires qu'ils achètent, notamment en ce qui concerne leur composition, même si l'énumération complète des ingrédients sur l'étiquetage allonge inévitablement les listes. En outre, les nombreuses alertes sanitaires récentes ont renforcé ce besoin d'information

Cette information est particulièrement importante pour certains consommateurs qui souffrent d'allergie ou d'intolérance à certaines substances. Les allergies ou intolérances alimentaires touchent une proportion de plus en plus élevée de la population (selon les associations d'allergiques, 8% des enfants et 3% des adultes seraient concernés) et de nouveaux allergènes apparaissent. Ces allergies entraînent des pathologies souvent chroniques (par exemple: dermatite atopique, urticaire, symptômes digestifs), mais peuvent aussi déboucher sur des manifestations qui mettent la vie en danger (asthme, choc anaphylactique). Pour ces personnes, cette absence d'informations détaillées constitue un handicap dans la mesure où elles ne sont jamais sûres que le produit qu'elles achètent ne contient pas l'allergène pouvant provoquer une intolérance. Les consommateurs allergiques ont par conséquent besoin d'un étiquetage complet et précis, ce que prévoit précisément la nouvelle proposition.

Les nouvelles exigences élaborées contiennent certaines dispositions "de minimis" pour éviter les absurdités ou toute surréglementation, pour empêcher que l'étiquetage ne devienne trop complexe et pour tenir compte des contraintes techniques liées à la fabrication des denrées alimentaires.

Les exigences supplémentaires en matière d'étiquetage entreront en vigueur après une période transitoire destinée à permettre aux entreprises de mettre l'étiquetage de leurs produits en conformité avec les nouvelles dispositions.

Une position commune devrait être adoptée par le Conseil en novembre 2002.

ANNEXE

Liste des ingrédients allergènes potentiels à mentionner dans l'étiquetage:

Céréales contenant du gluten et produits à base de céréales contenant du gluten

Crustacés et produits à base de crustacés

Œufs et produits à base d'œufs

Poissons et produits à base de poissons

Arachides et produits à base d'arachides

Soja et produits à base de soja

Lait et produits laitiers (y compris lactose)

Noix et produits à base de noix

Graines de sésame et produits à base de graines de sésame

Sulfite en concentrations d'au moins 10 mg/kg

(1) Directive 2000/13/CE, JO L 109 du 6.5.2000


Side Bar

My account

Manage your searches and email notifications


Help us improve our website