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Prochain numéro: 4 mai 2006 |
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L'UE suspend son aide directe à l'Autorité palestinienne
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE
ont décidé le 10 avril de suspendre tout paiement direct et aide technique au nouveau gouvernement palestinien aussi longtemps que celui-ci n'aura pas accepté les trois critères fixés par le Conseil et
le Quartette pour le Proche-Orient
(EN): renonciation à la violence, reconnaissance du droit d'existence d'Israël, respect des accords existants.
"Notre politique n'exerce pas de menace ou de chantage ni une sorte de punition collective", a déclaré la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik. "Toutefois nous devons rendre des comptes aux contribuables
européens et leur assurer que leur argent n'est pas utilisé à des fins violentes ou terroristes ".
L'UE continuera toutefois de soutenir la population palestinienne et poursuivra l'aide tout en s'assurant qu'elle participe aux besoins humanitaires de la population.
"Notre but n'est pas de faire échouer le gouvernement dirigé par le Hamas mais plutôt de faire en sorte que le Hamas accepte nos conditions", a-t-elle expliqué. "Notre but est que toutes les parties contribuent au développement
positif du Proche-Orient par le biais de moyens pacifiques. "
Le Conseil a réitéré son attachement à un fonctionnement démocratique des institutions palestiniennes et exprimé son appui à Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne.
Les ministres des Affaires étrangères ont aussi lancé un appel aux autorités d'Israël pour qu'elles renoncent aux activités de colonisation et à la construction du mur de séparation qui est " contraire au droit international et qui
menace la viabilité de la solution à deux Etats ". Il faut qu'Israël paye aux Palestiniens les taxes et revenus douaniers qu'il leur doit, affirment-ils dans leurs conclusions.
Enfin, le Conseil a favorablement accueilli les récentes déclarations du Premier ministre israélien en exercice Ehud Olmert selon lesquelles Israël serait prêt à ouvrir les négociations avec les Palestiniens et la réponse positive du
Président Abbas à cette annonce.
L'UE condamne l'attentat suicide perpétré à Tel Aviv
La présidence de l'Union européenne et le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, ont vivement condamné l'attentat suicide
perpétré à Tel Aviv le 17 avril contre des civils innocents qui a provoqué la mort d'au moins neuf personnes et blessé de nombreuses autres.
La présidence a pris note de la déclaration du Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, condamnant cette attaque et encouragé vivement le gouvernement palestinien à s'engager
en faveur des principes exigés par la Communauté internationale, entre autres le renoncement à la violence, afin de rendre possible une solution pacifique. |
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Accord sur le budget 2007-2013 de l'UE
 Au terme d'une réunion-marathon de plus de sept heures, les délégations du
Parlement européen, du Conseil et de la Commission européenne sont parvenues, le 4 avril, à un accord définitif sur le paquet des perspectives financières 2007-2013.
Le compromis alloue quatre milliards d'euros supplémentaires au montant maximal des dépenses pour l'UE à 27 fixé par le Conseil européen en décembre 2005.
Le Président de la Commission, José Manuel Barroso, s'est déclaré satisfait du résultat des négociations. Pour lui, il s'agit d'un "succès" et d' "une excellente nouvelle pour l'Europe", qui dispose désormais des fonds nécessaires
pour assurer le développement de l'UE dans les années à venir.
La somme supplémentaire de 4 milliards d'euros sera utilisée pour renforcer certains programmes dans le domaine des actions extérieures et de la politique étrangère et de sécurité commune, mais
également dans d'autres domaines prioritaires pour l'UE, à savoir la jeunesse, l'apprentissage tout au long de la vie, la recherche et le développement ou encore le
réseau transeuropéen de transport.
En outre, le texte sur le nouvel accord interinstitutionnel sur la discipline financière et l'amélioration de la procédure budgétaire a également été adopté dans la foulée. Les nouvelles dispositions permettront notamment au
Parlement européen d'être impliqué dans la procédure de révision du budget qui doit commencer en 2008-2009.
L'accord sur le budget devrait être adopté prochainement par le Conseil et lors de la session de mai à Strasbourg par le Parlement européen, pour permettre la mise en œuvre du nouveau cadre financier à partir du 1er janvier 2007. |
La Commission propose davantage de rigueur scientifique envers les OGM
 La Commission a
présenté le 12 avril dernier des propositions concernant
le contrôle des organismes génétiquement modifiés (OGM) avant leur mise en circulation sur les terres européennes. La proposition de la Commission consiste principalement en " une
amélioration pratique de la législation européenne" sur les OGM. La nouvelle proposition entend renforcer la cohérence scientifique et la transparence des décisions en la matière. La Commission s'appuie sur la précieuse collaboration de
l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), jeune agence européenne créée en 2002 et installée à Parme.
Un renforcement des études scientifiques
Au niveau des contrôles, l'EFSA est donc invitée à collaborer davantage avec les organismes scientifiques nationaux afin de surmonter les éventuelles divergences de nature scientifique avec les Etats membres. L'EFSA, qui a jusqu'à
présent toujours autorisé la culture des OGM à l'intérieur de l'UE, est d'ailleurs "invitée à détailler davantage, dans les avis qu'elle formule, les raisons pour lesquelles elle rejette les objections scientifiques des autorités
compétentes".
La Commission demande également à l'EFSA d'aborder les effets potentiels à long terme sur la biodiversité d'une manière plus explicite en vue de la mise sur le marché d'OGM. Au niveau décisionnel, la Commission propose une évolution de
la procédure d'autorisation des OGM. Elle introduira de "nouvelles mesures de gestion des risques proportionnels au cas par cas" lorsque certains risques particuliers seront décelés et souhaite renforcer le consensus lors du processus
d'autorisation.
Rassurer les Etats membres
Philip Tod, porte-parole du Commissaire européen à la Santé M. Kyprianou, a déclaré : " Nous voulons augmenter la confiance des Etats membres et de l'opinion publique dans la procédure d'autorisation des OGM."
L'UE réglemente depuis 5 ans la commercialisation et la production des OGM. La directive du 12 mars 2001 relative à la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement prévoit
notamment des contrôles de ces OGM par des agences nationales, ainsi que l'EFSA, avant d'autoriser leur dissémination. Par rapport à cette nouvelle proposition, Philip Tod déclare : "Nous avons entendu les demandes pour plus de
transparence dans l'évaluation scientifique ". |
L'UE critique l'ouverture trop lente des marchés de l'énergie
Avec 28 lettres de mise en demeure envoyées le 4 avril à 17 Etats
membres, la Commission s'est résolument engagée à prendre des mesures contre les Etats qui n'ont pas mis en œuvre la législation relative au marché intérieur de l'énergie.
"Les Etats membres doivent mettre en œuvre rapidement et intégralement les directives sur le gaz et l'électricité, non seulement dans la forme mais aussi sur le fond", a averti
Andris Piebalgs (EN), le Commissaire en charge de l'énergie.
L'Autriche, la Belgique, la République tchèque, l'Allemagne, l'Estonie, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, la Pologne, la Suède, la Slovaquie et le Royaume-Uni ont reçu des
lettres de mise en demeure pour transposition incorrecte ou mauvaise application dans le cas de l'Espagne.
Selon la Commission, un approvisionnement durable, compétitif et sûr en énergie ne sera pas possible en l'absence de marchés énergétiques ouverts et concurrentiels permettant aux entreprises européennes de devenir des concurrents à
l'échelle européenne plutôt que des acteurs dominants au niveau national.
Il est crucial que la transposition des textes européens soit correctement effectuée dans les lois nationales pour que les marchés puissent fonctionner et que l'ouverture effective des marchés pour tous les consommateurs au 1er
juillet 2007 soit garantie. |
".eu" : le nouveau domaine Internet de l'Europe désormais ouvert à tous
".eu", le nouveau domaine Internet de l'Europe est devenu une réalité pour tous le 7 avril à 11 heures. En moins d'une semaine, plus d'un 1,5 million de demandes
d'enregistrement de domaine sous ".eu" ont été déposées, le plus grand nombre de demandes provenant d'Allemagne, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
"Aujourd'hui, la société de la connaissance européenne acquiert une nouvelle visibilité sur l'Internet vis-à-vis du reste du monde", a déclaré le jour du lancement Vivian Reding, Commissaire européenne responsable de la société de
l'information et des médias. "L'Europe et ses citoyens peuvent désormais projeter leur propre identité sur le web, sous la protection de règles de l'Union européenne."
Comment s'enregistrer ? C'est très simple. Il suffit de contacter l'un des 779 bureaux d'enregistrement chargés de recevoir les demandes des utilisateurs. Ces bureaux sont accrédités par
EURid, une société à but non lucratif choisie
par la Commission européenne pour gérer sa nouvelle extension.
Le nom de domaine ".eu" devrait être activé en quelques heures. Les frais d'enregistrement varient à l'intérieur de l'Union européenne ; dans le cas le plus favorable, le prix total facturé (par le bureau d'enregistrement et par le
registre) ne dépasse pas 12 euros.
Les demandes déposées sont traitées selon le principe " premier arrivé, premier servi " – autrement dit, si le même nom de domaine est demandé par deux personnes, le registre ".eu" satisfera la demande reçue en premier lieu.
Les demandes sont enregistrées automatiquement sans formalités supplémentaires au cours des heures qui suivent leur réception.
Le lancement du nom de domaine ".eu" s'est déroulé en trois temps (EN). Dans un premier temps (du 7 décembre 2005 au 7 février 2006), la possibilité d'introduire une demande d'enregistrement de nom ".eu" était réservée aux titulaires
de marques et aux organismes publics. Du 7 février au 6 avril 2006, des dossiers ont pu ensuite être déposés pour des noms de sociétés, des marques non déposées ou encore des noms d'œuvres d'art. Pendant cette période transitoire,
quelque 320 000 demandes d'enregistrement ont été déposées.
Enfin, à partir du 7 avril, le fait d'être établi dans l'Union européenne suffit pour enregistrer un nom de domaine ".eu".
Les institutions de l'Union européenne et leur personnel passeront tous massivement aux noms ".eu" le 9 mai 2006, Journée de l'Europe.
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Pénurie de médecins en Afrique : l'UE tire le signal d'alarme
A l'occasion de la
Journée mondiale de la santé, Louis Michel, le Commissaire en charge du développement et de l'aide humanitaire, a tiré le signal d'alarme, dénonçant la sévère
pénurie de médecins et d'infirmières en Afrique.
Il en a ainsi appelé à une collaboration internationale afin d'aider les pays les plus touchés et de réduire les effets néfastes sur les soins de santé de la dépendance croissante des pays riches à l'égard du marché international pour
le recrutement des professionnels de la santé.
"Il y a moins d'un docteur pour 1 000 habitants en Afrique, contre plus de dix pour 1 000 en Europe", a-t-il déclaré. "Il est essentiel d'investir dans la formation, d'apporter une aide et de faire en sorte que des effectifs
suffisants restent sur place, afin de répondre aux besoins."
Pour pallier cette situation, la Commission européenne a adopté en décembre 2005 une stratégie visant à lutter contre le manque de médecins et d'infirmières
(EN) qui a été approuvée par le Conseil des ministres de l'UE le 10 avril.
Les Etats membres ont également demandé à la Commission de réunir un groupe de travail chargé de réfléchir à l'élaboration d'un code de conduite en matière de recrutement éthique. La question sera examinée plus en détail au cours
des deux mois à venir.
Dans les systèmes de santé d'un grand nombre de pays en développement, la crise qui touche les ressources humaines est due à des raisons complexes : des années d'investissement insuffisant dans les services de santé et dans la
formation, ainsi que l'absence d'équipements et de médicaments, même les plus élémentaires, ont entraîné la dégradation des prestations sanitaires. En outre, beaucoup de professionnels de la santé ont quitté des zones rurales et
isolées pour des centres urbains ou pour l'étranger où les conditions sont meilleures.
Le manque de médecins et d'infirmières dans de nombreux pays africains est devenu un frein important pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. De
fait, les pandémies de sida, de tuberculose et de paludisme (EN) et l'absence d'accès aux soins médicaux se sont soldées, au cours des 25 dernières années,
par un abaissement de l'espérance de vie dans 17 pays africains. |
Vers moins de bureaucratie pour un détachement plus rapide des travailleurs
La Commission européenne a publié le 4 avril des orientations qui aideront les services publics, les entreprises et les travailleurs des Etats membres à comprendre leurs droits et leurs obligations en cas de détachement de salariés
d'un pays de l'Union dans un autre. Ces orientations visant à faciliter la mise en œuvre de la directive sur les travailleurs détachés ont été publiées
conjointement avec la proposition révisée de la Commission sur la directive "Services".
"J'invite instamment les Etats membres à faciliter la prestation de services dans toute l'Europe, de manière que les travailleurs européens puissent tirer pleinement parti des avantages du marché intérieur tout en étant bien
protégés", a déclaré Vladimír Špidla, Commissaire à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances.
La communication énonce des éléments d'orientation pour quatre mesures ; plus particulièrement, elle dispose que :
- il n'est pas obligatoire pour un prestataire de services de disposer d'un représentant permanent sur le territoire de l'Etat membre d'accueil ;
- le pays d'accueil ne peut imposer d'autorisation préalable au détachement de travailleurs, mais que les sociétés de services peuvent être soumises à l'obligation d'obtenir une autorisation générale pour certains secteurs
lorsqu'elles fournissent des services dans un autre Etat membre ;
- les Etats membres peuvent demander à recevoir une déclaration sur le détachement de travailleurs avant que ceux-ci n'entament leur travail, le but étant de faciliter les contrôles dans les pays d'accueil ;
- il est nécessaire pour les prestataires de services de conserver les documents sociaux, comme les relevés des heures de travail ou les documents relatifs aux conditions de santé et de sécurité sur le lieu de travail.
En d'autres termes, les Etats membres d'accueil ont l'obligation de veiller à ce que les conditions d'emploi prévues par la directive sur le détachement soient appliquées aux travailleurs détachés sur leur territoire. Ce faisant, ils
peuvent exiger des prestataires de services étrangers qu'ils se soumettent à certains contrôles, tant que ceux-ci ne constituent pas une restriction à la libre circulation des services.
De même, Les autorités nationales des pays d'origine doivent coopérer loyalement avec les autorités des Etats membres d'accueil et fournir à celles-ci toutes les informations dont elles ont besoin pour exercer leurs fonctions de
contrôle et lutter contre les pratiques illégales.
Mesures concrètes
Afin de faciliter le détachement des travailleurs, la communication adresse aux Etats membres diverses propositions, parmi lesquelles l'amélioration des sites web et d'autres moyens d'information, le renforcement des bureaux de
liaison et des autorités de contrôle, le recours aux systèmes électroniques d'échange d'informations et une mise en réseau plus efficace des inspections du travail.
Pour aider les Etats membres, la Commission a également conçu un formulaire de coopération multilingue pouvant servir à l'échange de toutes les informations utiles. Ce formulaire devrait lever les barrières linguistiques et faciliter
ainsi l'examen des documents par les administrateurs locaux.
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Le 7 avril dernier, la Commission a publié les
nouvelles lignes directrices européennes (EN) sur le dépistage et le diagnostic du cancer du sein. Le réseau européen sur le cancer du sein (ENCR) estime que près de
32 000 femmes sont décédées des suites d'un cancer du sein en 2003. Markos Kyprianou, Commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, a déclaré à ce propos : "Ces
décès pourraient être évités chaque année en Europe si de meilleures pratiques étaient adoptées dans toute l'Union européenne en matière de dépistage par mammographie. Certes, les éditions précédentes des lignes directrices sur la qualité
du dépistage ont eu un retentissement considérable, mais l'Europe doit combattre cette maladie avec plus de vigueur encore ". Dans ce cadre, plus de 200 professionnels praticiens en provenance de dix-huit Etats membres, ainsi que de la
Norvège, de la Suisse, d'Israël, du Canada et des Etats-Unis, sont invités à utiliser ces lignes directrices comme un outil de référence des meilleures pratiques à adopter en la matière. Le dépistage par mammographie permet de détecter le
cancer à un stade précoce et d'améliorer considérablement les chances de guérison. Il est par exemple stipulé qu'une mammographie devrait avoir lieu tous les deux ans pour les femmes âgées de plus de 50 ans. Ces lignes directrices mettent
d'ailleurs en valeur l'importance des aspects techniques du dépistage tels que le dépistage digital du cancer du sein. Celles-ci ont été élaborées par le réseau européen sur le cancer et cofinancées par le programme "l'Europe
contre le cancer" de la Commission européenne. Le budget total de cette récente initiative est intégré dans le programme de santé publique pour 2008 dont le budget annuel s'élève à 59,8
millions d'euros. Le cancer du sein reste chez la femme la forme la plus répandue de ce fléau en Europe. |
| Le 6 avril, la Commission a
décidé de rappeler à certains Etats membres l'importance de respecter de la législation en matière de changements climatiques. Les 25 Etats membres étaient également tenus de remettre pour le 15 mars un rapport détaillant leurs émissions de gaz ainsi que
les mesures adoptées pour les réduire. L'Autriche, l'Italie, l'Espagne, Chypre, le Luxembourg, Malte et la Pologne ont été avertis par la Commission du dépassement de ce délai. Stavros Dimas, Commissaire européen chargé de l'environnement,
a également déclaré : "Il faut que notre système d'échange de droits d'émission fonctionne bien pour que les réductions d'émissions réalisées dans l'Union européenne se fassent à moindre coût". Ce
système d'échange de droits d'émission
(EN) au niveau européen permet de tracer les changements de propriété de quotas. La Commission a fait savoir que ce système de registre n'est toujours pas établi à Chypre, en Grèce,
à Malte et en Pologne. La Commission est légalement habilitée à saisir la Cour de justice des Communautés européennes après avoir transmis un deuxième avertissement à un Etat membre. Et des sanctions financières pourront s'appliquer aux
Etats retardataires.
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Le
lancement de "l'Alliance européenne pour la responsabilité sociale des entreprises " a eu lieu le 22 mars dernier avec le soutien de la Commission européenne. Cette initiative vise la
promotion de la responsabilité sociale des entreprises (EN) (RSE). Le Commissaire chargé des affaires sociales, Vladimír Špidla, estime que la RSE " peut contribuer à faire de l'égalité des chances une réalité dans les entreprises
européennes et encourager l'intégration des groupes défavorisés" . Cette alliance n'implique cependant aucune contrainte juridique et ne présente qu'un cadre politique général pour des initiatives dans le domaine de la RSE. C'est pourquoi
la Commission parle d' "intégration volontaire". Le Vice-président de la Commission, Günter Verheugen, ajoute : "La Commission a opté pour une démarche volontaire plus efficace et moins bureaucratique. Puisque la RSE est une action
volontaire des entreprises, nous ne pouvons que les y encourager dans nos relations avec elles". Cette décision est le résultat de plusieurs années de consultation et de dialogue entrepris par la Commission avec les entreprises et les
autres acteurs concernés. De nombreuses petites et moyennes entreprises sont à l'origine de certains progrès spectaculaires accomplis dans ce domaine. |
Environ 7 000
sites de baignade à travers l'Union européenne ont été déclassés des listes officielles depuis le début des années 1990 et 2004. Le 6 avril dernier, la Commission européenne a demandé à 11 Etats membres de justifier la "suppression" de
sites précédemment reconnus comme des zones de baignade. L'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède ont donc reçu un premier avertissement écrit.
Stavros Dimas, Commissaire à l'environnement, a déclaré être " préoccupé par le fait que certains Etats membres n'appliquent plus à plusieurs milliers de sites de baignade à travers l'UE les mesures de sauvegarde prévues par la directive".
En vertu de la directive sur les eaux de baignade (EN), un rapport annuel doit être remis à la Commission par les Etats membres au sujet du maintien des zones de
baignade. Ces sites doivent
être en mesure de garantir au public un contrôle de la qualité des eaux (EN) et veiller à ce qu'elles soient exemptes de pollution. Cela consiste par exemple à effectuer des prélèvements
fréquents d'échantillons ou à élaborer un calendrier de surveillance de ces eaux. Les sites de baignade précédemment reconnus ne sont dès lors plus sujets à l'application des règles communautaires visant à protéger les baigneurs. De son
côté, la Cour de justice européenne a également établi que la radiation de sites de baignade doit être motivée, et ne peut pas être une réponse à la pollution de l'eau. A la veille de l'été, la Commission entend assurer aux millions de
baigneurs des conditions de baignade décentes. |
Quelles seront les "Capitales européennes de la Culture" en 2010 ? Si la décision finale ne sera prise
qu'au cours du 2e semestre 2006 par le Conseil Culture, trois villes ont d'ores et déjà retenu toute l'attention du jury chargé d'évaluer les différentes candidatures. Dans son
rapport (EN) publié le 11 avril, celui-ci recommande en effet que le titre de "Capitale européenne" soit décerné aux villes de Essen (Allemagne), Pécz
(Hongrie) et Istanbul (Turquie). Plus de 20 au début des sélections nationales, elles ne sont aujourd'hui plus que 3. Le président du jury, Sir Jeremy Isaacs, a néanmoins souligné l' "excellente" qualité de l'ensemble des candidatures. Des
propos confirmés par Ján Figel', Commissaire européen en charge de l'éducation et de la culture, qui déclarait : "Je me félicite de l'esprit de compétition qui a animé les villes qui se sont portées candidates". Ce à quoi il ajoutait : "La
qualité des dossiers présentés par Essen, Görlitz, Pécs, Istanbul et Kiev augure bien du caractère plus ouvert que la Commission entend donner au processus de désignation des capitales européennes". Conçu pour "contribuer au rapprochement
des peuples européens", le projet de "Capitales européennes de la culture" a été lancé en 1985. Bénéficiant d'un large succès auprès des citoyens, ce projet offre un
impact culturel et socio-économique important pour les villes désignées "capitales" du fait des nombreux visiteurs qu'elles attirent. Après Cork (EN) (Irlande) en 2005, c'est actuellement
Patras (EN) (Grèce) qui porte haut les couleurs de la culture européenne. |
La Commission européenne s'attaque à la question des prix minimaux de
vente de cigarettes au détail. Elle estime que certains Etats membres imposent des tarifs qui faussent la concurrence et ne bénéficient qu'aux fabricants, en protégeant leurs marges bénéficiaires. L'instauration de prix minimaux dans
certains Etats membres repose sur des raisons de santé publique. La Commission rappelle toutefois que l'intervention des pouvoirs publics constitue indéniablement une limitation de la liberté des producteurs et des importateurs de fixer
leurs prix de vente. Lászlo Kóvács, Commissaire chargé de la fiscalité, a déclaré le 10 avril dernier "soutenir fermement les Etats membres dans leurs efforts pour mettre en œuvre de nouvelles politiques de santé. Il convient toutefois de
respecter le droit communautaire. La fixation de prix minimaux pour la vente au détail de cigarettes est contraire au droit communautaire." Ainsi, la Commission reconnaît que le prix et les mesures fiscales sont des moyens efficaces pour
réduire la consommation de tabac. Mais ces prix minimaux, en plus d'être incompatibles avec le cadre juridique actuel, ne sont pas nécessaires. Par contre, la
taxation des produits du tabac peut aider à atteindre les objectifs de santé publique. Parmi les mesures envisageables, la Commission recommande
l'augmentation des droits d'accises pour lutter contre la consommation de cigarettes. |
Le Parlement européen a dénoncé "les conditions de vie
inacceptables et de détention inhumaines et dégradantes" subies par les migrants et les demandeurs d'asile dans les centres de détention administrative maltais. Une délégation du Parlement s'est rendue à Malte le 24 mars dernier afin de
rendre compte des conditions de détentions de ces immigrés. La Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, après être passée par Lampedusa
en Sicile et par les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, estime que la situation à Malte est "la pire de toutes". Le 6 avril,
le Parlement a voté une
résolution pointant du doigt ces conditions de détention. Les députés européens précisent
notamment que l'immigration annuelle vers l'île de Malte représente l'équivalent de 45% du taux de naissance sur l'île. Le Parlement souligne la nécessité d'une meilleure solidarité entre les Etats membres "vis-à-vis de ceux qui souffrent
davantage des flux migratoires ". Le Président de Malte, Edward Fenech Adami, s'exprimait dans ce sens à la tribune du Parlement en précisant qu'avec 450 000 habitants, l'île ne pouvait gérer seule l'arrivée de 2 000 immigrants chaque
année. Dans sa résolution, le Parlement appelle les Etats membres à revoir l'application lacunaire de la directive du 1er décembre 2005 relative à des normes
minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de réfugié dans les Etats membres. Le Parlement invite également la Commission à réviser le "règlement
Dublin II" qui veut que les demandes d'asile soient traitées par le premier pays d'accès. Le souhait du Parlement consiste donc à introduire un mécanisme égal de partage des responsabilités entre les Etats membres concernant les
procédures d'asile en vue d'anticiper l'augmentation du nombre d'immigrants dans l'avenir au sein de l'UE. |
Le sinistre de son véhicule dans un autre Etat membre que le sien entraîne souvent un
vaste imbroglio entre les compagnies d'assurances concernées. Pour remédier à cette situation, la Commission européenne a lancé le 6 avril dernier une consultation publique
portant sur deux questions d'assurance automobile. La première concerne l'efficacité du système des représentants chargés du règlement des sinistres et la seconde porte sur la couverture des frais juridiques. Le questionnaire en ligne cible
les citoyens européens, mais également les intéressés tels que les juristes et bien sûr les assureurs.
La consultation se clôturera le 5 juin 2006. La législation communautaire actuellement en application est destinée à garantir la liberté de
circulation des véhicules dans l'Union européenne. Les directives mettent en place un mécanisme de compensation des victimes lorsque le responsable de l'accident vient d'un autre
Etat membre. C'est sur ce point que la Commission entame la consultation. M. Charlie McCreevy, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, a déclaré à ce sujet : "Nous souhaitons que les personnes ayant une expérience
directe des deux questions débattues nous éclairent sur la manière dont le système que nous avons mis en place fonctionne concrètement. Nous écouterons ce qu'elles ont à dire". |
Le Conseil de l'Union européenne a officiellement interdit au Président biélorusse,
Alexandre Loukachenko, de se rendre légalement dans les 25 Etats membres de l'Union à partir du lundi 10 avril. Le Président biélorusse ainsi que 30 dirigeants et autres fonctionnaires désignés se voient privés de visas vers les frontières
européennes. Les conclusions du Conseil précisent que ces mesures restrictives ne s'appliquent nullement au peuple biélorusse. "Ces mesures pourront être
réexaminées à la lumière de la libération et de la réhabilitation rapide de tous les détenus politiques, ainsi qu'à la lumière de la réforme du code électoral destinée à le mettre en conformité avec les engagements pris dans le cadre de
l'OSCE et les autres normes internationales en matière d'élections démocratiques". Le 19 mars dernier, Alexandre Loukachenko remporte les élections présidentielles dès le premier tour avec près de 83% des voix. L'UE met cependant l'accent
sur le caractère "frauduleux" et "inéquitable" de ces élections en se basant notamment sur les conclusions des observateurs de l'OSCE (EN) ainsi que sur la répression exercée à l'égard de la
société civile et de l'opposition démocratique. Elle salue également la constitution "d'une véritable opposition" et "d'une société civile politiquement active" en Biélorussie créant ainsi une alternative politique. La mise au ban
d'Alexandre Loukachenko n'empêchera cependant pas l'UE de continuer à développer des relations bilatérales avec la Biélorussie dans le cadre de la politique européenne de voisinage (EN). |
La Commission européenne a donné son accord le 6 avril dernier à l'octroi de 22 millions
d'euros pour un ensemble d'actions humanitaires en faveur des victimes du conflit qui persiste en Tchétchénie depuis l'automne 1999. Les besoins s'avèrent considérables dans la région. La Commission a déboursé au total 196 millions d'euros
par l'intermédiaire de la direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne, ECHO. L'objectif est de prolonger les soutiens aux actions
de protection dans la région Caucase Nord, et plus précisément en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daguestan. Cette somme financera l'approvisionnement des populations les plus vulnérables en denrées alimentaires de base. Elle servira
également à l'enseignement primaire, la formation professionnelle et l'assistance psychologique liée aux traumatismes de la guerre, particulièrement envers les enfants. Une campagne de sensibilisation concernant les risques posés par les
mines devrait être financée par ces fonds. La réhabilitation de logements, le développement des services de santé et l'adduction d'eau par camions à Groznyï sont également concernés. Une autre partie de ces fonds devrait servir au soutien
des nombreux réfugiés dans la région. Le nombre de déplacés en Tchétchénie est estimé à 200 000, sur une population totale de 800 000 habitants. Hors de la Tchétchénie, on dénombre quelque 25 000 personnes toujours déplacées en Ingouchie et
9 000 au Daguestan, ainsi que 5 000 réfugiés en Azerbaïdjan. Il est utile de rappeler que toutes ces personnes vivent dans des conditions misérables. Et la fréquence d'opérations militaires russes qui s'accompagnent régulièrement de
violations des droits de l'homme plonge davantage la population civile dans la précarité. |
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Suivez le guide sur "Visit Europe"...

Un site pour tous les "Eurotrotters"? Ne cherchez plus. "Visit
Europe", le nouveau portail lancé par la Commission européenne du tourisme, sera désormais votre guide personnel pour préparer au mieux vos
voyages sur le continent.
Lancé le 21 mars dernier à l'occasion de la conférence des ministres européens du tourisme à Vienne, ce site vise à briser les frontières qui peuvent
exister entre le consommateur et l'éternel voyage qu'est l'Europe.
Pour répondre à toutes vos questions, le site offre de nombreux renseignements pratiques sur l'Europe (34 pays) tels que la programmation des déplacements (recherche de vols sur plus de 500 compagnies aériennes, prévisions météo,
calendrier, convertisseur de devises, etc.). En un "clic", vous disposerez d'une mine d'informations par pays et par catégorie. Vous trouverez également des recommandations sur les thèmes "où aller", "que faire" et des liens vers les
sites web nationaux.
La création de "Visit Europe" s'inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de la Commission européenne sur le tourisme. Une
stratégie qui présente six objectifs principaux pour améliorer, en partenariat avec toutes les parties prenantes, la compétitivité de l'industrie du tourisme :
- une plus grande coordination des politiques ;
- une meilleure utilisation des instruments financiers ;
- un "Agenda 21 européen pour le tourisme" pour promouvoir la durabilité du tourisme ;
- une réglementation améliorée dans le cadre du processus "Mieux légiférer" ;
- une meilleure qualité des données pour une compréhension renforcée ;
- une meilleure promotion des destinations touristiques à l'intérieur de l'Union.
L'industrie européenne du tourisme compte environ deux millions d'entreprises qui emploient quelque 4% du total de la main-d'œuvre de l'Union. Ce qui représente près de huit millions d'emplois. Bien que l'Europe soit la première
destination touristique dans le monde, la fréquentation des touristes internationaux progresse moins vite que la moyenne mondiale. La concurrence de nouvelles destinations se fait sentir chaque jour davantage. Un nouveau défi que
l'Union européenne se doit de relever. |
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Les Européens s'expatrient par amour et pour une meilleure qualité de la vie
Combien de vos concitoyens
ont quitté leur pays pour s'expatrier dans un autre Etat membre ? Qu'est-ce qui les a poussés à aller vivre à l'étranger ? L'Année
européenne de la mobilité des travailleurs ayant commencé il y a quelques mois, vous serez peut-être curieux d'en savoir plus sur la mobilité à l'intérieur de l'Union européenne.
Saviez-vous, par exemple, que si 2 % des citoyens européens vivent dans un pays qui n'est pas le leur, l'emploi est la cause du déménagement d'un quart d'entre eux seulement ? Accompagner son partenaire, rester en famille et
améliorer la qualité de vie: voilà les principaux facteurs de motivation des Européens qui quittent leur pays. La moitié des personnes qui ont fait le choix de quitter leur pays avait déjà vécu à l'étranger, bénéficiant souvent du
soutien de programmes européens tels qu'Erasmus.
L'Italie, l'Espagne, l'Allemagne ou le Royaume-Uni ?
L'Italie et l'Espagne attirent le plus grand nombre de retraités, lesquels quittent souvent une métropole pour aller s'installer dans des zones rurales. En revanche, lorsqu'il s'agit de partir pour trouver un emploi, on quitte
généralement une zone rurale pour aller s'établir dans les capitales et les autres grandes villes. La migration en Allemagne est largement motivée par la recherche d'emplois manuels alors que le Royaume-Uni attire essentiellement des
travailleurs intellectuels (en particulier dans les secteurs de la finance, de l'assurance et de l'immobilier). La vaste majorité provient de la classe moyenne et occupe des emplois non manuels dans le pays d'accueil.
Implication en politique
Les expatriés dans un autre pays de l'UE s'engagent davantage en politique, et souvent plus à gauche, que la population en général. Ils s'intéressent à la politique de leur pays d'accueil, surtout lorsqu'ils y résident depuis
longtemps, et leur taux de participation aux élections européennes serait légèrement supérieur à la moyenne locale. Les migrants en Espagne sont les plus susceptibles de voter, tandis que les Italiens expriment les avis les plus
critiques sur la politique menée dans leur pays d'origine. Quant aux Britanniques, ils participent volontiers à des manifestations ou prennent facilement contact avec leurs représentants politiques.
Pour la plupart des citoyens de l'Union qui vivent dans un pays qui n'est pas le leur, le sentiment européen est parfaitement compatible avec l'attachement à leur pays d'origine autant qu'à leur pays de résidence.
Le budget de dix millions d'euros réservé à l'Année européenne de la mobilité des travailleurs sera consacré à des projets de sensibilisation à la mobilité et à de grandes manifestations dont une conférence sur la mobilité organisée
à Vienne en juin et "Job Fair Europe" en septembre qui verra la tenue de salons à l'emploi dans plus de cinquante villes européennes.
Parmi les autres projets, on notera des "soirées de la mobilité" sur une chaîne de télévision européenne et à Paris en décembre 2006, une campagne publicitaire lancée dans les magazines Métro diffusés dans tous les métros européens,
sans oublier de nouveaux films montrant la valeur de la mobilité et un blog sur le site Web de l'Année européenne de la mobilité. Plusieurs études sont en outre prévues pour évaluer les retombées de la mobilité et améliorer les données
statistiques disponibles. Enfin, un prix européen sera décerné à l'organisme qui aura contribué le plus à la mobilité des travailleurs. |
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