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IP/02/311

Bruxelles, le 25 février 2002

La Commission autorise la reprise de Schöller par Nestlé

La Commission européenne a autorisé la reprise du groupe allemand Schöller par l'entreprise suisse Nestlé S.A. La Commission a examiné l'impact de la fusion sur le marché des glaces en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en France, mais a conclut à l'absence de problèmes compte tenu, notamment, de la concurrence exercée par Unilever Plc qui reste le numéro un de la glace en Europe et dans le monde.

Schöller Holding Group est une entreprise basée à Nürenberg, Allemagne qui produit et commercialise des glaces alimentaires et des produits surgelés, surtout en Allemagne. Schöller a, notamment, une licence exclusive pour la vente de Mövenpick dans plusieurs pays en Europe.

Nestlé est la société de tête d'un groupe multinational de produits alimentaires et de boissons. L'entreprise basée à Vevey, en Suisse, se propose de racheter Schöller auprès de Südzucker.

Lors de son enquête, la Commission a constaté que les activités commerciales de Schöller et de Nestlé se recoupaient dans les glaces alimentaires et que l'opération renforcerait la position de Nestlé dans ce secteur dans plusieurs pays. Cependant, Unilever Plc restera le numéro un européen et mondial et la concurrence restera forte.

La Commission a plus spécialement examiné les marchés suivants:

  • glace pour consommation immédiate (destinée à être consommée dans des lieux publics et dans le cadre d'activités de loisirs) en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Autriche;

  • glace destinée au secteur de la restauration (consommée dans les restaurants, cafés, pâtisseries) en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Autriche;

  • glace destinée à être consommée à domicile (achetée par les ménages dans des magasins d'alimentation) en France et en Allemagne;

  • glace produite pour les marques de distributeurs, en Allemagne.

En ce qui concerne la glace pour consommation immédiate, l'enquête de la Commission a montré que la concentration n'entraînerait pas de modification notable de la situation de la concurrence. Une fois l'opération réalisée, Nestlé sera le numéro deux sur la totalité des marchés nationaux concernés, mais Unilever demeurera sans conteste le leader de ce secteur, avec des parts de marché nettement supérieures à celles de Nestlé/Schöller.

En ce qui concerne la glace destinée au secteur de la restauration, Nestlé/Schöller deviendra le numéro un aux Pays-Bas, devant Unilever. Cependant, dans ce pays les grands fabricants font face à des grossistes indépendants qui assurent la plus grande partie de la distribution. Ces grossistes sont en outre partiellement intégrés verticalement avec des détaillants en produits alimentaires et ils proposent de plus en plus souvent des marques de distributeurs, également pour le secteur de la restauration.

En Allemagne, la concentration confirmera la position de numéro un de Schöller dans ce secteur, en creusant légèrement l'écart qui la sépare du numéro deux, Unilever. Cependant, ces deux compagnies se font une concurrence forte et la position de Nestlé dans le pays est relativement faible. En conséquence, on ne doit pas s'attendre ni à une position dominante individuelle de Nestlé/Schöller, ni à une position dominante collective de Nestlé/Schöller et Unilever.

En Autriche et en France, Nestlé deviendra, après la concentration, le numéro deux du secteur de la glace destinée à la restauration. Toutefois, Unilever restera le leader incontesté de ce marché, avec une part de marché nettement supérieure à celle de Nestlé/Schöller.

Pour ce qui concerne la glace destinée à être consommée à domicile, le cumul des parts de marché de Nestlé/Schöller en France et en Allemagne sera minime. Même après la concentration, la part de marché totale des parties restera inférieure à 20 %, tant en valeur qu'en volume. Dans ces deux États membres, c'est Unilever qui occupe la première place, avec des parts de marché nettement supérieures, la part des marques de distributeurs étant d'ailleurs importante dans ces deux pays, notamment en Allemagne.

Finalement, concernant la glace vendue sous le nom des distributeurs en Allemagne, la Commission a considéré qu'il y aurait suffisamment de concurrence compte tenu, en particulier, de la puissance des grosses chaînes de distribution alimentaires.


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