IP/02/1086
Bruxelles, le 17 juillet 2002
La Commission décide de déférer une deuxième fois la France devant la Cour de justice pour non-exécution de l'arrêt de la Cour relatif à la viande bovine britannique
En vertu de l'article 228, paragraphe 1, du traité CE, les États membres sont tenus d'exécuter les arrêts de la Cour de justice des Communautés européennes. Le 13 décembre 2001, la Cour a déclaré illicite le refus de la France de suspendre son embargo sur la viande bovine et les produits bovins britanniques satisfaisant aux critères du régime DBES (affaire C-1/00). La France est donc tenue d'appliquer les règles européennes en la matière et de permettre la reprise des importations en France de la viande bovine et des produits bovins britanniques, correctement marqués ou étiquetés, qui respectent les critères du régime DBES. La France n'a toujours pas informé la Commission européenne de telles mesures d'exécution. Aussi la Commission a-t-elle décidé aujourd'hui de déférer la France devant la Cour de justice européenne une deuxième fois, afin d'exécuter l'arrêt rendu par la Cour. La Commission a également décidé de demander à la Cour d'infliger à la France une astreinte journalière de 158 250 € si l'affaire n'est pas réglée avant que la Cour ne rende son arrêt. L'astreinte s'appliquerait pour chaque jour de non-exécution du deuxième arrêt de la Cour. La Cour n'est pas tenue d'accepter le montant proposé par la Commission. La Commission a également décidé de demander à la Cour de traiter cette affaire dans le cadre de la procédure accélérée, décision qui sera prise par le Président de la Cour.
Notes: