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la présidence
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délégations
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Objet:
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22 et 23 MARS 2005
CONCLUSIONS DE LA PRÉSIDENCE
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Les délégations trouveront ci-joint les
conclusions de la présidence du Conseil européen de Bruxelles (22 et
23 mars 2005).
________________________
I. Pacte de stabilité et de croissance
II. Examen à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne
III. Développement durable
IV. Changement climatique
V. ITER
VI. Préparation du sommet ONU de septembre 2005
VII. Liban
o
o o
I. PACTE DE STABILITÉ ET DE
CROISSANCE
II. RELANCER LA STRATÉGIE DE LISBONNE: UN PARTENARIAT POUR LA
CROISSANCE ET L'EMPLOI
A. UNE STRATÉGIE
D'ACTUALITÉ
Par ailleurs, il encourage le Comité économique et social
européen à établir avec les Comités économiques et
sociaux des États membres et d’autres organisations partenaires un
réseau interactif d’initiatives de la société civile
destiné à promouvoir la mise en œuvre de la
stratégie.
B. LES AXES ESSENTIELS DE LA
RELANCE
Connaissance et innovation – moteurs d'une
croissance durable
Le Conseil
européen invite la Commission et les États membres à mettre en
œuvre d'urgence le Plan d'action en faveur des éco-technologies y
compris par des actions concrètes avec des échéances
concertées avec les opérateurs économiques . Le Conseil
européen réaffirme l'importance de l'objectif visant à mettre fin
à la perte de diversité biologique d'ici 2010, en particulier par
l'intégration dans d'autres politiques de cette exigence, compte tenu de
l'intérêt de la biodiversité pour certains secteurs
économiques.
Un espace attrayant pour investir et
travailler
Pour promouvoir la croissance et l'emploi et pour renforcer la compétitivité, le marché intérieur des services doit être pleinement opérationnel tout en préservant le modèle social européen. À la lumière du débat en cours, qui montre que la rédaction actuelle de la proposition de directive ne répond pas pleinement aux exigences, le Conseil européen demande que tous les efforts soient entrepris dans le cadre du processus législatif pour dégager un large consensus répondant à l'ensemble de ces objectifs.
Le Conseil européen note que des services d'intérêt économique général efficaces ont un rôle important à jouer dans une économie performante et dynamique.
Tout accord sur REACH doit concilier les soucis de protection de
l'environnement et de la santé avec la nécessité de promouvoir la
compétitivité de l'industrie européenne, tout en accordant une
attention particulière aux PME et à leur capacité
d'innovation.
La croissance et l'emploi au service de la
cohésion sociale
Dans le cadre de ses travaux en cours sur la relance de la stratégie de
Lisbonne, la Commission se penchera sur les questions qui se posent concernant
la manière d'assurer un financement viable de notre modèle social et
fera rapport au Conseil européen qui se tiendra à l'automne.
C. AMÉLIORER LA GOUVERNANCE
III. DÉVELOPPEMENT DURABLE
IV. CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le Conseil européen se saisira régulièrement de ce
dossier.
V. ITER
VI. PRÉPARATION DU SOMMET ONU DE
SEPTEMBRE 2005
Le Conseil européen a souligné l'importance particulière de
l'Afrique en 2005. Il salue l'intention de la Commission de présenter
rapidement des propositions visant à apporter une contribution
substantielle à la révision des objectifs du millénaire pour le
développement et à renforcer le soutien de l'Union au continent
africain. Il a aussi pris note, dans ce contexte, du récent rapport de la
Commission sur l'Afrique.
VII. LIBAN
________________________
ANNEXE I
Pacte européen pour la jeunesse
Dans le
contexte du vieillissement de la population européenne, le Conseil
européen estime nécessaire de faire bénéficier les jeunes
européens d'un ensemble de politiques et de mesures qui s'intègrent
pleinement à la stratégie de Lisbonne. Le Pacte pour la jeunesse vise
à améliorer l'éducation, la formation, la mobilité,
l'insertion professionnelle et l'inclusion sociale des jeunes européens
tout en facilitant la conciliation entre activité professionnelle et vie
familiale. Le Pacte doit garantir la cohérence d'ensemble des initiatives
à prendre dans ces domaines et servir de point de départ à une
mobilisation forte et continue en faveur des jeunes. Sa réussite suppose
l'implication de tous les acteurs concernés et, en tout premier lieu, les
organisations de jeunesse aux niveaux national, régional et local ainsi que
le Forum européen pour la jeunesse, les collectivités territoriales et
les partenaires sociaux.
Le Conseil européen invite l'Union et les
États membres, chacun dans les limites de ses propres compétences et
notamment dans le cadre de la stratégie européenne pour l'emploi et de
la stratégie pour l'inclusion sociale, à s'inspirer des lignes
d'action ci-après.
En matière d'emploi, d'intégration
et de promotion sociale
Dans le
domaine de l'éducation, de la formation et de la mobilité
Pour la conciliation de la vie
professionnelle et la vie personnelle et familiale
________________________
ANNEXE II
Améliorer la mise en œuvre du pacte
de
stabilité et de croissance
- Rapport du Conseil au Conseil
européen -
Le présent rapport présente des
propositions visant à renforcer et à clarifier la mise en œuvre
du Pacte de stabilité et de croissance, en vue d'améliorer la
coordination et la surveillance des politiques économiques
conformément à l'article 99 du traité et d'éviter les
déficits excessifs comme l'exige l'article 104, paragraphe 1, du
traité.
Le Conseil confirme que le Pacte de stabilité et de
croissance, fondé sur les articles 99 et 104 du traité, constitue un
élément essentiel du cadre macroéconomique de l'union
économique et monétaire. En invitant les États membres à
coordonner leurs politiques budgétaires et à éviter des
déficits excessifs, il contribue à instaurer la stabilité
macroéconomique dans l'UE et joue un rôle clé en vue de garantir
un faible taux d'inflation et des taux d'intérêts peu
élevés, facteurs essentiels d'une croissance économique durable
et de la création d'emplois.
Le Conseil rappelle la
déclaration relative à l'article III-184 (annexée à l'acte
final de la Constitution) qui réaffirme l'attachement du Conseil
européen aux objectifs de la stratégie de Lisbonne - création
d'emplois, réformes structurelles et cohésion sociale - et qui
souligne notamment, au sujet de la politique budgétaire: "L'Union vise
à parvenir à une croissance économique équilibrée et
à la stabilité des prix. Les politiques économiques et
budgétaires doivent, par conséquent, fixer les priorités
adéquates en matière de réformes économiques, d'innovation,
de compétitivité et de renforcement de l'investissement privé et
de la consommation durant les périodes de faible croissance
économique. Cela devrait se traduire dans les orientations des
décisions budgétaires au niveau national et au niveau de l'Union,
grâce notamment à une restructuration des recettes et des
dépenses publiques, tout en respectant la discipline budgétaire
conformément à la Constitution et au Pacte de stabilité et de
croissance."
Les deux ancrages nominaux du pacte – la valeur de
référence de 3 % pour le ratio entre le déficit et le PIB et
celle de 60 % pour le rapport entre la dette et le PIB – ont fait la
preuve de leur utilité et restent la clé de voûte de la
surveillance multilatérale. Toutefois, le Conseil européen a
noté, en juin 2004, la nécessité de renforcer et de
clarifier la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance,
afin de promouvoir la transparence et la maîtrise au niveau national du
cadre budgétaire de l'UE et d'améliorer l'application de ses
règles et dispositions.
Le pacte doit être appliqué dans
tous les pays de manière équitable et cohérente et être
compris par l'opinion publique. Le Conseil réaffirme qu'un système
fondé sur des règles est le meilleur moyen de garantir le respect des
engagements et une égalité de traitement pour tous les États
membres. En renforçant et en clarifiant le pacte, il importe d'assurer un
équilibre adéquat entre, d'une part, le discernement économique
le plus élevé et la liberté de décision en matière de
surveillance et de coordination des politiques budgétaires et, d'autre
part, la nécessité de faire en sorte que le cadre réglementaire
soit simple, transparent et applicable.
Cependant, dans une Union
européenne comptant 25 pays, caractérisée par une
hétérogénéité et une diversité considérables,
et compte tenu de l'expérience acquise après cinq ans d'existence de
l'UEM, un cadre commun renforcé mettant davantage l'accent sur la
justification économique de ses règles permettrait de mieux prendre en
compte les différences entre les situations économiques dans les pays
de l'Union. L'objectif est donc de renforcer les fondements économiques du
cadre actuel et de le rendre ainsi plus crédible et mieux applicable. Il ne
s'agit pas d'accroître la rigidité ou la flexibilité des
règles actuelles, mais plutôt de les rendre plus efficaces.
Sur
cette base, la réforme vise à mieux réagir aux insuffisances
constatées jusqu'à présent en accordant plus de place à
l'évolution économique et en s'attachant davantage à maintenir la
viabilité des finances publiques. Des même, les instruments de
gouvernance économique de l'UE doivent être mieux reliés entre
eux afin de renforcer la contribution de la politique budgétaire à la
croissance économique et de soutenir la progression vers la
réalisation de la stratégie de Lisbonne.
À la suite de la
communication de la Commission du 3 septembre 2004 intitulée "Renforcer la
gouvernance économique et clarifier la mise en œuvre du Pacte de
stabilité et de croissance", le Conseil s'est attelé à la
tâche de faire des propositions concrètes en vue d'une réforme du
Pacte de stabilité et de croissance.
En examinant les dispositions
du Pacte de stabilité et de croissance, le Conseil a relevé
principalement cinq domaines auxquels des améliorations pourraient
être apportées:
i) renforcer la justification économique des règles
budgétaires afin d'en accroître la crédibilité et la
maîtrise;
ii) responsabiliser davantage les acteurs politiques
nationaux;
iii) utiliser de manière plus efficace les périodes où les
économies connaissent une croissance dépassant le taux tendanciel pour
assainir les finances publiques, afin d'éviter les politiques
procycliques;
iv) mieux tenir compte, dans les recommandations du Conseil, des
périodes où la croissance des économies passe en dessous de son
taux tendanciel;
v) prêter davantage d'attention à la surveillance des positions
budgétaires en matière d'endettement et de viabilité.
Dans
ses propositions de réforme du Pacte de stabilité et de croissance, le
Conseil a pris dûment en compte le renforcement de la gouvernance et de la
maîtrise nationale du cadre budgétaire, en vue de renforcer les
fondements économiques et l'efficacité du pacte, tant dans ses volets
préventif que correctif, pour garantir la viabilité des finances
publiques à long terme, promouvoir la croissance et éviter d'imposer
des charges excessives aux générations
futures.
Conformément à la résolution de Luxembourg sur la
coordination des politiques économiques, le Conseil confirme qu'une
coordination renforcée des politiques budgétaires doit être
conforme au principe de subsidiarité prévu par le traité et ne
pas porter atteinte aux prérogatives des gouvernements nationaux
d'arrêter leurs politiques structurelles et budgétaires, sous
réserve des dispositions du traité et du Pacte de stabilité et de
croissance.
Dans le présent rapport, les ministres indiquent quels
changements législatifs doivent être apportés pour
concrétiser leurs points de vue sur la réforme du Pacte de
stabilité et de croissance. Ils se proposent de limiter le plus possible
les changements et attendent avec intérêt les propositions de la
Commission qui traduiront leurs points de vue dans les
faits.
1. Améliorer la gouvernance
Afin d'augmenter la
légitimité du cadre budgétaire de l'UE et de renforcer le soutien
apporté à ses objectifs et à ses dispositifs institutionnels, le
Conseil considère que, tout en évitant tout glissement institutionnel,
les États membres, la Commission et le Conseil doivent assumer leurs
responsabilités, et que notamment:
1) la Commission et le Conseil respectent la responsabilité qu'ont les États membres de mettre en œuvre les politiques de leur choix dans les limites fixées par le traité, en particulier les articles 99 et 104, ceux-ci étant tenus de se conformer aux recommandations du Conseil;
2) la Commission doit exercer son droit d'initiative en temps utile et appliquer les règles de manière effective, le Conseil et les États membres respectant la fonction de gardienne du traité et de ses procédures exercées par la Commission;
3) le Conseil est tenu d'exercer son pouvoir d'appréciation de manière responsable, les États membres et la Commission respectant la responsabilité du Conseil en matière de coordination des politiques économiques au sein de l'Union européenne et son rôle pour ce qui est du bon fonctionnement de l'union économique et monétaire;
4) il convient que les États membres, le Conseil et la Commission
réaffirment leur volonté de mettre en œuvre le traité et le
Pacte de stabilité et de croissance de manière effective et rapide,
avec le soutien et la pression des pairs, et d'assurer la surveillance
économique et budgétaire en coopération étroite et
constructive afin de garantir la sécurité et l'efficacité des
règles du pacte.
Le Conseil souligne qu'il importe d'améliorer
la gouvernance et de renforcer la maîtrise par les États du cadre
budgétaire par le biais des propositions
ci-après.
1.1. Coopération et communication
Le
Conseil, la Commission et les États membres devraient appliquer le
traité et le Pacte de stabilité et de croissance de manière
effective et rapide. Les parties devraient coopérer de manière
étroite et constructive dans le cadre du processus de la surveillance
économique et budgétaire afin de garantir la sécurité et
l'efficacité des règles du pacte.
Dans un souci de transparence
et d'obligation de rendre des comptes, il conviendrait de veiller dûment
à ce que les institutions communiquent pleinement et en temps utile tant
entre elles qu'avec l'opinion publique. En particulier, afin de favoriser un
échange de vues franc et confidentiel, le Conseil, la Commission et les
États membres devraient s'engager à échanger des informations
préalables sur leurs intentions à toutes les étapes de la
surveillance budgétaire et de la procédure concernant les
déficits excessifs, sans préjudice de leurs prérogatives
respectives.
1.2. Améliorer le soutien des pairs et mettre en
oeuvre la pression des pairs
Le Conseil convient que
l'amélioration de l'efficacité du soutien et de la pression des pairs
fait partie intégrante d'un Pacte de stabilité et de croissance
réformé. Le Conseil et la Commission devraient s'engager à
motiver et à rendre publiques leurs positions et décisions à
toutes les étapes appropriés de la procédure du pacte.
Le
soutien et la pression des pairs au niveau de la zone euro devraient être
assurés dans le cadre de la coordination effectuée par l'Eurogroupe et
fondés sur une évaluation horizontale des évolutions
budgétaires au niveau national et de leurs conséquences pour
l'ensemble de la zone euro. Cette évaluation devrait être
effectuée au moins une fois par an, avant
l'été.
1.3. Règles et institutions budgétaires
nationales complémentaires
Le Conseil convient que les
règles nationales budgétaires devraient compléter les engagements
pris par les États membres au titre du Pacte de stabilité et de
croissance. Inversement, au niveau de l'UE, des mesures incitatives devraient
être prévues et des mesures dissuasives supprimées afin que les
règles nationales soutiennent les objectifs du Pacte de stabilité et
de croissance. Dans ce contexte, le Conseil attire l'attention sur les mesures
dissuasives résultant de l'incidence sur le cadre budgétaire de
certaines règles comptables et statistiques du SEC 95.
La mise en
œuvre des règles nationales existantes (règles en matière de
dépenses, etc.) pourrait être examinée dans les programmes de
stabilité et de convergence, avec la prudence voulue et dans la mesure
où elles sont pertinentes eu égard aux règles budgétaires de
l'UE, étant donné que les États membres sont tenus au niveau
européen de respecter les règles budgétaires de l'UE et que ce
respect est l'élément central de l'évaluation des programmes de
stabilité et de convergence.
Le Conseil estime que les dispositifs de
gouvernance nationaux devraient compléter le cadre de l'UE. Les
institutions nationales pourraient jouer un rôle plus important en
matière de surveillance budgétaire afin de renforcer l'engagement
actif au niveau national, améliorer la surveillance par le biais de
l'opinion publique nationale et compléter l'analyse économique et
politique au niveau de l'UE.
1.4. Un programme de stabilité pour
la législature
Le Conseil invite les États membres, lors de
l'élaboration de la première actualisation de leur programme de
stabilité/convergence après l'entrée en fonction d'un nouveau
gouvernement, à faire preuve de continuité pour ce qui est des
objectifs budgétaires approuvés par le Conseil sur la base de la
précédente actualisation du programme de stabilité/convergence et
à fournir - avec une prévision pour l'ensemble de la législature
- des informations sur les moyens et les instruments qu'ils entendent utiliser
pour atteindre ces objectifs dans le cadre de la description de leur
stratégie budgétaire.
1.5. Association des parlements
nationaux
Le Conseil invite les gouvernements des États membres
à présenter les programmes de stabilité/convergence et les avis
du Conseil y relatifs à leurs parlements nationaux. Ceux-ci pourraient
souhaiter tenir un débat sur le suivi à donner aux recommandations
formulées dans le cadre de la procédure d'alerte rapide et de la
procédure concernant les déficits excessifs.
1.6. Prévisions macroéconomiques fiables
Le
Conseil reconnaît qu'il importe de fonder les projections budgétaires
sur des prévisions macroéconomiques réalistes et prudentes. Il
reconnaît également l'apport important des prévisions de la
Commission dans le cadre de la coordination des politiques économiques et
budgétaires.
Dans leurs projections macroéconomiques et
budgétaires, les États membres, notamment ceux de la zone euro et ceux
participant au SME bis, devraient utiliser les "hypothèses extérieures
communes" si la Commission les fournit dans les délais. Les États
membres sont libres de fonder leurs programmes de stabilité/convergence sur
leurs propres projections. Cependant, les divergences existant entre les
prévisions nationales et celles de la Commission devraient être
expliquées de manière relativement détaillée. Cette
explication servira de référence lors de l'évaluation
a posteriori des erreurs liées aux prévisions.
Étant
donné que les erreurs liées aux prévisions sont inévitables,
il conviendrait d'accorder plus d'attention dans les programmes de
stabilité/convergence à la réalisation d'analyses globales de
sensibilité et/ou à l'élaboration d'autres scénarios afin de
permettre à la Commission et au Conseil d'examiner l'éventail complet
des résultats budgétaires possibles.
1.7. Gouvernance en
matière de statistiques
Le Conseil convient que la mise en
œuvre du cadre budgétaire et sa crédibilité dépendent
fondamentalement de la qualité, de la fiabilité et de la
disponibilité dans les délais des statistiques budgétaires. Des
statistiques fiables et fournies dans les délais ne sont pas seulement
essentielles pour l'évaluation des positions budgétaires des
gouvernements; la pleine transparence de ces statistiques permettra
également aux marchés financiers de mieux évaluer la
solvabilité des différents États membres et jouera un rôle
important en signalant les erreurs de stratégie.
L'enjeu principal
reste de veiller à disposer de pratiques, de ressources et de
capacités adéquates pour produire des statistiques de qualité
élevée au niveau national et européen en vue de garantir la
probité, l'indépendance et l'obligation de rendre des comptes
exigées des instituts nationaux de statistiques et d'Eurostat. En outre,
l'accent doit être mis sur le développement des capacités
opérationnelles, du pouvoir de contrôle, de l'indépendance et de
l'obligation de rendre des comptes exigées d'Eurostat. La Commission et le
Conseil se penchent, durant l'année 2005, sur la question d'une meilleure
gouvernance du système statistique européen.
Les États
membres et les institutions de l'UE devraient affirmer leur détermination
à produire des statistiques budgétaires fiables et de qualité
élevée et à mettre en place une coopération mutuelle à
cet effet. L'imposition de sanctions à l'encontre d'un État membre
devrait être envisagée lorsqu'il y a violation de l'obligation de
transmettre dûment les données
gouvernementales.
2. Renforcement du volet
préventif
Il se dégage un large consensus pour affirmer que
les périodes où la croissance est supérieure au taux tendanciel
doivent être mises à profit dans un but d'assainissement
budgétaire afin d'éviter les politiques procycliques. Le fait de ne
pas avoir atteint, par le passé, l'objectif à moyen terme d'une
position budgétaire proche de l'équilibre ou excédentaire exige
le renforcement du volet préventif du Pacte de stabilité et de
croissance, par un engagement renouvelé des États membres de prendre
les mesures budgétaires nécessaires pour se rapprocher de cet objectif
et s'y conformer.
2.1. Définition de l'objectif budgétaire
à moyen terme
Le Pacte de stabilité et de croissance fait
obligation aux États membres de se conformer à l'objectif à moyen
terme d'une position budgétaire "proche de l'équilibre ou
excédentaire".
Compte tenu de
l'hétérogénéité économique et budgétaire
accrue au sein de l'UE à 25 États membres, le Conseil reconnaît
que l'objectif à moyen terme doit être différencié selon les
États membres de manière à tenir compte de la diversité des
positions et développements économiques et budgétaires ainsi que
des degrés divers du risque budgétaire par rapport à la
viabilité des finances publiques, compte tenu également des changement
démographiques prévisibles.
Le Conseil propose dès lors
de définir des objectifs à moyen terme qui, par la prise en
considération des caractéristiques de l'économie de chaque
État membre, poursuivent un triple objectif. D'abord, ils devraient
prévoir une marge de sécurité pour ce qui concerne la limite de 3
% fixée pour le déficit. Ils devraient aussi permettre de progresser
rapidement sur la voie de la viabilité. Cela étant, ils devraient
autoriser une marge de manœuvre budgétaire, en tenant compte notamment
des besoins d'investissement public.
Les objectifs à moyen terme
devraient être différenciés et peuvent s'écarter de la
position budgétaire proche de l'équilibre ou excédentaire pour un
État membre en fonction du ratio d'endettement et du potentiel de
croissance du moment, tout en préservant une marge suffisante en dessous de
la valeur de référence de -3 % du PIB. Les objectifs à moyen
terme spécifiques aux différents pays de la zone euro ou participant
au SME bis se situeraient donc – en données corrigées des
variations conjoncturelles et déduction faite des mesures ponctuelles et
temporaires – entre -1 % du PIB pour les pays à faible dette et
à potentiel de croissance élevé et l'équilibre ou
l'excédent budgétaire pour les pays à forte dette et à
potentiel de croissance réduit.
La convergence des ratios
d'endettement vers des niveaux prudents contribuerait à la viabilité
à long terme des finances publiques.
Les passifs implicites
(liés aux dépenses croissantes en raison du vieillissement
démographique) devraient être pris en considération dès que
les critères et modalités adéquats auront été
établis à cette fin et approuvés par le Conseil. Il est
prévu que, d'ici la fin de 2006, la Commission présente un rapport sur
les progrès réalisés dans l'élaboration d'une
méthodologie visant à compléter l'analyse par l'intégration
de ces passifs implicites.
Le Conseil souligne toutefois que, à
court terme, il ne faut pas s'attendre à ce que la politique
budgétaire puisse absorber l'intégralité des effets structurels
du vieillissement démographique et invite les États membres à
poursuivre les efforts qu'ils déploient pour mettre dans la mise en
œuvre des réformes structurelles dans les domaines liés au
vieillissement démographique ainsi que pour élever les taux d'emploi
et d'activité.
Les objectifs budgétaires à moyen terme
pourraient être réexaminés lorsqu'une réforme majeure est
mise en œuvre et, en tout état de cause, tous les quatre ans, de
manière à tenir compte de l'évolution de la dette publique, du
potentiel de croissance et de la viabilité
budgétaire.
2.2. Trajectoire d'ajustement devant conduire à
la réalisation de l'objectif à moyen terme
Le Conseil
estime qu'il conviendrait d'adopter une approche plus symétrique en
matière de politique budgétaire sur l'ensemble du cycle, par le biais
d'une discipline budgétaire renforcée en période de reprise
économique, afin d'éviter les politiques procycliques et de
réaliser progressivement l'objectif à moyen terme, et donc de
créer la marge de manœuvre nécessaire pour faire face aux
périodes de ralentissement économique et réduire la dette
publique à un rythme satisfaisant, ce qui contribuera à la
viabilité à long terme des finances publiques.
Les États
membres devraient s'engager, au niveau européen, à assainir activement
les finances publiques pendant les périodes de conjoncture favorable,
l'idée étant de consacrer les recettes supplémentaires
imprévues à la réduction du déficit et de la
dette.
Les États membres qui n'ont pas encore réalisé leur
objectif à moyen terme devraient prendre les mesures nécessaires pour
y parvenir sur l'ensemble du cycle. Leurs efforts en matière d'ajustement
devraient s'intensifier pendant les périodes de conjoncture favorable et
pourraient être plus limités pendant les périodes
défavorables. En vue d'atteindre leur objectif à moyen terme, les
États membres de la zone euro ou du SME bis devraient procéder à
un ajustement annuel – en données corrigées des variations
conjoncturelles et déduction faite des mesures ponctuelles et autres
mesures provisoires – de 0,5 % du PIB en tant que
référence. Par "périodes de conjoncture favorable", il faut
entendre les périodes où la production dépasse son niveau
potentiel, compte tenu des élasticités des recettes
fiscales.
Les États membres qui ne suivent pas la trajectoire
d'ajustement requise devront en expliquer les raisons dans les programmes de
stabilité/convergence actualisés qu'ils présentent chaque
année. La Commission diffusera des conseils stratégiques visant à
encourager les États membres à ne pas s'écarter de leur
trajectoire d'ajustement. Ces conseils seront remplacés par des alertes
rapides, conformément à la Constitution, dès qu'elle sera
applicable.
2.3. Prise en considération des réformes
structurelles
Afin que le pacte soit davantage axé sur la
croissance, le Conseil est convenu que les réformes structurelles seront
prises en considération au moment de définir la trajectoire
d'ajustement qui doit conduire à la réalisation de l'objectif à
moyen terme pour les pays qui n'ont pas encore atteint cet objectif, et que les
pays qui l'ont déjà atteint pourront s'en écarter provisoirement,
étant clairement entendu qu'il convient de garantir une marge de
sécurité pour veiller au respect de la valeur de référence
de 3 % du PIB pour le déficit et que la position budgétaire est
censée redevenir conforme à l'objectif à moyen terme au cours de
la période couverte par le programme.
Seules les réformes
majeures qui entraînent directement des économies de coûts à
long terme – y compris en renforçant le potentiel
de croissance – et qui ont donc une incidence positive vérifiable sur
la viabilité à long terme des finances publiques seront prises en
compte. Une analyse coûts-bénéfices détaillée de ces
réformes du point de vue budgétaire devrait être fournie dans le
cadre de l'actualisation annuelle des programmes de
stabilité/convergence.
Il y a lieu d'insérer les propositions
ci-dessus dans le règlement (CE) nº 1466/97.
En outre, le
Conseil est attentif au fait que le respect des objectifs budgétaires du
Pacte de stabilité et de croissance ne devrait pas compromettre les
réformes structurelles qui améliorent résolument la
viabilité à long terme des finances publiques. Le Conseil est
conscient qu'il y a lieu d'accorder une attention particulière à la
réforme des pensions consistant à introduire un système à
piliers multiples comportant un pilier obligatoire financé par
capitalisation.
Bien que ces réformes entraînent une
détérioration à court terme des finances publiques durant la
période de mise en œuvre, la viabilité à long terme des
finances publiques s'en trouve clairement renforcée. Le Conseil estime
dès lors que les États membres qui mettent en œuvre de telles
réformes devraient être autorisés à s'écarter de la
trajectoire d'ajustement qui doit conduire à la réalisation de
l'objectif à moyen terme, ou de l'objectif à moyen terme
lui-même. L'écart devrait correspondre au coût net que
représente la réforme pour le pilier géré par les pouvoirs
publics, pour autant que cet écart demeure temporaire et qu'une marge de
sécurité appropriée soit préservée par rapport à
la valeur de référence.
3. Amélioration de la mise en
œuvre de la procédure concernant les déficits
excessifs
La procédure en cas de déficit excessif doit
demeurer simple, transparente et équitable. Toutefois, l'expérience de
ces dernières années montre que sa mise en œuvre est susceptible
d'être améliorée.
La correction rapide d'un déficit
excessif constitue le principe de base de l'application de cette
procédure.
Le Conseil souligne que la procédure concernant les
déficits excessifs a pour but d'aider les États membres plutôt
que de les sanctionner; il s'agit de les inciter à se conformer à la
discipline budgétaire par une surveillance accrue, ainsi que par le soutien
et la pression des pairs. En outre, dans le cadre de la procédure de
déficit excessif, il y a lieu de distinguer clairement les erreurs de
stratégie des erreurs liées aux prévisions. Si toutefois un
État membre ne se conforme pas aux recommandations qui lui sont
adressées dans le cadre de la procédure concernant les déficits
excessifs, le Conseil est habilité à appliquer les sanctions
prévues.
3.1. Élaboration d'un rapport de la Commission en
vertu de l'article 104, paragraphe 3
En vue d'éviter les
déficits publics excessifs, comme le prévoit l'article 104, paragraphe
1, du traité, les rapports élaborés par la Commission en vertu de
l'article 104, paragraphe 3, du traité, dans le cadre de la surveillance
qu'elle exerce, constituent la base sur laquelle sont établis l'avis du
Comité économique et financier, l'évaluation que fait ensuite la
Commission et, en fin de compte, la décision du Conseil quant à
l'existence d'un déficit excessif ainsi que ses recommandations, y compris
pour ce qui est des délais impartis pour corriger le
déficit.
Le Conseil et la Commission sont déterminés
à préserver et à maintenir clairement les valeurs de
référence de 3 % et de 60 % du PIB en tant que points
d'ancrage de la surveillance de l'évolution de la situation budgétaire
et du rapport entre la dette publique et le PIB dans les États membres. La
Commission élaborera toujours un rapport sur la base de l'article 104,
paragraphe 3, du traité. La Commission examine dans son rapport si une ou
plusieurs des exceptions prévues à l'article 104, paragraphe 2, points
a) et b), s'appliquent. Le Conseil propose ci-après d'apporter des
modifications ou des clarifications quant à la portée de ces
exceptions.
En outre, comme le prévoit le traité, le rapport de la
Commission examine si le déficit public excède les dépenses
publiques d'investissement et tient compte de tous les autres facteurs
pertinents, y compris la position économique et budgétaire à
moyen terme de l'État membre. Le Conseil propose ci-après des
éclaircissements en ce qui concerne les termes "tous les autres facteurs
pertinents".
3.2. Un dépassement "exceptionnel et temporaire"de
la valeur de référence
À son article 104, paragraphe
2, point a), second tiret, le traité prévoit une exception si le
dépassement de la valeur de référence n'est qu'exceptionnel et
temporaire et si le rapport reste proche de la valeur de
référence.
Si, pour que cette exception soit valable, le
rapport doit toujours rester proche de la valeur de référence, le
règlement (CE) n° 1467/97 précise les circonstances
dans lesquelles un dépassement de la valeur de référence, dans la
mesure où le rapport est proche de celle-ci, est considéré comme
exceptionnel et temporaire. Afin d'être considéré comme
exceptionnel, le dépassement doit résulter d'une circonstance
inhabituelle indépendante de la volonté de l'État membre
concerné et avoir des effets sensibles sur la situation financière des
administrations publiques ou être consécutif à une grave
récession économique. Pour que le dépassement soit temporaire,
les prévisions budgétaires établies par la Commission doivent
indiquer que le déficit tombera au-dessous de la valeur de
référence lorsque la circonstance inhabituelle ou la grave
récession aura disparu.
En règle générale, on entend
actuellement par "grave récession économique" une baisse annuelle du
PIB en termes réels d'au moins 2 %. En outre, dans le cas d'une baisse
annuelle du PIB en termes réels de moins de 2 %, le
règlement (CE) n° 1467/97 permet au Conseil de décider
qu'il n'y a pas de déficit excessif, eu égard à d'autres
éléments d'information, en particulier le caractère soudain de la
récession ou la baisse cumulative de la production par rapport à
l'évolution constatée dans le passé.
Le Conseil estime que
la définition actuelle d'une "grave récession économique"
donnée à l'article 2, paragraphe 2, du
règlement n° 1467/97 est trop restrictive. Le Conseil estime
que les paragraphes 2 et 3 de l'article 2 du règlement 1467/97 doivent
être adaptés afin de permettre tant à la Commission qu'au
Conseil, lorsqu'ils évaluent et décident s'il y a ou non déficit
excessif, conformément à l'article 104, paragraphes 3 à 6 du
traité, de considérer comme exceptionnel un dépassement de la
valeur de référence qui résulte d'un taux de croissance
négatif ou de la baisse cumulative de la production pendant une
période prolongée de croissance très faible par rapport au
potentiel de croissance.
3.3. "Tous les autres facteurs
pertinents"
L'article 104, paragraphe 3, du traité dispose que,
en élaborant le rapport sur le non-respect des critères de
conformité avec la discipline budgétaire, la Commission "examine
également si le déficit public excède les dépenses publiques
d'investissement et tient compte de tous les autres facteurs pertinents, y
compris la position économique et budgétaire à moyen terme de
l'État membre." Une évaluation globale équilibrée doit
englober tous ces facteurs.
Le Conseil souligne que le fait de tenir compte
"d'autres facteurs pertinents" au cours des étapes aboutissant à la
décision sur l'existence d'un déficit excessif (article 104,
paragraphes 4, 5 et 6) doit entièrement dépendre du principe
fondamental selon lequel - avant que les autres facteurs pertinents ne soient
pris en compte - le dépassement de la valeur de référence est
temporaire et le déficit reste proche de la valeur de
référence.
Le Conseil estime qu'il conviendrait de
préciser le cadre permettant de tenir compte de "tous les autres facteurs
pertinents". Le rapport que doit élaborer la Commission en vertu de
l'article 104, paragraphe 3, devrait refléter de façon
appropriée l'évolution de la position économique à moyen
terme (en particulier le potentiel de croissance, les conditions
conjoncturelles, la mise en œuvre de politiques dans le cadre du programme
de Lisbonne et les politiques visant à encourager la R&D et
l'innovation) et l'évolution de la position budgétaire à moyen
terme (notamment les efforts d'assainissement budgétaire au cours de
"périodes de conjoncture favorable", la viabilité de la dette, les
investissements publics et la qualité globale des finances publiques). En
outre, toute l'attention voulue sera accordée à tout autre facteur
qui, de l'avis de l'État membre concerné, est pertinent pour pouvoir
évaluer globalement, en termes qualitatifs, le dépassement de la
valeur de référence. À cet égard, une attention
particulière sera accordée aux efforts budgétaires visant à
accroître ou à maintenir à un niveau élevé les
contributions financières destinées à encourager la
solidarité internationale et à réaliser des objectifs de la
politique européenne, notamment l'unification de l'Europe si elle a un
effet négatif sur la croissance et la charge budgétaire d'un État
membre.
Il conviendrait bien évidemment de ne pas redéfinir la
valeur de référence fixée à Maastricht pour le déficit
en excluant certains postes budgétaires.
Si le Conseil décide,
sur la base de l'article 104, paragraphe 6, qu'il y a un déficit excessif
dans un État membre, les "autres facteurs pertinents" seront également
pris en compte dans les étapes suivantes de la procédure visée
à l'article 104. Toutefois, il ne devrait pas en être tenu compte au
titre de l'article 104, paragraphe 12, c'est-à-dire dans la décision
que prend le Conseil pour déclarer que l'État membre concerné a
corrigé son déficit excessif.
Il conviendrait d'insérer
ces propositions dans le règlement (CE)
n° 1467/97.
3.4. Tenir compte des réformes des
pensions
Le Conseil convient qu'il faudrait soigneusement examiner
tout dépassement proche de la valeur de référence et
reflétant la mise en œuvre de réformes des pensions qui
introduisent un système à piliers multiples comprenant un pilier
obligatoire financé par capitalisation. Bien que la mise en œuvre de
ces réformes entraîne une détérioration à court terme
de la position budgétaire, la viabilité à long terme des finances
publiques s'améliore nettement.
Dans toutes les évaluations
budgétaires effectuées dans le cadre de la procédure concernant
les déficits excessifs, la Commission et le Conseil prendront dûment
en considération la mise en œuvre de ces réformes.
En
particulier, lorsqu'ils détermineront, en vertu de l'article 104,
paragraphe 12, si le déficit excessif a été corrigé, la
Commission et le Conseil évalueront l'évolution des chiffres relatifs
au déficit dans le cadre de la procédure concernant les déficits
excessifs tout en tenant compte du coût net que représente la
réforme pour le pilier géré par les pouvoirs publics. Il sera
tenu compte du coût net de la réforme pendant les cinq premières
années après qu'un État membre a introduit un système
obligatoire financé par capitalisation ou pendant cinq ans à
compter de 2004 pour les États membres qui ont déjà mis en place
un tel système. En outre, il en sera tenu compte de façon
régressive: pendant cinq ans, le coût net que représente la
réforme pour le pilier géré par les pouvoirs publics sera pris en
considération à 100 %, puis à 80 %, 60 % et
40 % et enfin à 20 %.
3.5. Mettre davantage en
évidence la dette et la viabilité
Conformément aux
dispositions du traité, la Commission doit examiner si la discipline
budgétaire a été respectée sur la base de deux
critères, le déficit et la dette. Le Conseil convient qu'il y aurait
lieu de mettre davantage en évidence la dette et la viabilité et
réaffirme la nécessité de faire passer la dette publique en
dessous de 60 % du PIB à un rythme satisfaisant, compte tenu des
conditions macroéconomiques. Plus les rapports entre la dette et le PIB des
États membres sont élevés, plus les efforts pour les réduire
rapidement doivent être soutenus.
Le Conseil estime qu'il
conviendrait de renforcer le cadre de la surveillance de la dette par le recours
à la notion de "rapport qui diminue suffisamment et s'approche de la valeur
de référence à un rythme satisfaisant" pour ce qui est du ratio
de la dette en termes qualitatifs, en tenant compte des conditions
macroéconomiques et de la dynamique de la dette, notamment de la
volonté d'atteindre des niveaux adéquats d'excédents primaires
ainsi que d'autres mesures destinées à réduire l'endettement brut
et d'autres stratégies de gestion de la dette. Pour les pays dans lesquels
la valeur de référence a été dépassée, le Conseil
formulera des recommandations sur la dynamique de la dette dans ses avis sur les
programmes de stabilité et de convergence.
Aucune modification des
règlements existants n'est requise à cet
effet.
3.6. Allongement des délais prévus pour prendre une
action et des mesures suivies d'effets
Le Conseil estime que le
délai pour l'adoption d'une décision en vertu de l'article 104,
paragraphe 6, établissant s'il y a ou non un déficit excessif
devrait être porté de trois à quatre mois après le
délai prévu pour la notification budgétaire. Par ailleurs, le
Conseil estime que le délai prévu pour prendre une action suivie
d'effets en réponse à une recommandation relative à la correction
du déficit excessif en vertu de l'article 104, paragraphe 7,
pourrait être porté de quatre à six mois afin de permettre aux
États membres de mieux inscrire l'action dans le cadre de la procédure
budgétaire nationale et d'élaborer un ensemble de mesures plus
cohérent. Cela pourrait faciliter l'adoption d'ensembles de mesures
correctives qui seraient structurelles (et qui ne seraient pas, en grande
partie, temporaires).
En outre, il serait possible, grâce à des
délais plus longs, de prendre en compte les prévisions
actualisées de la Commission, de sorte que les mesures prises et toute
modification importante de l'évolution de la croissance qui pourrait
justifier une prorogation des délais, seraient évaluées ensemble.
Pour ces mêmes raisons, le délai d'un mois dont dispose le Conseil
pour décider de passer de la procédure visée à l'article
104, paragraphe 8, à celle visée à l'article 104, paragraphe
9, devrait être porté à deux mois, et le délai de deux mois
visé à l'article 104, paragraphe 9, devrait passer à quatre
mois.
Ces propositions supposent une modification des articles
concernés du règlement (CE)
n° 1467/97.
3.7. Délai initial prévu pour corriger
le déficit excessif
Le Conseil estime que, en principe, le
délai prévu pour la correction d'un déficit excessif devrait
être fixé à l'année suivant la date à laquelle le
déficit a été constaté, c'est-à-dire, normalement, la
deuxième année suivant son apparition. Le Conseil convient toutefois
que les éléments à prendre en compte lors de la fixation du
délai initial pour la correction d'un déficit excessif devraient
être précisés davantage et devraient inclure, notamment, une
évaluation globale de l'ensemble des facteurs mentionnés dans le
rapport établi conformément à l'article 104,
paragraphe 3.
À titre de référence, les pays ayant un déficit
excessif seront tenus d'accomplir un effort budgétaire annuel minimum
correspondant à au moins 0,5 % du PIB en données corrigées
des variations conjoncturelles, déduction faite des mesures ponctuelles, et
le délai initial prévu pour corriger le déficit excessif devrait
être fixé compte tenu de cet effort budgétaire minimum. Si cet
effort semble suffisant pour corriger le déficit excessif dans l'année
suivant la constatation du déficit, il n'est pas nécessaire que le
délai initial soit prorogé au-delà de cette
année-là.
Toutefois, le Conseil convient que, dans des
circonstances particulières, le délai initial prévu pour corriger
un déficit excessif pourrait être fixé à une année plus
tard, c'est-à-dire à la deuxième année suivant la
constatation du déficit, soit, normalement, la troisième année
après qu'il s'est produit. Pour déterminer l'existence de
circonstances particulières, on tiendra compte d'une évaluation
globale équilibrée des facteurs mentionnés dans le rapport
établi conformément à l'article 104, paragraphe 3.
Le délai initial sera fixé sans préjudice de la prise en
compte des réformes des systèmes de pension et des délais
applicables aux nouveaux et futurs États
membres.
3.8. Révision des délais prévus pour corriger
le déficit
Le Conseil convient que les délais prévus
pour corriger le déficit excessif pourraient être revus et
prorogés si des événements économiques négatifs et
inattendus ayant des conséquences très défavorables sur le budget
se produisent au cours de la procédure de déficit excessif. Il est
possible de répéter une recommandation au titre de l'article 104,
paragraphe 7, ou une mise en demeure en vertu de l'article 104,
paragraphe 9, et il faudrait faire usage de cette possibilité si une
action suivie d'effets a été prise par l'État membre
concerné conformément à la recommandation ou la mise en demeure
initiale.
Cela devrait être précisé dans le
règlement (CE) n° 1467/97.
Les États membres
seraient tenus d'apporter la preuve qu'ils ont pris une action suivie d'effets
à la suite des recommandations. Si une action suivie d'effets a
été prise en réponse à des recommandations antérieures
et si une évolution imprévisible de la croissance justifiait une
révision du délai nécessaire pour corriger le déficit
excessif, il ne serait pas passé à l'étape suivante de la
procédure. Les prévisions de croissance figurant dans la
recommandation du Conseil constitueraient la référence permettant
d'évaluer une évolution imprévisible de la
croissance.
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