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IP/02/1011

Bruxelles, le 8 juillet 2002

La Commission approuve un financement de 72 millions d'euros pour 70 nouveaux projets de conservation de la nature

Soixante-dix projets de conservation de la nature concernant l'Union européenne (UE) et cinq pays candidats ont été admis à un financement par la Commission européenne dans le cadre du programme LIFE-Nature. Ces initiatives représentent un investissement global de 130 millions d'€ en faveur de la nature auquel l'UE contribuera à hauteur de 72 millions. Treize d'entre elles seront réalisées dans des pays candidats à l'adhésion (Estonie, Hongrie, Lettonie, Roumanie et Slovénie). Les projets LIFE-Nature visent à protéger et à restaurer les habitats et à préserver la flore et la faune à travers l'Union européenne.

Pour la Commissaire à l'Environnement, Mme Margot Wallström, "le programme LIFE-Nature est un instrument essentiel et puissant au service de la politique européenne en faveur de la nature".

Les projets LIFE-Nature de cette année favoriseront la mise en place du réseau Natura 2000 grâce à la restauration de certaines zones protégées, à la création de structures de gestion durable et à la sensibilisation de la population. À ce jour, des projets LIFE-Nature se sont déroulés dans environ 8% des zones protégées au titre de Natura 2000 au sein de l'UE, et beaucoup plus nombreuses encore sont celles avec lesquelles ils ont des liens.

LIFE-Nature est une des trois composantes de l'instrument LIFE, qui soutient financièrement des projets visant à promouvoir de meilleures pratiques environnementales et la conservation de la nature à travers l'UE. L'actuel programme LIFE III, qui court jusqu'en 2004, dispose d'un budget de 640 millions d'€. Juste un peu moins de la moitié de ce budget est destinée aux projets LIFE-Nature(1).

LIFE-Nature a vu le jour en 1992 afin de soutenir la création de Natura 2000, un réseau pancommunautaire de zones protégées mis en place en application des directives "Oiseaux" et "Habitats". Les 15 000 sites de ce réseau, qui couvrent 15% des terres de l'UE, sont censés être désignés pour 2004. Beaucoup de projets LIFE-Nature visent des sites Natura 2000; d'autres tendent à protéger des espèces inscrites dans les directives "Oiseaux" et "Habitats". Les actions proposées par les candidats - de la restauration et la gestion d'habitats naturels déterminés, à l'amélioration des conditions d'existence d'une espèce particulière doivent être en accord total avec les directives communautaires.

Nouvelles demandes en 2002

Pour l'exercice de sélection 2002, la Commission a reçu 188 demandes dont 154 (82%) ont été considérées comme éligibles. Après évaluation et approbation par le comité "Habitats" de l'UE, soixante-dix projets (soit 37% des demandes) émanant de 19 pays ont été sélectionnés pour un financement sur la base de leur qualité. Cinquante-six concernent l'UE et treize des pays candidats à l'adhésion. Les projets retenus remplissent un des trois critères fondamentaux de sélection applicables à LIFE-Nature, à savoir:

  • la conservation de sites proposés par les États membres au titre de la directive "Habitats" (56%);

  • la conservation de sites classés zones de protection particulière en application de la directive "Oiseaux" (24%);

  • la conservations d'espèces de flore et de faune considérées comme importantes pour l'UE (20%).

L'extension de LIFE aux pays candidats leur permet de se préparer à l'application pratique des directives "Oiseaux" et "Habitats" grâce aux projets LIFE-Nature.

Tant les crédits disponibles que le nombre de projets ont diminué en 2002 par rapport à la sélection 2000-2001. Ce fléchissement était attendu car, faute de sélection en 2000, l'exercice 2000-2001 couvrait deux années. Cependant, la taille moyenne des projets retenus en 2002 a augmenté de 15% si l'on se base sur le budget total. Depuis le démarrage de LIFE-Nature, l'investissement total consacré aux projets n'a cessé de croître, passant de 70 millions d'€ en 1992 à une moyenne de 97 millions d'€ par an pour les années 1999-2001. La mise de fonds de 130 millions d'€ envisagée cette année est conforme à cette tendance.

Le financement communautaire à hauteur de 72 millions d'€ couvrira approximativement 55% du coût des projets 2002. Les 58 millions d'€ restants viendront des bénéficiaires, partenaires et cofinanciers.

Une variété d'habitats et un partenariat solide entre les protagonistes des projets

Plus de la moitié des projets de cette année (38) visent des sites et des espèces régis par la directive "Habitats", tandis que 18 autres concernent des espèces qui relèvent de la directive "Oiseaux". Les 14 projets restants portent sur des espèces non liées à des sites particuliers. En ce qui concerne les projets qui portent sur des sites Natura 2000, toutes les variétés d'habitats sont couvertes. Les cours d'eau et les zones humides sont particulièrement à l'honneur. Près de la moitié des projets concernent plusieurs types d'habitats. Les initiatives les plus communément proposées dans les projets sont l'élaboration et la mise en œuvre de plans de gestion, la gestion de cours d'eau, l'acquisition de terrains (spécialement dans le nord de l'Europe), la gestion des pâturages, la protection d'espèces exotiques et la restauration/amélioration de sites. La gamme des mesures est néanmoins très vaste qui va de l'alimentation contrôlée des vautours à l'isolation des lignes électriques.

Les mesures de conservation de la nature impliquant souvent des institutions publiques, les bénéficiaires de LIFE-Nature sont essentiellement des collectivités régionales ou locales (70%). Les ONG représentent une proportion de 25%. Près de trois quarts des bénéficiaires agissent dans le cadre de partenariats qui rassemblent le plus souvent un organisme public et une ONG engagée dans la préservation de la nature. Cette combinaison d'expertise professionnelle et de planification administrative est la meilleure recette pour réussir à assurer la viabilité des zones protégées. Un petit peu plus de la moitié (51%) des bénéficiaires de LIFE-Nature en 2002 sont nouveaux dans la sélection, preuve manifeste que ce programme continue à gagner du terrain.

La contribution des actions LIFE-Nature au développement durable est un critère de sélection important des projets. Une attention particulière est également accordée à la participation des citoyens et des communautés locales. Les bénéficiaires sont tenus de prévoir des mesures de sensibilisation de la population dans leurs initiatives et la préférence est accordée aux projets qui garantissent la gestion des sites à longue échéance.

Intégration de la conservation de la nature et de l'activité économique quotidienne

La nature doit souvent coexister avec les activités économiques quotidiennes de la vie moderne et plusieurs projets LIFE-Nature tendent à faciliter cette coexistence. En Autriche, la valeur naturelle du champ d'inondation du Danube sera protégée grâce à un plan général de travaux de génie civil visant à assurer la viabilité du fleuve en tant que voie navigable internationale essentielle. Dans le nord de l'Angleterre, un projet concernant une zone déshéritée de hautes terres s'attache à convertir une agriculture de type pastoral en système compatible avec la conservation de la nature tout en apportant des avantages économiques à la communauté rurale. Un projet semblable sera lancé en Hongrie. En Grèce, la protection d'une espèce rare de tortue ira de pair avec une petite activité piscicole commerciale.

On trouvera en annexe le résumé des projets par pays. Des informations plus détaillées sur chacun des 70 nouveaux projets regroupés par pays sont disponibles sur le site http://europa.eu.int/comm/life/nature/databas.htm. Des textes explicatifs y sont fournis dans la langue nationale (pour les États membres), en anglais et en français. De plus amples informations sur le réseau Natura 2000 peuvent être consultées sur le site http://europa.eu.int/comm/environment/nature/home.htm.

Annexe - Aperçu des projets LIFE-Nature 2002 par pays

AUTRICHE

Nombre de projets financés: 2

Le premier projet vise la conservation de la petite population d'ours bruns des Alpes autrichiennes, actuellement estimée à tout au plus 25 à 30 spécimens. Il prolongera des études antérieures réalisées au titre de LIFE-Nature afin d'approfondir la distribution et les facteurs limitatifs de la taille de la population actuelle.

Le second projet s'attache à rétablir l'environnement naturel sur un tronçon de 3 km du Danube dans les champs inondables à l'est de Vienne dans le parc national de Donauauen. Il s'agit d'une action pilote qui s'inscrit dans un plan intégré d'aménagement du fleuve visant à concilier sa fonction de voie navigable internationale et la conservation de la nature.

BELGIQUE

Nombre de projets financés: 4

Cette année, deux projets concernent la Wallonie et deux la Flandre. Leurs sites se répartissent harmonieusement à travers le pays, de la côte aux Ardennes.

Un projet porte sur la restauration de trois habitats de rivière dans les Ardennes pour la mulette, une espèce menacée.

Les trois autres visent des végétations très rares et menacées. L'un concerne la restauration de dunes herbeuses dans l'estuaire de l'Yser sur la côte flamande, un autre tend à restaurer une vaste zone de prés humides et de fagne riche en espèces végétales au nord de Bruxelles, et le dernier prévoit la restauration de 180 ha de pelouse calcaire sur les versants de la moyenne Meuse et de ses affluents.

DANEMARK

Nombre de projets financés: 3

Deux projets s'intéressent aux effets à long terme de la pollution due au ruissellement d'origine agricole et aux déchets ménagers sur un lagon salin et un lac naturellement eutrophique. Dans les deux cas, les sources de pollution ont quitté la région, mais leurs effets doivent être effacés. Cette action est nécessaire afin d'éliminer les accumulations d'éléments nutritifs qui empêchent les lacs de retrouver leur état naturel originel. Elle fera appel à un ensemble de méthodes pratiques innovantes qui pourraient orienter les meilleures pratiques pour d'autres initiatives similaires réalisées ailleurs.

Le troisième projet concerne un long cordon de dunes côtières de la façade ouest du Jutland. Les principales menaces qui pèsent sur cette zone de 24 000 ha seront éliminées grâce à un vaste programme d'éradication des conifères exotiques et de rétablissement d'une mosaïque de végétation naturelle basé sur les brûlis, les herbages et l'abattage.

ESTONIE

Nombre de projets financés: 2

Un projet se concentrera sur les riches ressources forestières qui abritent une proportion considérable des habitats prioritaires du pays conformément à la classification de la directive "Habitats". Vingt sites couvrant plus de 500 km² feront l'objet de mesures de conservation axées sur l'acquisition de terres, la planification, les aménagements pour visiteurs et la sensibilisation de la population locale et des visiteurs. Le second projet, situé dans le parc national de Karula, s'attachera à maintenir des pratiques agricoles traditionnelles compatibles avec la conservation de la nature de manière à anticiper l'adoption de mesures agri-environnementales au titre de la réglementation communautaire relative au développement rural.

FINLANDE

Nombre de projets financés: 6

Les projets 2002 concernent toutes les régions du pays, sauf la Laponie, et intéressent 92 000 ha de sites Natura 2000.

L'un d'entre eux vise des sites Natura 2000 des faubourgs de la troisième ville du pays, Turku (sur le golfe de Botnie). Un autre consiste dans une action pilote relative à l'application de la directive cadre européenne concernant les eaux dans des zones Natura 2000 du fleuve Simojoki, dans le nord de la Botnie.

Les autres projets portent sur des habitats typiquement finlandais - forêts et tourbières - dans des zones à population éparse. Ils visent à restaurer plus de 1 300 ha de tourbières dégradées qui sont toutes classées habitats prioritaires. Des méthodes de brûlage contrôlé et de non enlèvement du bois mort seront appliquées à quelque 500 ha de forêt. Vingt et un kilomètres de cours d'eau naturels et 1 300 ha de lacs constituant des habitats importants pour l'avifaune seront restaurés.

Ces projets comprennent plusieurs actions novatrices: un jeu vidéo sur la restauration de la nature et l'élaboration d'une carte nature basée sur un SIG qui pourra être téléchargée sur téléphone mobile.

FRANCE

Nombre de projets financés: 1

Ce projet concerne la basse vallée de l'Ain, dans la région Rhône-Alpes. Il visera à restaurer l'écosystème de la rivière et à protéger la diversité des habitats et des espèces qui lui sont associés.

ALLEMAGNE

Nombre de projets financés: 5

L'œnanthe de l'Elbe (Oenanthe conioides) est une plante aquatique rare que l'on ne trouve que dans un seul endroit au monde, une partie du cours de l'Elbe qui s'étend sur 65 km en amont et en aval de Hambourg, où les eaux sont saumâtres à douces mais fortement soumises à l'influence des marées. Étant donné qu'on ne dénombre plus que 2000 plantes, il est prévu, dans le cadre de ce projet, d'étendre leur habitat en ouvrant la digue de l'Elbe de manière à inonder 90 hectares de terres touchant la banlieue de Hambourg. Différents travaux d'aménagement seront réalisés pour faire en sorte que cette opération ne porte pas atteinte à la sécurité publique.

En Basse-Saxe, un nouveau projet prévoyant l'achat et la restauration de 2 500 hectares de zones humides dans la plaine de Dümmer prendra le relais d'un précédent projet LIFE-Nature. Cette action permettra de faire de la plaine de Dümmer une zone de repos et de nourrissage tout confort pour les oiseaux migrateurs.

Un troisième projet a pour but de restaurer les pâturages parmi les vignobles et vergers de Rhénanie-Palatinat. Cette zone est en effet l'habitat de nombreuses plantes rares. Pour garantir sa conservation, on encouragera les bergers à faire paître les troupeaux à cet endroit et son utilisation inappropriée en tant que zone récréative sera découragée.

Un projet qui se déroulera à la frontière entre la Bavière et la République tchèque sera consacré aux mulettes, comme en Belgique et en Espagne. Des mesures directes seront prises pour réaménager certaines parties de cours d'eau afin de créer un habitat viable pour les moules et les poissons dont elles sont dépendantes. Ce projet sera coordonné avec d'autres projets financés par l'UE pour s'attaquer au problème de la pollution de l'eau dans son ensemble.

Le cinquième projet comportera une série de travaux d'aménagement entrepris à des fins de conservation destinés à améliorer la qualité d'un réseau d'habitats en zones humides, dont certains sont classés prioritaires par la directive Habitats, sur les contreforts des Alpes dans le Bade-Wurtemberg.

GRÈCE

Nombre de projets financés: 6

Parmi les six projets, trois portent sur des zones humides "Ramsar" d'importance internationale (la convention de Ramsar couvre des zones humides situées dans toutes les parties du monde) qui se trouvent sur le site du lac Mikri Prespa, dans le delta et les gorges du Nestos et dans la lagune de Kotychi. Deux autres projets sont consacrés à des rapaces: le vautour moine dans la forêt de Dadia et le gypaète barbu dans les montagnes de Crète. Quant au dernier projet, il concerne la tortue caouanne (Caretta caretta) et vise à protéger l'espèce contre les dangers des activités de pêche locales.

HONGRIE

Nombre de projets financés: 4

Deux de ces projets portent sur des programmes de restauration de grande envergure dans le parc national d'Hortobagy (steppes de l'est de la Hongrie). Le premier vise à restaurer une partie du parc couvrant 6650 hectares par la suppression d'anciennes digues et de canaux d'irrigation construits autrefois pour créer des rizières. Le deuxième projet combinera agriculture biologique et conservation de la nature en introduisant le pâturage contrôlé pour des races traditionnelles de bovins, d'ovins et de porcins, sur 2000 hectares de steppes et de zones humides.

Le troisième projet hongrois a pour but d'assurer la conservation de l'angélique (Angelica palustris), une espèce végétale menacée des plaines d'inondation continentales. Ce projet, qui couvrira 2600 hectares, prévoit l'achat de terres et la restauration d'habitats afin de garantir l'existence de 11 sites de bonne qualité pour l'espèce.

Le quatrième projet est consacré à la conservation de l'aigle impérial des Carpathes. Ce grand rapace d'Europe orientale est en effet menacé par les changements d'affectation des terres agricoles. Le projet prévoit des mesures visant à stopper la diminution du nombre de spécimens de l'espèce. On préparera la désignation de zones importantes pour l'espèce et on élaborera des lignes directrices pour la gestion des sites abritant des aigles. On s'emploiera à atténuer les menaces immédiates, par exemple en isolant les lignes électriques.

IRLANDE

Nombre de projets financés : 1

L'unique projet irlandais adopte une approche stratégique de la conservation des tourbières de couverture avec des actions sur 14 sites différents. Plus de 1200 hectares de couverture tourbeuse en forêt seront restaurés. Les mesures prévues comprennent notamment l'installation de clôtures, le blocage des canaux de drainage et la suppression des plantations de conifères, de manière à créer des conditions favorables à une régénération naturelle des tourbières. Un certain nombre de sites serviront aussi de zones de démonstration pour sensibiliser le public à ce type d'habitat et à Natura 2000 en général.

ITALIE

Nombre de projets financés : 7

A une exception près, tous les projets sélectionnés sont situés dans des zones déjà protégées par la législation nationale, telles que des parcs nationaux ou régionaux ou des réserves naturelles.

Le principal objectif des projets italiens cette année consiste à sauvegarder différents types de zones humides: les bords des rivières, les rivages lacustres, les marais, les marais salants, les tourbières et les mares. Nombre d'entre eux ont également une importance stratégique car ils sont situés sur les voies nord-sud empruntées par les oiseaux migrateurs. D'autres projets ont pour but d'assurer la conservation des dunes dans le sud de la Sicile et la restauration de pâturages dans les Alpes piémontaises. En outre, un projet est consacré à la sauvegarde du chamois des Abruzzes (Rupicapra pyrenaica ornata), sous-espèce prioritaire figurant sur la liste de la directive Habitats.

Cinq des bénéficiaires sont de nouveaux venus dans les projets LIFE-Nature.

LETTONIE

Nombre de projets financés : 2

La Lettonie possède de vastes étendues qui abritent des habitats d'une valeur inestimable et de nombreuses espèces uniquement présentes dans des zones réduites et isolées de l'UE. Les deux projets approuvés cette année aideront la Lettonie à se préparer en vue de sa participation à Natura 2000. Le premier projet prévoit une étude qui portera sur l'ensemble du littoral et visera à déterminer son importance en matière de conservation de la nature. Il comprendra également des travaux d'aménagement considérables sur les dunes, afin d'éviter que la rapide augmentation du nombre de visiteurs n'entraîne des dégradations. Le deuxième projet vise à assurer la conservation à long terme des différents habitats et espèces prioritaires que compte le parc national de Kemeri. Il prévoit notamment la restauration de l'une des plus vastes tourbières hautes d'Europe.

LUXEMBOURG

Aucun projet n'a été présenté cette année.

PAYS-BAS

Nombre de projets financés : 1

Ce projet est consacré à l'Ilperveld, une zone de 300 hectares de pâturages tourbeux comprise dans un site de 1800 hectares situé juste au nord d'Amsterdam. Il s'agit d'un lieu de reproduction traditionnel important pour les échassiers et les canards. Cependant, les modifications des pratiques agricoles, telles que l'abandon de la fenaison au profit du pacage des moutons, l'arrêt de l'épandage du fumier et l'envasement des canaux ont provoqué une diminution des populations d'oiseaux en âge de reproduction, et notamment de la barge à queue noire et de la bécassine des marais. Le projet a pour but d'inverser cette tendance en introduisant le fauchage des joncs pour limiter leur invasion et en promouvant l'application d'engrais organique "léger". Il prévoit aussi la construction d'une nouvelle unité de production d'engrais organique écologique qui recyclera les joncs fauchés sur le site.

PORTUGAL

Nombre de projets financés: 4

Les nouveaux projets concernent 14 sites Natura 2000.

Deux des projets portent sur la conservation de deux espèces d'oiseaux, l'outarde canepetière et le faucon crécerellette, ainsi que de leurs habitats, sur sept sites dans l'Alentejo. Tous deux sont des projets pilotes visant à conclure avec les agriculteurs des accords pour l'adoption de mesures de gestion favorisant la conservation et à augmenter la superficie des habitats convenant à ces espèces. Les accords constitueront la base de plans locaux pour la protection des espèces.

Un troisième projet sera consacré à la restauration des habitats dégradés et à la conservation des habitats existants, grâce à l'adoption de pratiques agricoles traditionnelles en matière d'utilisation des sols dans la Sierra da Estrela (nord-est du Portugal). Le quatrième projet s'attachera à éviter le déclin de huit espèces de flore menacées en étendant leur aire de distribution et en augmentant leur population.

ROUMANIE

Nombre de projets financés : 3

Pour le premier projet, LIFE Nature financera la conservation, la gestion et la réinstallation de populations viables d'ours bruns, de loups et de lynx européens dans le comté de Vrancea, grâce à l'élaboration et à la mise en œuvre d'un plan de gestion local pour ces espèces.

Les deux autres projets visent à assurer la restauration et la gestion de deux zones humides, celle de Comana, qui est la plus grande du sud de la Roumanie, ainsi que celle des marais de Satchinez. Ce dernier projet s'inscrit dans la continuité d'un précédent projet LIFE-Nature. Ces deux zones sont très importantes pour les oiseaux car elles abritent plusieurs espèces menacées telles que le fuligule nyroca, le râle des genêts et le butor étoilé.

SLOVÉNIE

Nombre de projets financés : 2

La première proposition admise à bénéficier d'un financement est consacré à la conservation d'une des plus grandes populations d'ours bruns d'Europe. Le bénéficiaire travaillera avec l'ensemble des administrations concernées pour faire en sorte que les ours bruns soient protégés sur tout le territoire national.

Le deuxième projet, dans la région du Karst, au sud-ouest de la Slovénie, vise à assurer la sauvegarde de quatre habitats, de cinq espèces de batraciens et de sept espèces de papillons figurant sur la liste de la directive Habitats et/ou de la Convention de Berne. Il s'inspire d'un projet Life-Nature similaire mis en œuvre avec succès en Espagne et comprend notamment l'élaboration d'un plan de gestion pour chacun des 50 sites du projet.

Le ministère slovène de l'environnement co-financera les deux projets.

ESPAGNE

Nombre de projets financés : 11

Le lynx pardelle est l'espèce de félin la plus menacée au monde. Dans le cadre de la stratégie nationale mise en œuvre pour sa conservation, deux projets seront coordonnés pour promouvoir l'adoption de pratiques de gestion adaptées dans les derniers sites abritant cette espèce. Un autre projet vise à prévenir l'extinction du vision d'Europe en Espagne, grâce à la création d'un programme d'élevage en captivité et à l'extension de l'habitat actuel de cette espèce.

Un autre projet, qui se déroulera sur la côte sud-est, sera consacré à la production de modèles pour l'amélioration de la gestion des réserves marines. Ce projet est principalement axé sur la conservation du grand dauphin, du marsouin et de la tortue caouanne, pour lesquels des programmes de surveillance et de sensibilisation seront mis en œuvre.

Le financement de Life-Nature va également contribuer à garantir la conservation à long terme du lézard géant de La Gomera (Îles Canaries). On croyait cette espèce éteinte sur l'île jusqu'en 1999, date à laquelle une demi-douzaine de lézards ont été découverts dans une zone isolée.

Six des projets sélectionnés sont consacrés à la conservation de quatre espèces d'oiseaux. Plusieurs administrations régionales vont mettre en œuvre une série d'actions coordonnées pour maîtriser les facteurs qui pourraient constituer des menaces pour l'aigle de Bonelli et pour la plus importante colonie de goélands d'Audouin. Un projet vise à étendre l'habitat du gypaète barbu des Pyrénées au nord-ouest de l'Espagne. La quatrième espèce concernée est le phragmite aquatique, pour lequel on améliorera une halte migratoire.

SUÈDE

Nombre de projets financés : 2

Le premier projet concerne le parc national de Söderåsen, qui abrite l'une des plus vastes parcelles de forêts de feuillus qui subsistent en Suède. Le deuxième est consacré au haut plateau, situé à 265 m d'altitude, du mont Kinnekulle qui, depuis un millier d'années, est livré au pacage et au fauchage extensifs. Ces deux sites comptent parmi les zones les plus riches de Suède sur le plan biologique. Parmi les actions prévues figurent l'achat des zones forestières les plus précieuses, ce qui permettra de garantir leur avenir, l'enlèvement des essences non indigènes et la restauration des prés abandonnés. Cette dernière sera menée de façon à pouvoir bénéficier d'un soutien au titre des mesures agri-environnementales.

ROYAUME-UNI

Nombre de projets financés : 4

Deux projets sont consacrés à la conservation d'espèces d'oiseaux gravement menacées au Royaume-Uni. Le premier vise à établir un vaste réseau de sites stratégiques autonomes pour le butor étoilé. Diverses actions entreprises sur 19 sites répartis dans toute l'Angleterre ont pour objectif final de doubler la population de mâles actifs en la faisant passer à 65 individus en dix ans. Le deuxième projet est consacré au grand tétras d'Écosse, dont la population a diminué ces dernières années au point de ne plus compter que 1000 spécimens. L'objectif est de sauvegarder l'espèce en entreprenant des actions sur un grand nombre de sites de nourrissage et de reproduction (45 en tout). Des mesures seront prises également en ce qui concerne les principales menaces pour l'espèce, qui sont les prédateurs et les clôtures. Le projet se déroulera en coopération avec plus de trente propriétaires fonciers.

Les deux autres projets concernent un seul grand site. Le projet New Forest, dans le sud de l'Angleterre, s'inscrira dans la continuité d'un précédent projet LIFE en prenant en charge la conservation de trois de ses bassins d'irrigation. Un autre projet, qui se déroulera dans une zone calcaire des Yorkshire Dales, fournira un soutien à 15 exploitations pilotes qui vont passer à un système de polyélevage avec des races rustiques traditionnelles. L'adoption de systèmes d'élevage faisant davantage appel au pâturage extensif améliorera l'équilibre naturel et contribuera à garantir la conservation à long terme de la zone.

(1) 46 % des crédits sont disponibles respectivement pour les programmes LIFE-Nature et LIFE-Environnement, et 6 % pour le programme LIFE-Pays tiers. Une annonce concernant les autres programmes est en préparation.


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