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La BEI soutient Althelia Climate Fund pour la sauvegarde des forêts tropicales

European Investment Bank - BEI/13/86   13/06/2013

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

BEI/13/86

13 juin 2013

La BEI soutient Althelia Climate Fund pour la sauvegarde des forêts tropicales

La Banque européenne d’investissement (BEI) a décidé de prendre une participation d’un montant maximum de 25 millions d’EUR dans Althelia Climate Fund. Ce fonds lancé durant la semaine est un partenariat public-privé qui contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et dont l’activité sera centrée sur l’utilisation pérenne des terres, les services écosystémiques et les crédits carbone forestiers.

Althelia Ecosphere est un fonds innovant qui générera des flux de revenus multiples en investissant dans la protection des forêts et l’utilisation durable des terres. Il vise à démontrer qu’il est tout à fait possible de combiner performance financière et bonne gestion environnementale et développement social. Les sources de rendement du fonds seront, d’une part, ses investissements dans des actifs carbone forestiers et d’autres actifs carbone négociables à vocation sociale et environnementale, avec un flux de revenus généré à partir des forêts sur pied, et, d’autre part, l’augmentation du volume et de la qualité de divers produits certifiés issus d’une agriculture durable. Althelia investira dans des projets dans le monde entier et ciblera tout particulièrement l’Afrique et l’Amérique latine. Le fonds s’attachera, dans le cadre de sa stratégie, à concilier ses intérêts avec ceux des populations locales.

Jonathan Taylor, vice-président de la Banque européenne d’investissement chargé des projets ayant trait à l’environnement, a commenté l’opération en ces termes : « La BEI se félicite de pouvoir intervenir à l’appui d’Althelia Climate Fund. Les investissements innovants de ce type vont aider à lutter contre la déforestation et à promouvoir l’utilisation durable des sols. Cette opération est un bon exemple de notre action à l’appui de projets qui auront également des incidences positives sur le plan social. L’application de normes environnementales et sociales de bonne qualité reste un élément central de notre action dans tous nos domaines d’intervention. »

Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement chargé de l’élaboration de nouveaux produits et de l’innovation, a pour sa part déclaré : « L’innovation est indispensable pour financer des secteurs clefs tels que le changement climatique et la protection de la biodiversité tout en se préoccupant de la sécurité alimentaire. La Banque européenne d’investissement est très heureuse de soutenir Althelia Climate Fund qui s’appuie sur des paiements à base de performance pour des services éco-systémiques rendus. Ces mécanismes financiers innovants, dont le plus en vue est le REDD+, sont appelés à se déployer à grande échelle. »

La prise de participation dans le fonds Althelia est la première opération de la BEI à l’appui du mécanisme REDD+ (réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts), un important instrument de marché visant à protéger les forêts sur pied et à atténuer la déforestation qui est une importante source d’émissions de gaz à effet de serre. Les crédits REDD+ donnent une valeur financière au carbone stocké dans les forêts sur pied, ce qui génère une incitation financière à les protéger, tout en indemnisant les propriétaires forestiers pour la perte du coût d’opportunité engendrée par la conservation de leurs terres. Ce mécanisme pourrait jouer un rôle important aux fins de la conservation de la biodiversité et c’est dans ce contexte qu’Althelia investira dans la protection des forêts et l’utilisation durable des terres dans le monde entier, et plus particulièrement en Afrique et en Amérique latine. Le fonds générera des revenus à partir des crédits carbone, de la production de produits agricoles certifiés et d’autres activités, en particulier des activités de conservation des forêts tropicales (REDD+) permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre en évitant la déforestation et la dégradation des forêts, en protégeant et en renforçant les stocks de carbone forestiers.

Une partie des crédits carbone du fonds correspondant à l’investissement de la BEI sera vendue à des entreprises afin de contribuer aux objectifs de ces dernières en matière de responsabilité sociale et environnementale.

Sylvain Goupille, directeur général d’Althelia Climate Fund GP, a quant à lui déclaré : « La Banque européenne d’investissement a tout à fait compris qu’il est nécessaire de veiller à la fois à la préservation du capital naturel et au développement économique. Son engagement dans Althelia Climate Fund a largement contribué au succès du lancement de ce partenariat public-privé innovant qui vise le déploiement à grande échelle de paiements basés sur la performance pour des services écosystémiques rendus dans les pays en développement. »

Tous les projets soutenus par le fonds devront avoir fait l’objet d’un consentement des populations concernées, d’un dialogue constructif, d’une consultation et d’une participation des parties prenantes, au sens des lignes directrices sur l’évaluation sociale de la BEI, et respecter les normes sociales et environnementales REDD+ ainsi que les critères de performance de l’IFC (2012), les normes VCS (Voluntary Carbon Standard) et les normes de certification CCB (Climate, Community and Biodiversity Alliance).

Informations générales

Les forêts tropicales disparaissent à un rythme d’environ 13 millions d’hectares par an. Ce phénomène a un impact non seulement au niveau local, mais également à l’échelle mondiale : les forêts tropicales abritent une très grande partie de la biodiversité de la planète et sont les principaux réservoirs de carbone. La déforestation, la dégradation des forêts et le changement d’affectation des sols qui en résulte sont responsables de 15 % à 20 % des émissions mondiales de CO2. L’objectif de l’UE, qui consiste à limiter le réchauffement climatique à 2°C au-dessus des températures de l’ère préindustrielle, ne pourra être atteint que sous réserve d’une réduction d’au moins 50 % des émissions mondiales par rapport à 1990 d’ici à 2050. Une réduction d’une telle ampleur est impossible sans une action substantielle pour lutter contre la déforestation.

Reconnaissant l’importance de la biodiversité, les Nations unies ont proclamé la période 2011-2020 « Décennie de la biodiversité » pour mettre en évidence le rôle de la biodiversité et des écosystèmes dans la fourniture de services écosystémiques essentiels pour la vie. La rapide dégradation des forêts tropicales met en péril la biodiversité mondiale probablement plus que tout autre phénomène actuel, et les instruments utilisés pour protéger ces forêts, notamment les crédits de carbone forestiers, ont un rôle potentiellement important à jouer dans la préservation de la biodiversité mondiale, ainsi que dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Contact pour la presse

Richard Willis, +352 621 555 758, r.willis@bei.org

Site web : www.bei.org/press – Service de presse : +352 4379 21000 – presse@bei.org


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