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CES/12/8

Le 24 février 2012

La société civile et le Président de la Commission, M. Barroso, débattent de la relance européenne

La 478e session plénière du Comité économique et social européen a donné l'occasion au Président du CESE, M. Staffan Nilsson, d'accueillir le Président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, pour un débat approfondi sur la stratégie Europe 2020 et les mesures qui permettraient de remédier à la crise actuelle en Europe, avant le vote du Comité sur l'avis relatif à l'analyse annuelle de la croissance 2012.

Le débat fut suivi de l'adoption, par les trois groupes du CESE (Employeurs, Travailleurs, Activités diverses), d'une résolution d'une très vive actualité, qui met en relief les profondes inquiétudes du CESE concernant la situation économique et financière actuelle dans l'Union européenne, ainsi que le besoin fondamental de renouveler l'unité et la solidarité européennes, d'élargir la gouvernance de la politique économique et de rendre le budget plus ambitieux afin de pouvoir financer des mesures visant à encourager la croissance, les PME, l'accès des jeunes au marché du travail et une politique de l'énergie efficace.

La session plénière a aussi donné lieu à la signature d'un protocole renouvelé de coopération entre la Commission européenne et le CESE. Ce protocole renforce le rôle du CESE qui consiste à aider la société civile à participer à l'élaboration des politiques et au processus décisionnel de l'Union européenne, dans le cadre du traité de Lisbonne. Il prévoit une contribution plus importante de la société civile à l'élaboration des priorités politiques de l'UE, au programme de travail annuel de la Commission et à la stratégie Europe 2020. Il renforce encore davantage le rôle du CESE dans le domaine de l'action extérieure de l'Union européenne, en faisant participer la société civile à la surveillance des accords commerciaux de l'UE, et reconnaît explicitement le renforcement de son rôle consultatif.

M. Staffan Nilsson a entamé le débat en se félicitant de l'occasion donnée d'un échange de vues sur les priorités présentées par la Commission en vue d'aider l'Europe à se remettre de la crise, et de la contribution que la société civile pourrait apporter à cet égard. "En effet, je trouve que nous devons davantage parler en termes de potentialités lorsque nous abordons la crise", a-t-il déclaré, en soulignant la conviction du Comité selon laquelle ce dont on a besoin actuellement c'est de réformes structurelles ayant des effets à long terme, de réformes qui associeraient des programmes d'austérité à des mesures permettant de stimuler la croissance et la création d'emplois. Il a encore souligné la contribution continue du CESE à ouvrir la voie à un plan d'action concret pour le développement durable avant la tenue du sommet Rio+ 20, ainsi que son engagement à faire de la stratégie Europe 2020 une réalité.

M. Barroso remercia le CESE de son soutien à la mise en œuvre des programmes nationaux de réforme dans le cadre de la stratégie Europe 2020, à la méthode communautaire et à l'accent mis sur la durabilité, en soulignant le rôle essentiel du CESE en tant qu'interface clé entre les institutions européennes et la société civile. "Il ne s'agit pas ici d'idéologie, mais de stratégie", a déclaré M. Barroso, en faisant allusion à une intégration plus poussée comme étant le seul moyen de défendre les valeurs européennes, de sauvegarder les intérêts des citoyens européens et de maintenir la position de l'Europe dans le monde, surtout face aux autres grandes puissances politiques telles que les États-Unis, le Japon, la Chine et l'Inde. Il a insisté sur le fait qu'une Europe forte était impensable sans une forte cohésion sociale et que le défi essentiel était de parvenir à une compétitivité accrue sans toutefois saper le modèle social européen.

M. Barroso a conclu par une citation d'Alexis de Tocqueville " L'histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies", faisant référence à l'Union européenne, qui peut, mieux que tout autre, être considérée comme un de ces rares originaux.

Lors du débat qui s'ensuivit, M. Henri Malosse, président du groupe Employeurs du CESE, a fait écho aux déclarations de MM. Nilsson et  Barroso en attirant l'attention sur quelques-uns des atouts majeurs sur lesquels l'Union européenne peut compter dans la situation actuelle, à savoir le nouveau traité intergouvernemental, les perspectives budgétaires 2014-2020 et la stratégie Europe 2020, qui est de la plus haute importance, mais il a déclaré que seuls les dirigeants des institutions européennes pouvaient incarner le rêve européen et faire passer son message aux citoyens européens. M. Georges Dassis, qui représentait le groupe Travailleurs du CESE, a comparé les efforts faits pour avancer vers une Europe unie aux travaux de Sisyphe et souligné l'importance d'assurer le respect des droits du travail dans un contexte d'austérité et de difficultés économiques, tandis que M. Luca Jahier, président du groupe Activités diverses, a souligné la question de la légitimité démocratique aux niveaux national et européen résultant de la crise actuelle et invité le Président de la Commission à convoquer un sommet extraordinaire sur l'avenir de l'Europe avec la participation directe de ses citoyens.

L'avis correspondant adopté par le CESE (rapporteur David Croughan, groupe Employeurs) traite des principales inquiétudes de la société civile au sujet de l'analyse annuelle de la croissance 2012 (AAC). L'AAC 2012 expose ce que la Commission estime devoir être les priorités de l'UE pour l'année 2012, en vue de relancer la croissance et l'emploi dans le cadre de la stratégie Europe 2020. Le message dont le CESE se fait le porte-parole en vue du Conseil européen du printemps prochain est clair : l'Union européenne doit démontrer sa capacité politique à surmonter la crise de la dette grâce à des mesures ambitieuses et suffisantes pour restaurer la confiance. Il faudrait mettre bien davantage l'accent sur la croissance intelligente, durable et inclusive.

Dans son avis, le Comité se félicite que l'AAC 2012 accorde une plus grande attention à la croissance et relève avec satisfaction que cette analyse a intègre nombre des idées qu'avait formulées le CESE dans son avis antérieur consacré à l'analyse annuelle de la croissance 2011. Cependant, le Comité s'inquiète vivement de l'absence de mise en œuvre des engagements adoptés au cours du processus du semestre européen et souligne que sans un esprit de décision et une mise en œuvre réelle de réformes par les institutions européennes et les États membres, l'Europe devra faire face à une crise de croissance sur le long terme.

Dans son avis, le CESE s'inquiète de la trop grande importance accordée aux mesures d'austérité. Bien que la nécessité de mesures d’assainissement budgétaire pour corriger de graves déséquilibres budgétaires ne fasse aucun doute, il ne faudrait pas qu'elles compromettent une croissance durable à long terme.

L'Union européenne doit trouver des réponses ambitieuses aux défis actuels — tels que créer des emplois et améliorer la compétitivité face à la concurrence mondiale qui ne cesse de s'intensifier — mais à long terme, l'objectif ultime demeure le bien-être des Européens.

Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter:

Karin Füssl

Responsable de l'unité Presse du CESE

Tél: +32 2 546 8722

Karin.Fussl@eesc.europa.eu


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