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IP/02/1363

Copenhague, le 24 septembre 2002

Task Force ASEM pour un partenariat économique plus étroit

M. Romano Prodi, président de la Commission européenne a indiqué que: "Le commerce entre l'Europe et l'Asie représente une fraction croissante et très significative de l'économie mondiale. Les dirigeants asiatiques s'intéressent beaucoup à l'euro et aux avantages qu'il a conférés à l'économie européenne. Je suis heureux que le sommet ASEM de Copenhague ait avalisé l'idée que j'ai avancée avec le Premier ministre de Singapour, de dynamiser le rôle de l'euro.

Les dirigeants asiatiques et européens ont avalisé aujourd'hui l'initiative lancée par M. Romano Prodi, président de la Commission européenne et M. Goh Chok Tong, Premier ministre de Singapour, de promouvoir la coopération Asie-Europe dans les domaines:

  • du commerce (pour favoriser les flux d'échanges et réduire les obstacles au commerce);

  • de l'investissement (pour accroître les flux d'investissements dans les deux régions considérées et, notamment, favoriser l'accès des petites et moyennes entreprises aux marchés);

  • de la coopération financière (pour accroître cette coopération en tirant pleinement parti, notamment, de l'euro en tant que monnaie d'échange et de réserve, créer un marché des euro-obligations en Asie et affirmer la place de l'euro sur les marchés monétaires).

Les dirigeants ont admis que la Task Force devrait avoir un souci d'action et tenir compte des travaux du "pilier économique de l'ASEM". Elle se composera de cinq experts asiatiques et de cinq experts européens.

Les dirigeants ont invité la Task Force à présenter, en 2003, un rapport intérimaire aux ministres des affaires étrangères de l'ASEM par l'entremise des ministres de l'économie et des finances et, en 2004, un rapport final au sommet ASEM 5 d'Hanoi.

Dossier sur l'utilisation de l'euro

En ce qui concerne le secteur privé, l'émission d'obligations, de bons et d'instruments du marché monétaire international fournit une bonne indication de la position de l'euro par rapport à d'autres monnaies.

Par suite de l'introduction de l'euro, les émissions d'obligations et de bons libellés dans cette devise ont connu une progression spectaculaire. En 1997, les obligations et bons libellés dans les monnaies constitutives de l'euro ne représentaient guère que 22 % des émissions mondiales contre 47 % pour les émissions en dollars. En 2001, le dollar était toujours la principale devise d'émission d'obligations et de bons, et détenait 47 % du marché, mais la part détenue par l'euro était passée à 36 %.

Une évolution plus spectaculaire encore a été observée sur le marché monétaire. En 1997, les instruments libellés dans les devises qui ont précédé l'euro ne représentaient pas plus de 17 % des émissions mondiales, contre 58 % pour les instruments libellés en dollars. En 2001, l'écart entre l'euro et le dollar est devenu relativement faible: la pat des émissions en dollars a été ramenée à 42 %, alors que celle des émissions en euros a atteint 33 %.

Globalement, les émissions de titres libellés en euros ont donc progressé considérablement dans un délai très court.

En ce qui concerne le secteur public, l'euro est déjà largement utilisé comme monnaie d'ancrage ou de référence dans les systèmes de change des pays n'appartenant pas à l'UE. Plus de 50 pays appliquent des dispositifs réglementés de change qui utilisent l'euro comme référence, soit isolément, soit en conjugaison avec d'autres monnaies de réserve. Les formules adoptées par ces pays tiers vont du contrôle par des instituts monétaires à un flottement ordonné. Les pays en question se situent essentiellement en Europe et en Afrique. La principale cause de l'adoption de l'euro comme monnaie de référence par ces pays réside manifestement dans l'existence de liens commerciaux et financiers intensifs avec la zone euro.

En tant que monnaie de réserve, l'euro représentait, au début de l'année, 13 % des réserves mondiales officielles. Il est admis qu'il joue toujours un rôle nettement inférieur au dollar américain, dont la proportion s'élevait à 66 %. La Banque centrale européenne elle-même, qui détient de fortes quantités de dollars, contribue à asseoir le rôle prédominant de la devise américaine comme monnaie de réserve officielle.

Au cours de l'année 2002, toutefois, les banques centrales des principaux pays asiatiques, qui disposent de fortes réserves, ont augmenté la proportion détenue en euros. Ainsi, par exemple, Taiwan aurait porté ses réserves en euros à environ 35 % de ses réserves totales, contre 20 % précédemment. Selon les estimations, le tiers des réserves de Singapour, qui représentent 80 milliards de dollars, serait détenu en euros. Il est généralement admis aussi que de 10 à 15 % des réserves de devises de la Banque du Japon - les plus importantes du monde, soit près de 450 milliards de dollars à la fin de juin - seraient détenues en euros. La Chine ajuste elle aussi le montant de ses réserves en devises étrangères en faveur de l'euro.


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