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IP/02/137

Bruxelles, le 24 janvier 2002

Le comité scientifique directeur émet de nouveaux avis concernant l'ESB

Le comité scientifique directeur (CSD), qui conseille la Commission européenne dans le domaine des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), dont l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ainsi que sur d'autres questions pluridisciplinaires, a rendu aujourd'hui une série d'avis en rapport avec l'ESB. Ils concernent l'abattage (la destruction d'animaux liée à un cas d'EST), le risque inhérent à l'étourdissement par tige perforante lors de l'abattage et la mise à jour de la liste des matériels sûrs provenant de la tête des bovins, ovins et caprins. Le comité a également actualisé sa méthode d'évaluation du risque géographique d'ESB à la lumière des récents développements et classé la Finlande, l'Autriche et la Slovénie dans la catégorie III.

Le CSD a été invité à déterminer si certaines mesures mises en œuvre au Royaume-Uni et en Allemagne peuvent être considérées comme équivalentes à l'abattage des cohortes (c.-à-d. la destruction des animaux du même âge provenant du même troupeau que l'animal atteint) exigé par la législation communautaire. Les scientifiques ont pu constater que les mesures de gestion de l'ESB en vigueur au Royaume-Uni offrent une sécurité identique à l'abattage des cohortes, pour autant que leur application soit effective. C'est le cas grâce à l'effet combiné du programme d'abattage des bovins âgés de plus de 30 mois, de l'interdiction d'utiliser des farines de viande et d'os de mammifères dans l'alimentation des ruminants et du retrait des matériels à risque spécifiés (MRS) de la chaîne alimentaire.

Les scientifiques sont plus critiques au sujet de la demande allemande de dérogation à la stratégie définie dans la réglementation sur les EST en matière d'abattage (la cohorte de naissance et d'élevage doit être abattue). L'Allemagne a demandé de pouvoir suivre une approche au cas par cas qui permettrait, dans certaines circonstances, de procéder uniquement à l'abattage de la cohorte de naissance. Les scientifiques concluent toutefois que l'abattage de la totalité de la cohorte offre une plus grande sécurité aux consommateurs et recommandent de s'en tenir à cette ligne d'action.

Le CSD a en outre adopté un nouvel avis sur le risque résultant du recours par les abattoirs à des méthodes d'étourdissement par perforation. Ces méthodes peuvent entraîner l'apparition de morceaux de cervelle dans le sang, selon le procédé utilisé. Les rares éléments de preuve disponibles ne concordent pas toujours et doivent par conséquent être étayés.

Le CSD a actualisé son avis concernant la sécurité des matériels provenant de la tête des animaux. Il continue d'affirmer que la viande des joues des bovins peut être utilisée en toute sécurité, mais que la cervelle, les yeux, etc. doivent être retirés de la chaîne alimentaire. Cet avis est déjà incorporé dans les dispositions légales concernant l'enlèvement des MRS.

La tête des ovins et caprins de tous âges devra être entièrement retirée de la chaîne alimentaire si la présence de l'ESB chez les petits ruminants s'avère probable. Ce n'est toutefois pas le cas à l'heure actuelle.

Le comité a également actualisé sa méthode d'évaluation du risque géographique d'ESB. Il a décidé que, pour le moment, la présence d'autres EST, dont la tremblante, dans un pays ne devrait pas avoir d'incidence sur son évaluation en matière de risque géographique d'ESB. En revanche, l'importation de bovins provenant de pays (autres que le Royaume-Uni) où le risque d'ESB est désormais présumé ou confirmé aura des implications pour l'évaluation en matière de risque d'ESB du pays importateur et elle contraindra à vérifier les évaluations existantes dans la mesure où ces importations peuvent modifier le niveau du risque importé.

À la suite de résultats positifs de tests confirmant la présence de l'ESB en Autriche, en Finlande et Slovénie, les scientifiques ont classé ces pays dans la catégorie III (présence de l'ESB confirmée à un faible niveau) et proposent la même classification pour la Grèce et le Japon. Les rapports existants en matière d'évaluation du risque géographique d'ESB seront révisés en conséquence et les rapports relatifs à la Grèce et au Japon sont en préparation.

Le texte intégral des avis se trouve à l'adresse suivante:   http://ec.europa.eu/food/fs/sc/ssc/outcome_en.html


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