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Les nouvelles dispositions en matière de lutte contre la peste porcine classique contribuent à la viabilité économique de l'élevage des porcins et améliorent le niveau de la santé animale

Commission Européenne - IP/02/1595   31/10/2002

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IP/02/1595

Bruxelles, le 31 octobre 2002

Les nouvelles dispositions en matière de lutte contre la peste porcine classique contribuent à la viabilité économique de l'élevage des porcins et améliorent le niveau de la santé animale

La directive sur la lutte contre la peste porcine classique (PPC), qui introduit de nouvelles dispositions visant à combattre plus efficacement la maladie, entrera en vigueur dès demain dans les États membres. La PPC est une maladie très grave qui touche les porcs domestiques et les sangliers. Il n'y a aucun risque connu que le virus de la PPC puisse provoquer une affection chez l'être humain, mais l'apparition de la maladie dans l'UE crée un obstacle aux échanges internes et internationaux et les épidémies de PPC peuvent causer d'importantes pertes économiques. Pour ces raisons et d'autres liées au bien-être des animaux, son éradication dans l'UE est l'une des priorités dans le domaine de la santé animale.

Les nouvelles règles introduites par la directive 2001/89/CE du Conseil poursuivent la politique d'éradication basée sur l'abattage de tous les porcins contaminés par la PPC; cependant, elle prévoit également le recours possible, mais contrôlé, à la vaccination en cas d'urgence ainsi que le recours à la vaccination orale des sangliers. Anticipant de nouveaux développements scientifiques, la directive prévoit l'utilisation de "vaccins traceurs" qui, combinés aux essais en laboratoire qui sont en train d'être mis au point, permettront d'effectuer une distinction entre les animaux vaccinés et les animaux infectés.

Une autre disposition de la directive interdit l'utilisation de déchets de cuisine et de table (déchets alimentaires produits par les restaurants, les établissements de restauration et les cuisines) dans l'alimentation des porcins, bien que la Commission puisse accorder des dérogations temporaires et strictement contrôlées à cette interdiction, conformément à la nouvelle réglementation en matière de sous-produits animaux (voir IP/02/1361)

Le Commissaire Byrne, qui s'est félicité de l'entrée en vigueur de la directive, a déclaré: "Le statut de l'UE au regard de la santé animale est d'une importance vitale: des animaux sains nous fournissent une nourriture saine. Outre des considérations liées à la sécurité alimentaire et au bien-être des animaux, les épidémies de maladies animales telles que la PPC entraînent d'importantes pertes économiques. Il suffit de se rappeler de la crise de la fièvre aphteuse pour comprendre pourquoi nous devons rester vigilants dans nos efforts pour lutter contre les maladies animales".

Difficultés passées

Au cours des dernières années, la lutte contre la PPC s'est révélée particulièrement difficile dans certains États membres, notamment dans des zones à forte densité de porcins. L'épidémie survenue en 1997/98 a rendu nécessaires l'abattage et la destruction d'un nombre considérable d'animaux, et a démontré avec quelle soudaineté des coûts économiques énormes peuvent être occasionnés.

Outre les questions économiques, un abattage d'une telle ampleur soulève également des questions éthiques. L'apparition et la persistance de la PPC chez les sangliers, observées ces dernières années dans certaines régions de la Communauté et dans certains pays candidats, constituent également un obstacle à l'éradication de la maladie.

De nouvelles dispositions fondées sur l'expérience passée

La nouvelle directive prend en compte l'expérience acquise dans le cadre de la lutte menée contre la PPC dans l'UE au cours de ces dernières années. En particulier, elle introduit des dispositions visant à combattre plus efficacement la maladie dans les zones à forte densité de porcins. Afin d'éviter l'abattage massif dans de telles zones, il peut être recouru à la vaccination d'urgence, sous réserve d'évaluations et de contrôles. La Commission procède actuellement à l'acquisition d'un stock de vaccins traditionnels à cet effet.

Dans l'avenir, il est prévu que des vaccins traceurs pourront être utilisés conjointement avec des essais appropriés en laboratoire (en cours de mise au point) afin de pouvoir distinguer les animaux vaccinés des animaux infectés, une distinction extrêmement importante que ne permettent pas les vaccins traditionnels. L'utilisation de vaccins traceurs fera également l'objet d'évaluations et de contrôles et ne sera autorisée que dans des situations d'urgence, après autorisation de la Commission au cas par cas. Des décisions spécifiques sur les restrictions commerciales à appliquer aux exploitations ayant utilisé des vaccins traceurs devront également être prises au cas par cas.

La directive contient des dispositions relatives au recours à la vaccination orale des sangliers lorsque d'autres mesures de lutte contre la maladie s'avèrent inefficaces. Cette solution a déjà été appliquée en Allemagne de manière similaire à la vaccination des renards contre la rage, une étape marquante dans le cadre de la stratégie mise en œuvre avec succès pour lutter contre la rage en Europe au cours des deux dernières décennies.

La directive affine et renforce les mesures de lutte existantes, en étendant par exemple les obligations et dispositions en matière de notification relatives au diagnostic de la PPC.

L'utilisation des eaux grasses dans l'alimentation animale "quasiment" interdite

La directive sur la PPC interdit également l'utilisation des déchets de cuisine et de table (eaux grasses) dans l'alimentation des porcs. Cette interdiction vient de faire place aux dispositions du règlement sur les sous-produits animaux (règlement (CEE) 1774/2002 du Parlement européen et du Conseil du 3 octobre 2002), qui interdit l'utilisation des déchets de cuisine et de table dans l'alimentation des animaux d'élevage autres que les animaux à fourrure à compter du 1er novembre, mais prévoit la possibilité pour la Commission d'autoriser un assouplissement temporaire de l'interdiction pour certains États membres dans lesquels des systèmes appropriés sont en place avant le 1er novembre, sous certaines conditions de contrôle strictes à fixer par la Commission. La Commission procède actuellement à l'évaluation des demandes soumises par certains États membres à cet égard.


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