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IP/01/1782

Bruxelles, 10 décembre 2001

Cinq pays candidats à l'adhésion reçoivent 3,43 millions d'euros au titre du programme LIFE pour des projets innovants dans le domaine de l'environnement

La Commission européenne a accordé une aide totale de 3,43 millions d'euros à treize projets innovants dans le domaine de l'environnement en Estonie, Hongrie, Lettonie, Roumanie et Slovénie dans le cadre du programme LIFE-environnement 2000-2001. La commissaire à l'environnement, Margot Wallström, a déclaré: "Le programme LIFE-environnement promeut des projets innovants qui visent à améliorer l'environnement et s'inscrivent dans le droit fil de la politique environnementale communautaire. En finançant ces projets, la Commission renforce son engagement en vue d'aider les entreprises, les décideurs et les universitaires à travailler ensemble afin d'améliorer la qualité de l'environnement, tant dans la Communauté que dans les pays candidats à l'adhésion. Nous agissons ainsi également en faveur d'un environnement plus sain pour les citoyens d'Europe." Cette année, les principaux bénéficiaires des aides sont les pouvoirs publics, les entreprises et les universités. Les projets sélectionnés couvrent cinq domaines environnementaux ciblés dans le cadre du programme LIFE-environnement: aménagement et mise en valeur du territoire, gestion de l'eau, incidences des activités économiques, gestion des déchets, politique de produit intégré.

En 2000-2001, la Commission européenne a reçu 66 propositions de projets en provenance des pays candidats à l'adhésion. Assistée d'experts indépendants, elle a classé ces projets par ordre de mérite. Une aide a ainsi été accordée à treize projets.

Le coût total d'investissement pour les treize projets sélectionnés et de 9,4 millions d'euros, dont 3,43 millions d'euros proviendront de LIFE-environnement. Le reste sera couvert par les bénéficiaires, leurs partenaires et des cofinanciers.

La Commission prévoit de récolter les bénéfices de ces projets de démonstration au cours des deux à cinq prochaines années. Un des résultats attendus dans les pays participants est une amélioration des conditions environnementales dans les domaines visés. Ces améliorations iront dans le sens des objectifs de l'UE dans le domaine de l'environnement.

Après l'adoption par le Conseil de l'UE du programme LIFE III (troisième phase de LIFE) le juillet 2000 (règlement CEE n° 1655/2000), il a été confirmé que les pays candidats pourraient participer à ce programme jusqu'en 2004.

La Roumanie était le seul pays associé d'Europe central à participer au programme LIFE II en 1999. Dans le cadre de LIFE III, quatre autre pays ayant décidé de participer viennent s'ajouter à la Roumanie: l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie et la Slovénie.

On trouvera ci-après une présentation succincte des projets retenus dans chaque pays candidats. Pour plus de précisions, une description détaillée de ces nouveaux projets sera bientôt disponible sur la base LIFE: http://ec.europa.eu/life/envir/database.htm

LIFE est le principal instrument financier de l'UE pour les aides à des projets environnementaux menés non seulement dans l'ensemble de l'UE, mais aussi dans les pays voisins. L'objectif essentiel de ce programme est de contribuer au développement et à la mise en œuvre de la politique environnementale de l'UE, en finançant des actions de démonstration spécifiques relevant de trois catégories distinctes: LIFE-environnement, LIFE-nature et LIFE-pays tiers. Le budget total pour LIFE III (200-2004) est de 640 millions d'euros.

Annexe

Projets LIFE-environnement sélectionnés pour la période 2000-2001 dans les pays candidats participant à LIFE

    Estonie

Nombre de projets soumis    5

Nombre de projets retenus pour un financement 3

    Types de bénéficiaires     Autorités publiques (2), une université

Domaine thématique    Gestion de l'eau

Coûts total des projets financés  2 698 873 euros

Contribution totale au titre de LIFE 954 279 euros

    Plan de gestion de l'eau

Le projet Rakwanet concerne l'élaboration d'un plan complet et intégré de réduction des fuites d'eau que connaît la ville de Rakvere du fait de son réseau d'adduction d'eau trop complexe et qui se détériore. Ce projet aidera à préserver la quantité et la qualité de l'eau fournie aux consommateurs. L'eau du réseau sera exempte des contaminants susceptibles de nuire à la santé, tout en répondant aux besoins des consommateurs estoniens et en respectant la législation communautaire. En ce qui concerne la compagnie des eaux, le projet instaurera une gestion améliorée de la demande et de la distribution de l'eau à l'aide d'outils technologiques modernes. La compagnie des eaux de Rakvere, qui peut s'autofinancer, sera le partenaire du principal bénéficiaire, à savoir les autorités municipales de Rakvere.

    Système d'épuration des eaux

L'université agricole estonienne, promotrice du projet Estwaste, a proposé une méthode innovante d'épuration des eaux usées fondée sur des filtres végétaux au lieu des produits chimiques habituellement utilisés. L'objectif est de réduire la teneur en N et P de l'eau épurée. En outre, un système d'épuration durable des eaux usées sera mis en place, afin de résoudre les problèmes locaux d'environnement et d'approvisionnement énergétique dans les zones rurales d'Estonie.

    Mise en œuvre de la Directive Cadre dans le domaine de l'eau

Le projet Viru Peipsi Camp, proposé par le ministère estonien de l'environnement, vise à s'assurer que le projet concernant le bassin du lac Peipsi (dans la province de Viru) est mis en œuvre dans le respect de la directive cadre dans le domaine de l'eau.

En premier lieu, on effectuera un inventaire et une évaluation multisectoriels des ressources en eau et du système de gestion existant. On mettre ensuite en œuvre un programme de mesures détaillées visant à améliorer la gestion des ressources en eau en instaurant l'utilisation d'outils économiques de gestion, à mettre en place des régimes d'autorisation, et à établir des systèmes de surveillance et de contrôle. Les autres objectifs sont notamment d'améliorer la mise en œuvre des projets et de renforcer les capacités administratives de l'Estonie, dans le cadre d'un transfert de savoir-faire et de technologie. L'objectif ultime est l'application effective de la directive cadre dans le domaine de l'eau.

On peut citer parmi les actions concrètes envisagées la fourniture d'outils de gestion adéquats, la formation du personnel et des activités de diffusion d'informations et de sensibilisation à l'intention des parties intéressées.

    Hongrie

Nombre de projets soumis    9

Nombre de projets retenus pour un financement 2

Types de bénéficiaires    Une PME, une autorité locale

Domaine thématique    Incidences des activités économiques,  

           qualité de l'air 

Coût total des projets financés  1 953 454 euros

Contribution totale au titre de LIFE 677 950 euros

    Recyclage des vieux pneus

Le principal objectif du projet UTR, qui a été proposé par une entreprise privée appelée REGUM, est la construction d'une usine de retraitement des pneumatiques usagés à l'aide d'une technologie à jet haute pression (qui permet un broyage fin). Chaque année, 8000 tonnes de caoutchouc usagé s'accumulent. Le caoutchouc peut être recyclé de manière rentable pour obtenir un produit utilisable comme matière première. Ce procédé pourra servir non seulement pour les vieux pneus, mais aussi pour d'autres déchets tels que les bandes transporteuses, les câbles souterrains, les silicones et les thermoplastiques.

    Réseau de surveillance de la pollution atmosphérique

Le projet de réseau est-hongrois de biovigilance vise à mettre en place un réseau de surveillance de la pollution atmosphérique dans cinq grandes villes à la frontière orientale de la Hongrie, afin de promouvoir une nouvelle approche en matière d'évaluation de la pollution de l'air. L'Office de protection de l'environnement de la région transtiszanienne assurera la gestion du projet. Sur la base des données transmises par les réseaux, il diffusera des informations auprès des autorités nationales et des collectivités locales en soulignant la nécessité d'améliorer rapidement la qualité de l'air. Des cartes de la pollution atmosphérique seront publiées, et des espaces verts seront créés dans les villes de la région participante.

    Lettonie

Nombre de projets soumis    7

Nombre de projets retenus pour un financement 3

Types de bénéficiaires    Autorités locales, ONG

    Domaine thématique    gestion intégrée du littoral, tourisme durable et politique de produit intégré, gestion de l'eau 

Coût total des projets financés  1 524 003 euros

Contribution totale au titre de LIFE 568 205 euros

    Gestion du littoral

Le projet LR 21, proposé par la municipalité de Dundaga, concerne la mise en place d'un système de gestion durable du littoral nord-ouest de la Lettonie, en coopération avec plusieurs institutions de la mer Baltique. En premier lieu, un centre sera créé aux fins de la planification, de la mise en œuvre et de la surveillance d'activités relevant de l'Agenda 21 sur le littoral nord-ouest de la Lettonie.

Ces activités comprendront une série d'actions de démonstration d'innovations. Le centre régional de l'Agenda 21 sera établi dans le cadre d'un projet qui comportera par la suite un large éventail d'actions de diffusion d'informations.

    Promotion d'un tourisme respectueux de l'environnement

L'association lettonienne du tourisme rural, qui travaille sur un projet de label vert, a proposé d'élaborer des critères pour l'attribution d'un label écologique à des entreprises qui promeuvent le tourisme respectueux de l'environnement dans les zones rurales et villages. Le projet portera sur la conception et la mise au point d'un système national de certification écologique pour le tourisme rural, conformément aux recommandations de l'UE. Il concernera également la protection des écosystèmes, le maintien de la diversité biologique, la préservation des paysages naturels ainsi que du patrimoine culturel et historique, et la promotion d'une utilisation efficace des ressources naturelles. Enfin, il aura trait à la prévention et à la réduction de la pollution ainsi qu'à l'amélioration de la qualité de vie dans les communautés locales.

    Gestion de bassin hydrographique

Le centre de gestion de l'environnement, établi à Barta, travaille actuellement au projet Club Barta, qui prévoit la création d'une nouvelle institution publique chargée de superviser la gestion des bassins hydrographiques. Cette institution comprend des participants venus du ministère de la protection de l'environnement et du développement régional, de l'agence pour la gestion régionale de l'environnement, des 8 gouvernements locaux, de la "micro-eurorégion" de Bartuva, et de l'association des projets environnementaux.

Cette méthode innovante de gestion des bassins hydrographiques permettra le traitement des eaux usées et potable de 8 régions. Des recherches sur l'état actuel du bassin hydrographique du Barta seront également effectuées. L'étape suivante sera la sélection de trois projets pilotes principalement axés sur des méthodes alternatives d'éco-ingénierie pour le traitement des eaux usées et la reconstruction de systèmes d'approvisionnement en eau potable dans de petites communautés.

    Roumanie

Nombre de projets soumis    37

Nombre de projets retenus pour un financement 4

Types de bénéficiaires    Institutions publiques; autorités locales

    Domaines thématiques    gestion de l'eau, qualité de l'air, bruit, gestion des déchets

Coût total des projets financés  2 607 555 euros

Contribution totale au titre de LIFE 988 015 euros

    Gestion améliorée des inondations

L'objectif du projet Riverlife, proposé par le ministère roumain des eaux et de la protection de l'environnement, est de définir un plan d'action en matière de gestion des inondations qui mette l'accent sur la gestion plutôt que sur la protection contre les inondations. Le plan, principalement axé sur le bassin du Timis-Bega, est fondé sur l'utilisation de technologies avancées et d'une approche holistique pour la prévision et la gestion durables.

On pense que par la mise en œuvre de méthodes innovantes et "non structurelles" les inondations peuvent en fait améliorer les conditions de préservation de la faune sauvage et des écosystèmes. Le projet permettra d'obtenir des informations en temps réel, tant au niveau national que dans le cadre des conventions internationales et bilatérales.

    Prévisions en matière de qualité de l'air

L'institut météorologique et hydrologique national roumain, qui gère le projet Airforall, veut développer et mettre en œuvre un système pilote de prévision de la qualité de l'air à échéance de 24 et 48h aux niveaux des points noirs de pollution atmosphérique.

Le système permettra d'avertir de manière précoce les autorités locales et les pollueurs des pics probables de pollution. Un programme d'action sera également mis en œuvre en vue d'améliorer la qualité de l'air dans les zones les plus polluées, en décourageant les pollueurs de maintenir les niveaux d'émission actuels (quelles que soient les conditions atmosphériques) et en sensibilisant le public aux incidences de la pollution.

    Recyclage des huiles usagées

L'office de protection de l'environnement de Resita a proposé un projet sur les huiles usagées qui cherche à promouvoir une solution au problème de l'élimination illicite des huiles usagées. Il vise à établir un réseau national de collecte des huiles usagées fondé sur le transport de ces huiles par voie ferrée jusqu'à l'usine de retraitement la plus proche, ou sur l'encouragement des installations industrielles qui peuvent brûler de telles huiles d'une façon rentable, sûre et fiable à utiliser effectivement ces huiles comme combustible pour leurs installations. Un élément important du projet sera le lancement d'une campagne d'information et de sensibilisation en faveur du recyclage des huiles usagées. En outre, un système de stockage efficace pour tous les liquides collectés, recyclés ou raffinés sera mis en place afin d'assurer la mise en conformité avec la réglementation locale et européenne.

    Promotion de systèmes de transport alternatifs

L'objectif du projet "Voter pour la bicyclette, votez pour une ville propre" proposé par la municipalité d'Oradea, est d'améliorer la qualité de l'air et de réduire le bruit dans la ville, en réduisant le trafic automobile. Il s'agit avant tout d'influer sur les schémas et les choix de mobilité des citadins, en promouvant des modes de transport plus respectueux de l'environnement, tels que la bicyclette et la marche à pied. Le projet cherche également à convaincre la population de faire le bon choix dans le cadre d'une campagne de communication menée par le principal bénéficiaire, à savoir la municipalité d'Oradea.

    Slovénie

Nombre de projets soumis    8

Nombre de projets retenus pour un financement 1

Types de bénéficiaires    Autorité locale

Domaine thématique    Incidence des activités économiques

Coût total des projets financés  599 996 euros

Contribution totale au titre de LIFE 244 558 euros

    Amélioration du rendement des chaudières domestiques

La municipalité de Ljubljana, qui gère le projet VGE, veut montrer comment faire baisser la consommation de fioul afin de réduire les émissions de CO2, SO2, NOx et particules provenant des chaudières domestiques.

Une unité centrale de contrôle assurera le suivi des conditions de fonctionnement de ces chaudières. Des données seront collectées à l'aide de capteurs innovants et de techniques modernes de communication. Les bénéfices écologiques et économiques compenseront l'investissement initial nécessaire.


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