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CES/13/8

Le 1er février 2013

Plus d'Europe pour mieux d'Europe

La ministre Joan Burton et le CESE se rejoignent pour estimer qu'il est nécessaire de conférer une dimension sociale à l'Union économique et monétaire.

L'appartenance à l'UE a-t-elle été profitable à l'Irlande? Le 1er février, les membres du Comité économique et social européen (CESE, l'organe de l'UE représentant la société civile) et des représentants des organisations de la société civile et du gouvernement de l'Irlande se sont réunis à Dublin pour débattre de cette question et d'autres sujets encore, tels que la crise économique et financière, la politique agricole commune, la participation des citoyens et l'avenir de l'Europe.

Mme Burton, députée et ministre irlandaise de la protection sociale, a loué "le rôle de porte-parole de la société civile joué par le CESE et, en particulier, par son groupe "Activités diverses", dans le processus décisionnel de l'Union". "LE CESE, a-t-elle affirmé, contribue à l'élaboration de politiques européennes dont tous nos citoyens peuvent retirer des avantages tangibles."

"Après cinq années dominées par l'austérité, la montée de l'extrémisme politique et un sentiment d'hostilité envers Bruxelles, nous devons impérativement donner davantage de visibilité, de consistance et de place à l'UE dans le quotidien des citoyens et la leur rendre plus accessible", a déclaré Luca Jahier, président du groupe "Activités diverses" du CESE, lors de la conférence organisée en partenariat avec le Mouvement européen Irlande.

Les participants ont instamment demandé à la Commission européenne de calculer les coûts de la "non-Europe" dans tous les domaines d'action et d'en évaluer les incidences sur l'emploi et la croissance. Ils ont par ailleurs plaidé pour une participation active de la société civile et des citoyens à la conception et à la mise en œuvre des politiques européennes, notamment par le truchement de l'article 11 du traité de Lisbonne et de l'initiative citoyenne européenne. Dès le Conseil européen du mois de juin prochain, la dimension sociale devrait notamment être mieux intégrée dans la future architecture de l'UE. En effet, Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, a prié le CESE d'y apporter son concours en proposant des pistes pour des mesures concernant la dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM).

Plus de 26 millions d'Européens sont au chômage et près de 116 millions de personnes sont menacées de pauvreté. Il serait inconcevable de les ignorer. "L'inaction politique coûte très cher. En Irlande, le taux de chômage des jeunes s'élève aujourd'hui à 29,7 %, et l'incidence sociale délétère de cette situation, pour eux-mêmes, leur famille et leur environnement social est incalculable", a déploré la sénatrice Jillian van Turnhout.

Dans le cas précis de l'Irlande, les conclusions qui se sont dégagées sont sans ambigüité: le Conseil européen doit permettre la recapitalisation directe des banques par le mécanisme européen de stabilité (MES). Le lien direct entre le renflouage des banques et la dette souveraine des États membres a un effet pernicieux sur les économies européennes.

Plus ou moins d'Europe?

À l'heure actuelle, les États membres de l'UE sont tiraillés entre l'ambition de renforcer l'efficacité de l'Europe et les vives critiques formulées à son encontre à l'échelon national. À quelques jours du Conseil européen des 7 et 8 février, le message du Comité est clair: il faut approfondir l'Europe et prévoir, pour le prochain cadre financier pluriannuel 2014-2020, un budget plus substantiel afin de créer de la croissance et de l'emploi. "Notre Comité continuera de suivre de près les négociations sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020. Nous devons nous faire les avocats d'un cadre financier pluriannuel solide, adéquatement financé, car c'est de lui que dépendra l'avenir de l'ensemble des politiques de l'UE, y compris la politique agricole commune", a martelé Staffan Nilsson, président du CESE.

La nouvelle politique agricole commune

La politique agricole commune devrait continuer à jouer un rôle central en Europe. Il est d'une importance capitale de lui allouer un budget suffisant, axé en priorité sur l'écologisation de l'agriculture et les agriculteurs qui travaillent et qui produisent, plutôt que sur ceux qui ont cessé de le faire, ainsi que de l'inscrire dans une vision de long terme, celle d'une source de croissance et d'emplois. Sans le soutien de la politique agricole commune, les communautés rurales d'États membres comme l'Irlande seront bel et bien en péril.

Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à contacter:

Karin Füssl, chef de l'unité presse

Courriel:karin.fussl@eesc.europa.eu

Tel.: +32 2 546 8722


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