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BEI/13/109

11 juillet 2013

La BEI lance le plus grand emprunt « climat » en EUR jamais émis

  • D’une taille de 650 millions d’EUR, il s’agit du plus grand emprunt sur le thème de la protection du climat jamais émis dans cette monnaie.

  • Mini-émissions de référence : méthode qui offre une liquidité, une souplesse d’adaptation la taille à la demande des investisseurs et une tarification transparente correspondant à la courbe existante des émissions eurocoopératives (ECoop) de la BEI.

  • Nouvelles dispositions opérationnelles : première émission dématérialisée (sans papier) en vertu du droit luxembourgeois ; premier emprunt de la BEI réglé via LuxCSD avec livraison contre paiement en monnaie de banque centrale.

  • Affectation du produit de l’emprunt à des projets dans les domaines des aux énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, appuyant ainsi l’action pour le climat.

La Banque européenne d’investissement (BEI), dont les actionnaires sont les États membres de l’Union européenne (UE), est la banque de l’UE. Notée Aaa par Moody’s, AAA par Standard & Poor’s et AAA par Fitch, elle a émis ce jour pour 650 millions d’EUR d’obligations climatiquement responsables. L’obligation porte un coupon annuel de 1,375 % pour une échéance finale au 15 novembre 2019. Son prix a été fixé en fonction de la courbe existante des émissions eurocoopératives de la BEI, soit mid-swap +4 pb.

L’emprunt a suscité une forte demande auprès de divers investisseurs sincèrement intéressés par la dimension socialement responsable de la transaction. La BEI a ainsi pu compter sur de nouveaux investisseurs, en particulier au Benelux, en Allemagne et en France, pays qui représentent quelque 80 % des attributions finales. Les gestionnaires de portefeuilles, les compagnies d’assurance et les fonds de pension ont constitué plus de 50 % de la répartition par catégorie d’investisseurs. Ces caractéristiques diffèrent de celles généralement observées dans la demande pour les mini-émissions de référence de la BEI sur ce segment de durées.

La part des investisseurs spécifiquement intéressés par l’investissement socialement responsable (ISR) s’est établie à environ 60 %. La demande des investisseurs classiques a donc aidé les investisseurs ISR à investir dans un titre ISR plus liquide.

Ventilation de la demande

Par zone géographique

Par catégorie d’investisseurs

Benelux : 32 %

Gestionnaires de portefeuilles : 38 %

Allemagne : 30 %

Banques : 35 %

France : 22 %

Compagnies d’assurance et fonds de pension : 14 %

Autres pays d’Europe : 8 %

Banques centrales et organismes publics : 13 %

Asie : 8 %

Les teneurs de livres associés étaient Bank of America Merrill Lynch, Crédit Agricole CIB, DZ BANK et UniCredit.

L’action en faveur du climat : une priorité absolue de l’UE et de la BEI

L’Union européenne et la BEI, son institution de financement à long terme, ont fait de l’adaptation aux changements climatiques et de leur atténuation un axe prioritaire de leurs politiques. La Banque contribue à la réalisation de l’objectif, poursuivi par l’Union, d’une croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des changements climatiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE. Elle est l’institution financière internationale qui apporte la plus large contribution dans ces domaines puisqu’en 2012, elle a investi plus de 13 milliards d’EUR dans l’action en faveur du climat.

Comme le précise le livre vert « Un cadre pour les politiques en matière de climat et d’énergie à l’horizon 20301 » publié par la Commission européenne en mars 2013, des investissements de plus en plus importants dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique seront nécessaires pour étayer les politiques de l’UE en faveur du climat et de l’énergie. La BEI a de tout temps soutenu ces secteurs en leur prêtant d’importants volumes : elle a signé en leur faveur environ 30 milliards d’EUR de financements depuis 2008.

Mise en place du marché des obligations socialement responsables

La BEI a joué un rôle de premier plan dans la mise au point du titre à revenu fixe spécialement destiné au marché ISR. En 2007, elle a été la première à lancer un emprunt axé sur la protection du climat dont le produit est réservé au financement de projets qui soutiennent l’action en faveur du climat : l’emprunt obligataire climatiquement responsable.

La transaction possédait les caractéristiques suivantes, reflétant pari passu la stratégie de l’UE : 1) affectation du produit de l’emprunt à des projets liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, 2) participation à un indice boursier centré sur la responsabilité environnementale des entreprises européennes et 3) possibilité pour les investisseurs d’utiliser le rendement pour réduire la capacité d’émission de gaz à effet de serre. L’obligation a été émise dans le cadre de la directive européenne « Prospectus », ce qui a permis une distribution simultanée au détail sur tous les marchés nationaux de la zone euro.

Un marché d’emprunts réservés aux financements socialement responsables s’est mis en place depuis, et, à ce jour, des émissions totalisant l’équivalent de 12,6 milliards d’EUR ont été lancées à l’intention du segment « Syndication, emprunteurs souverains, supranationaux et agences » (SSA)2. Toutefois, comme l’ont souligné plusieurs investisseurs, intermédiaires et analystes, ce marché est resté relativement fragmenté et non liquide, ce qui entrave l’élaboration de stratégies ISR spécifiques parmi les investisseurs institutionnels. Le nouvel emprunt climatiquement responsable de la BEI, libellé en euros, vise à pallier ces lacunes de façon tangible en proposant une transaction classique de grande envergure. Cette démarche a pour but de promouvoir l’essor de la demande en investissements socialement responsables tant sur le segment au détail que du côté des investisseurs institutionnels, et de mettre ainsi en place  si la réaction réelle du marché le motive – un cadre cohérent pour l’émission d’autres emprunts obligataires climatiquement responsables similaires à l’avenir.

Pour la BEI, la collecte de ressources au moyen d’ECoop constitue un instrument idéal à cette fin : une taille minimale de 500 millions d’EUR pour combiner une vaste distribution et la liquidité, ainsi que des réouvertures de 250 millions d’EUR au minimum pour cibler une demande spécifique exprimée par les investisseurs.

Utilisation des fonds à l’appui de l’action en faveur du climat

Les fonds collectés par le biais des emprunts climatiquement responsables sont réservés au décaissement de prêts de la BEI pour des projets dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Ces projets sont notamment :

  • des projets ayant trait aux énergies renouvelables (production d’énergie éolienne, hydroélectrique, houlomotrice, marémotrice, solaire et géothermique) ;

  • des projets ayant trait à l’efficacité énergétique : chauffage urbain, cogénération, isolation des bâtiments, réduction des pertes d’énergie lors du transport et de la distribution, remplacement d’équipements entraînant un gain d’efficacité énergétique conséquent.

Dans l’attente des décaissements, le produit de l’emprunt sera placé dans un portefeuille distinct, spécialement créé au sein de la Trésorerie de la BEI, et investi en instruments du marché monétaire. Depuis leur lancement en 2007, les obligations climatiquement responsables de la Banque ont permis de lever l’équivalent de 2,4 milliards d’EUR.

La BEI assure la transparence sur les décaissements relatifs aux émissions climatiquement responsables par le biais de son rapport annuel sur la responsabilité d’entreprise et d’un bulletin consacré aux obligations climatiquement responsables.

Dématérialisation et LuxCSD

L’emprunt de ce jour est la première émission dématérialisée en vertu de la loi luxembourgeoise récemment adoptée concernant les titres dématérialisés. Il sera réglé via LuxCSD3 (admission automatique à Clearstream et Euroclear), avec livraison contre paiement en monnaie de banque centrale.

L’objectif ultime de la dématérialisation est d’offrir à l’émetteur et aux investisseurs les avantages suivants :

  • accroissement de l’efficacité opérationnelle,

  • raccourcissement du cycle de règlement,

  • réduction des risques,

  • diminution des frais sur les transactions transfrontalières une fois établi le système Target2-Titres (T2S), la plateforme technique commune qui sera gérée par l’Eurosystème pour faciliter la fourniture continue de services sans frontières de règlement d’opérations sur titres par les DCT en Europe et garantir la livraison contre paiement en monnaie de banque centrale (EUR).

Eila Kreivi, directrice du département Marchés des capitaux de la BEI : « Ces dernières années, la BEI a été à la tête d’avancées dans trois domaines : la mise en œuvre rapide des nouvelles normes et législations financières, les emprunts obligataires climatiquement responsables et les mini-émissions de référence eurocoopératives. La transaction d’aujourd’hui offre au segment de l’ISR les avantages d’une approche intégrée dans ces domaines et répond ainsi à sa demande pour une plus grande liquidité. »

Raymond Seager, responsable des marchés de la dette pour le segment des SSA chez Bank of America Merrill Lynch : « La BEI a lancé le marché des ISR à revenu fixe en 2007 par une émission emblématique de 600 millions d’EUR indexées sur des actions. Aujourd’hui, elle réalise encore une fois une première sur ce marché qui gagne en importance, en lançant le premier emprunt de référence climatiquement responsable en euros sous la forme d’une émission complètement dématérialisée (sans papier) de titres à revenu fixe classiques. »

Pierre Blandin, responsable de l’activité Emprunteurs SSA chez CACIB : « Cette nouvelle émission climatiquement responsable démontre clairement l’importance croissante des investisseurs « socialement responsables » sur les marchés obligataires et le besoin qu’ils ont d’obligations classiques correspondant pleinement à leur mandat d’investissement. Elle met également en lumière le rôle de chef de file joué en permanence par la BEI pour l’essor de ce nouveau segment des marchés obligataires primaires. »

Ralph Ockert, responsable de l’activité Syndication chez DZ BANK : « Le deuxième emprunt climatiquement responsable de la BEI en euros a été un grand succès qui a révélé l’appétence de la communauté des investisseurs socialement responsables pour les titres de la BEI. Cette transaction appuie la réalisation de l’objectif, poursuivi par l’UE, d’une croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des changements climatiques au sein de l’Union. Cette nouvelle émission climatiquement responsable, dont le format eurocoopératif est très prisé, pourrait générer un surcroît de demande, étant donné que de plus en plus d’investisseurs recherchent des transactions soutenant des objectifs spécifiques. »

Pietro Bianculli, responsable de l’activité Syndication SSA chez UniCredit : « Nous collaborons avec la BEI depuis le début du projet relatif aux obligations climatiquement responsables afin de réorganiser au mieux ce segment dans la zone euro. Chez UniCredit, nous sommes honorés d’avoir été choisis, cette fois encore, pour offrir cet instrument à notre réseau. Cette nouvelle émission climatiquement responsable représente une occasion unique pour les investisseurs d’acheter des produits socialement responsables et démontre une fois de plus la connaissance approfondie du marché qu’a la BEI : la transaction a permis d’attirer une nouvelle série d’investisseurs et de créer les conditions pour établir une troisième ligne de produits appréciés, parallèlement aux emprunts EARN et eurocoopératifs. »

Résumé des modalités et conditions de la nouvelle émission

Montant de l’émission

650 millions d’EUR

Date d’émission

11 juillet 2013

Date de règlement

18 juillet 2013

Date d’échéance

15 novembre 2019

Prix d’émission

99,798 %

Coupon

1,375 %

Marge re-offer

MS+4 pb

Format

Obligations climatiquement responsables

Cotation

Luxembourg

Note aux responsables de publication

Stratégie de collecte de ressources de la BEI et résultats

La stratégie de collecte de ressources de la BEI repose sur une démarche cohérente et transparente conjuguée à un souci de souplesse et d’innovation, tant du point de vue des produits que des durées. En 2012, la BEI a levé 71 milliards d’EUR et elle prévoit d’emprunter 70 milliards d’EUR en 2013, dont 80 % ont déjà été levés.

Informations générales sur la BEI

La Banque européenne d’investissement (BEI), dont les actionnaires sont les États membres de l’Union européenne (UE), est l’institution de financement à long terme de l’UE. Elle met à disposition des financements à long terme destinés à appuyer des investissements de qualité afin de contribuer à la réalisation des grands objectifs de l’UE. Elle doit sa solide réputation sur les marchés financiers à plusieurs facteurs, dont la qualité exceptionnelle de ses actifs, la solidité de son assise financière, le soutien sans faille de ses actionnaires, la prudence avec laquelle elle gère ses risques et sa stratégie performante de collecte de ressources.

1 :

COM(2013) 169 final, pour consultation jusqu’au 2 juillet 2013.

2 :

Source : données de marché recueillies par Crédit Agricole CIB.

3 :

LuxCSD a été créé par la Banque centrale du Luxembourg et Clearstream International SA pour représenter le Luxembourg dans le système T2S et accorder un règlement avec livraison contre paiement en monnaie de banque centrale (EUR).


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