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Caricatures de Mahomet: l'UE condamne les violences et lance un appel au dialogue
Après le transfert de son dossier au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran annonce la reprise de l’enrichissement d’uranium
L'UE maintiendra son aide pendant que le Hamas forme son gouvernement
La Communauté internationale renouvelle son plan d'aide pour l'Afghanistan
"La communication sur l'Europe n'est pas uniquement l'affaire de Bruxelles"
La Commission adopte une stratégie ambitieuse en faveur des biocarburants
Avec "The Sound of Europe", le débat sur le futur de l'Europe est lancé
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13 fev. 2006 - n° 74

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Caricatures de Mahomet: l'UE condamne les violences et lance un appel au dialogue

Des activistes islamistes brûlent un drapeau danois au Bangladesh, 7 février 2006

La présidence autrichienne, la Commission et les Etats membres ont vivement condamné les attaques contre des missions diplomatiques et d'autres installations européennes survenues dans le contexte des violentes manifestations qui ont éclaté au Moyen-Orient en protestation contre la publication de caricatures de Mahomet dans la presse européenne. La Commission a exprimé son soutien aux réactions européennes et sa solidarité avec les Etats membres concernés. La prise de position de l'UE est coordonnée par la présidence autrichienne sur la base de consultations avec la Commission et les Etats membres. En ce qui concerne les appels au boycott des produits danois, la Commission a rappelé que boycotter les produits danois revient, par définition, à boycotter les produits européens. Un boycott n'est pas la façon appropriée de régler un problème. Il s'agit d'une pratique préjudiciable pour toutes les parties.

La Commission comprend l'indignation ressentie par de nombreux musulmans dans le monde à la suite de la publication des caricatures dans la presse européenne. Cependant, aucun différend, réel ou perçu, ne justifie des actes de violence. L'Union européenne et ses Etats membres soutiennent le principe de la liberté d'expression qui fait partie de leurs valeurs et de leurs traditions. Les gouvernements et les autres autorités publiques ne sont pas tenus responsables des opinions exprimées par des particuliers. Ces opinions n'engagent que ceux qui les ont exprimées, et non un pays entier, un peuple ou une religion. La Commission a rappelé que la liberté d'expression permettait non seulement d'exprimer une opinion, comme par exemple en publiant des caricatures, mais aussi de rejeter cette même opinion, comme en critiquant les caricatures. Néanmoins, lorsque l'expression d'une opinion dépasse les limites légales du principe de la liberté d'expression (incitation à la violence, etc.), les systèmes législatifs des Etats membres de l'Union européenne disposent de moyens pour intervenir.

La Commission a souligné que les citoyens musulmans des Etats membres de l'Union européenne et des autres pays savent que l'Union européenne et ses Etats membres respectent l'Islam. Tous les Etats membres de l'Union européenne accordent la liberté religieuse, permettant ainsi aux citoyens musulmans d'exercer leur foi au même titre que les citoyens d'autres confessions. L'Union européenne et ses Etats membres ont depuis longtemps entamé un dialogue avec les communautés musulmanes et font partie des plus grands partenaires commerciaux, investisseurs et donateurs d'aide aux pays musulmans.

La Commission a reconnu que la majorité des Musulmans, bien que critique face aux caricatures, s'est clairement tenue à l'écart de toute violence. En effet, la nature violente des manifestations suggère que celles-ci sont organisées ou exploitées à des fins politiques. Tout indique qu'il ne s'agit pas d'un appel au respect entre cultures et religions, l'appel au respect et le recours à la violence étant antinomiques.

La Commission soutient que la compréhension mutuelle ne peut être atteinte que sur les bases d'un dialogue énergique, mais pacifique, sous l'égide de la liberté d'expression. Elle a demandé aux dirigeants politiques et religieux d'utiliser leur influence afin de rétablir un dialogue pacifique.


Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM)

L'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), qui réunit les députés européens et leurs homologues de 10 pays méditerranéens (Algérie, Maroc, Tunisie, Egypte, Israël, Jordanie, Autorité palestinienne, Liban, Syrie et Turquie) ont adopté une déclaration le 7 février.

Dans cette déclaration, l'APEM a déploré profondément l'offense aux sentiments religieux de la communauté musulmane et appelé à une utilisation responsable de la liberté d'expression et de la liberté de la presse. Elle a également fermement condamné le recours à la violence contre les représentations diplomatiques européennes et encouragé un dialogue constructif et pacifique.

" Nous souhaiterions remplacer l'escalade de violence par le dialogue ", a déclaré Josep Borrell, le Président du Parlement européen et de l'APEM à cette occasion. C'est dans cet objectif qu'il se rendra au Maroc les 11 et 12 février.


Kofi Annan, Javier Solana et Ekmeleddin Ihsanoglu

Dans une déclaration conjointe (EN), le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune (EN) (PESC), Javier Solana, et le Secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique, Ekmeleddin Ihsanoglu, ont exprimé leur profonde préoccupation devant les démonstrations de violence causées par l'affaire des caricatures de Mahomet.

" Nous soutenons pleinement le droit à la liberté d'expression ", déclare le communiqué. " Mais nous comprenons la douleur profonde et l'indignation générale ressenties dans le monde musulman. Nous estimons que la liberté de la presse implique responsabilité et jugement, et doit respecter les croyances et les principes de toutes les religions. "

Ils ont également insisté sur la nécessité de renouer le dialogue, au sein et entre les différentes confessions et les autorités des différents pays.

" Nous lançons un appel au calme dans un esprit d'amitié et de respect mutuel. "


Escalade de violence

Des manifestants musulmans ont mis le feu au consulat danois à Beyrouth (Liban) le 5 février. Un jour plus tard, des manifestants syriens mettaient le feu aux ambassades danoise et norvégienne à Damas, et tentaient d'attaquer la mission française dans la capitale syrienne.

Des manifestions ont éclaté en Afghanistan le 6 février. Une personne a été tuée et deux autres ont été blessées au cours d'une fusillade qui s'est produite dans une ville de l'Est du pays.

La controverse a éclaté à la suite de la publication, le 30 septembre 2005, de caricatures représentant le prophète Mahomet dans Jyllands-Posten, l'un des grands journaux danois. Ces caricatures ont par la suite été reproduites dans de nombreux autres journaux européens mettant en avant leur droit à la liberté d'expression.

 

Autres réactions:

" Ni les caricatures dévalorisantes de Mahomet, ni la négation de l'Holocauste ou les blagues humiliantes qui visent ce génocide n'ont leur place dans un monde où la cohabitation des cultures et des religions doit être empreinte de respect mutuel. Nous ne recherchons pas le choc des cultures, mais la paix entre les différentes cultures. " Déclaration de Wolfgang Schüssel, Chancelier autrichien et Président en exercice du Conseil de l'Union européenne, du 8 février.

" Puisque la privation de la liberté a toujours engendré des souffrances et des deuils, il faut défendre la liberté même quand il s'agit de donner voix à qui n'est pas d'accord avec nous. Il n'y a pas de dialogue possible sans liberté. " Déclaration de Franco Frattini, Commissaire européen en charge de la justice, de la liberté et de la sécurité, du 2 février.

" Nous serons tous perdants si nous ne parvenons pas à désamorcer immédiatement cette situation. Cela aurait pour conséquence de faire perdurer un sentiment de méfiance et de mésentente entre les deux parties. " Lettre conjointe des Premiers ministres turc, Recep Tayyip Erdogan, et espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, du 7 février.

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Espace citoyen

Après le transfert de son dossier au Conseil de sécurité de l'ONU, l'Iran annonce la reprise de l'enrichissement d'uranium

Des femmes iraniennes manifestent devant une usine d'enrichissement en uranium à Isfahan, 22 janvier

Après d'ultimes tractations, le conseil des 35 gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (EN) (AIEA), réuni en réunion extraordinaire à Vienne, a décidé le 4 février le transfert "pour information" du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU.

La résolution (EN), adoptée par 27 voix pour, 3 contre (le Venezuela, Cuba et la Syrie) et 5 absentions, demande à l'Iran de suspendre immédiatement toutes ses activités nucléaires sensibles et d'améliorer sa coopération avec l'AIEA.

"Vous pouvez délivrer autant de résolutions de ce genre que vous voudrez, et vous amuser avec, mais vous ne pouvez pas empêcher le progrès de l'Iran", a tout de suite réagi le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

Pour confirmer ses intentions, Téhéran a annoncé le 6 février sa décision de reprendre ses activités d'enrichissement de l'uranium et de cesser toute coopération "volontaire" avec l'AIEA. Il a également ajouté qu'il n'appliquerait plus le protocole additionnel de non-prolifération qui permettait depuis trois ans aux enquêteurs onusiens de mener des inspections renforcées et inopinées sur son sol.

Mais les dirigeants occidentaux et russes soulignent que la voie des négociations n'est pourtant pas fermée. La prochaine échéance doit intervenir le 6 mars, lorsque le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, remettra au Conseil de sécurité son rapport complet sur les activités sensibles de l'Iran.

Si à cette date, l'Iran ne satisfait pas à ses obligations, le Conseil de sécurité pourra envisager "d'exercer de nouvelles pressions" sur Téhéran pour renforcer l'autorité de l'AIEA.

Peu après la décision prise à Vienne, la Russie a réitéré sa proposition de délocalisation partielle des activités iraniennes d'enrichissement d'uranium sur son sol.

"Cette proposition peut être la clé pour une solution négociée", a déclaré au nom de l'UE-3, composée de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, le chef de la diplomatie allemande, Franz-Walter Steinmeier. Des diplomates russes et iraniens devraient se retrouver à la mi-février pour en discuter.

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L'UE maintiendra son aide pendant que le Hamas forme son gouvernement

Un enfant palestinien, portant un bandeau aux couleurs du Hamas, participe à un ressemblement à Gaza en vue des élections législatives palestiniennes du 25 janvier - 16 janvier 2006 Se réunissant le 30 janvier, soit moins d'une semaine après la victoire du Hamas aux élections parlementaires palestiniennes, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont annoncé qu'ils continueraient à financer l'Autorité palestinienne pendant que le Hamas travaillerait à la formation d'un nouveau gouvernement.

Dans une déclaration conjointe, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont déclaré attendre du nouveau parlement palestinien qu'il soutienne la création d'un gouvernement "qui s'engage à une solution négociée" au conflit avec Israël.

"Sur cette base, l'UE se tient prête à maintenir son soutien au développement économique et à la mise en place d'un Etat démocratique en Palestine", ont-ils déclaré.

Quelques heures plus tard, le Quartette, composé des Etats-Unis, de l'UE, de la Russie et des Nations unies, se rencontrait à Londres pour définir sa position.

Les membres du Quartette ont insisté sur le fait que le Hamas devait accepter les dispositions contenues dans la "feuille de route" pour la paix au Moyen-Orient. Celles-ci prévoient la création d'un Etat palestinien vivant en paix aux côtés d'Israël.

"Tous les membres du futur gouvernement palestinien doivent s'engager à ne pas utiliser la violence, à reconnaître Israël et à accepter les accords déjà passés et les obligations qui en découlent, notamment la feuille de route", a déclaré Kofi Annan, le Secrétaire général des Nations unies.

Le Hamas a déjà rejeté la demande faite par le Quartette de renoncer à la violence et de reconnaître Israël.

"Le Quartette aurait dû exiger la fin de l'occupation et de l'agression (israéliennes)…et non pas demander que les victimes reconnaissent l'occupation et restent les mains liées devant l'agression", a déclaré selon l'agence Reuters le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri.

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La Communauté internationale renouvelle son plan d'aide pour l'Afghanistan

Scène de rue - Kandahar©EC/ECHO/Yvan HildebrandL'Afghanistan (EN) et la Communauté internationale ont signé le 31 janvier à Londres un nouveau plan de développement pour les cinq années à venir lors d'une conférence (EN) réunissant le Président afghan Hamid Karzaï, le Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et les ministres et représentants de plus de 60 pays et organisations internationales.

"Le lancement du plan pour l'Afghanistan (EN) est un moment historique et chargé d'espoir", a déclaré à cette occasion la Commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. "Cela signifie que le monde soutient fermement le futur de l'Afghanistan."

Ce pacte pour l'Afghanistan ("Afghanistan Compact") fournira aux deux parties un plan et des instruments qui leur permettront de renforcer la sécurité, de progresser dans le domaine de la gouvernance, des droits de l'homme et de l'Etat de droit, d'accroître la prospérité et le développement social, et de combattre le fléau de la drogue.

Pour accompagner le plan de développement, la Communauté s'est engagée à Londres à verser près de 10,5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

En outre, les donateurs se sont entendus pour "attribuer une plus grande part de l'assistance internationale au budget du gouvernement afghan". Le pouvoir exécutif aux commandes à Kaboul sort ainsi renforcé de la conférence. Sa capacité à définir les priorités du pays est reconnue. Jusqu'à présent, les donateurs internationaux ont géré directement plus des trois quarts de cette aide.

Sous la houlette du Président Karzaï, les autorités afghanes s'engagent quant à elles à lutter plus résolument contre le trafic de drogue et la corruption.

Le nouveau pacte pour l'Afghanistan prend le relais de l'accord de Bonn (EN) qui, en décembre 2001, avait lancé le processus de reconstruction politique du pays après la chute du régime taliban. Même si beaucoup reste encore à faire, ce premier accord parrainé par l'ONU a été largement respecté : l'Afghanistan dispose d'une Constitution, d'un Président et d'un Parlement élus.

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"La communication sur l'Europe n'est pas uniquement l'affaire de Bruxelles"

Margot Wallström présentant le livre blanc sur une politique de communication européenneLe 1er février, la Commission a adopté un livre blanc sur une politique de communication européenne.

"La communication est d'abord et avant tout une question de démocratie", a déclaré Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission en charge des relations interinstitutionnelles et de la stratégie de communication. "Les citoyens ont le droit de savoir ce que l'UE fait et ce qu'elle représente. Et ils ont le droit de participer sans réserve au projet européen."

Le livre blanc fait suite à la publication du plan d'action de la Commission en matière de communication, adopté en juillet 2005 et qui présente dans les grandes lignes les mesures que la Commission envisage de prendre pour réformer ses propres activités de communication, dans le but de se rapprocher des citoyens et de mieux répondre à leurs préoccupations.

Le livre blanc a pour principal objectif de mobiliser tous les acteurs concernés (institutions et organes communautaires, Etats membres, autorités régionales et locales, partis politiques et société civile). Il sera fondamental de sensibiliser et de susciter l'engagement.

"L'Union européenne s'est développée et est devenue un projet politique, mais elle n'a pas trouvé sa place dans le cœur et dans l'esprit des citoyens", a ajouté la Commissaire Wallström. "Dans son livre blanc, la Commission formule des propositions afin de relever ce défi, mais aussi de jeter les bases d'une politique de communication de l'Union européenne."

Le livre blanc propose d'agir conjointement dans cinq domaines:

  • la définition de principes communs s'appliquant aux activités de communication sur les questions européennes;
  • l'implication des citoyens : le livre blanc propose d'améliorer l'éducation civique (via, par exemple, la mise en place d'un réseau d'enseignants ou encore de bibliothèques européennes reliées numériquement), d'établir un lien entre les citoyens (par le biais de forums de discussion publique) et de resserrer les liens entre les citoyens et les institutions (par l'instauration, notamment, de normes minimales en matière de consultation) ;
  • la collaboration avec les médias (que ce soit au niveau de la radio, de la presse écrite ou de l'Internet) et l'utilisation des nouvelles technologies ;
  • la compréhension de l'opinion publique ;
  • l'action en commun qui doit impliquer tous les acteurs clés : les Etats membres, les collectivités régionales et locales, les partis politiques et la société civile.

Pendant les six mois à venir, les citoyens, les organisations non gouvernementales et les institutions auront la possibilité de contribuer à l'élaboration de la future politique européenne de communication. A l'issue de cette période, la Commission compilera l'ensemble des réactions envoyées et tirera sur cette base des conclusions pour l'élaboration de plans d'action spécifiques pour chaque domaine d'action.

Les citoyens européens et les parties intéressées sont invités à répondre en se connectant à un site Internet multilingue créé spécialement à cet effet : http://ec.europa.eu/communication_white_paper/index_fr.htm

Vous pouvez également vous exprimer sur le blog de la Commissaire Wallström.

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La Commission adopte une stratégie ambitieuse en faveur des biocarburants

Pompe à essence avec un champ de colza en fond

Le 8 février, la Commission européenne a adopté une stratégie ambitieuse en faveur des biocarburants (EN).

Cette nouvelle stratégie prévoit toute une série de mesures en vue de faire progresser la législation et la recherche sur les biocarburants produits à partir de matières premières agricoles.

" Les prix du pétrole brut restent élevés, le protocole de Kyoto nous fixe des objectifs stricts et la controverse récente autour des importations de gaz a mis en lumière la nécessité d'accroître l'autonomie énergétique de l'Europe ", a déclaré à cette occasion Mariann Fischer Boel, Commissaire en charge de l'agriculture et du développement rural. " C'est l'occasion ou jamais de marquer des points dans le dossier des biocarburants. "

La nouvelle stratégie définit trois objectifs principaux :

  • l'action en faveur des biocarburants tant au sein de l'UE que dans les pays en développement ;
  • la préparation à l'utilisation à grande échelle de biocarburants grâce à l'amélioration de leur compétitivité en termes de coût et au renforcement de la recherche dans le domaine des carburants de la " deuxième génération " ;
  • l'aide aux pays en développement dans lesquels la production de biocarburants pourrait stimuler une croissance économique durable.

Dans l'UE, les transports sont à l'origine de près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre, et presque la totalité de l'énergie utilisée pour le transport provient des importations de pétrole dont l'UE est fortement dépendante.

Produits à partir de biomasse, c'est-à-dire de matières organiques qui sont une source d'énergie renouvelable, les biocarburants constituent une alternative directe aux combustibles fossiles dans le domaine des transports. De plus, ils peuvent être intégrés sans difficulté dans le système de distribution des carburants.

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Avec "The Sound of Europe", le débat sur le futur de l'Europe est lancé

logo de la conférence - The Sound of EuropeQu'est-ce que l'Europe ? Quelles sont les tâches de l'Europe pour l'avenir ?

Voici quelques-unes des questions sur lesquelles de nombreuses personnalités du monde politique, littéraire, artistique et des médias se sont penchées lors de la conférence "The Sound of Europe" organisée les 27 et 28 janvier à Salzbourg, l'objectif étant de donner le coup d'envoi pour un grand débat européen sur l'avenir de l'Europe.

Premier constat qui est ressorti à Salzbourg : l'Europe doit davantage mettre en exergue, défendre et communiquer ses valeurs.

"Il est essentiel d'investir plus dans un avenir culturel et scientifique commun, car cela permettrait de rapprocher les citoyens de l'Europe", a déclaré Wolfgang Schüssel, Chancelier autrichien et Président en exercice du Conseil européen.

Et d'ajouter devant l'absence d'opinion publique européenne : "Il faudrait sérieusement envisager la création d'une chaîne d'information européenne".

Deuxième constat : l'Union européenne doit davantage s'occuper des problèmes quotidiens des citoyens et tenter de dégager des résultats concrets et tangibles.

L'UE doit mener des "politiques concrètes et mobilisatrices" montrant aux citoyens que l'Europe apporte une valeur ajoutée dans des domaines qui sont chers aux Européens, a estimé la Vice-présidente de la Commission européenne, Margot Wallström.

De l'avis de tous, la priorité doit être accordée à la création d'emplois, notamment pour les jeunes.

La participation des citoyens dans le projet européen est indispensable, car "l'Union européenne ne sera un succès que si elle réussit à impliquer activement les citoyens", a conclu la Commissaire Wallström.

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Un homme et une femme en train de travailler La mobilité des travailleurs des nouveaux Etats membres vers l'UE-15 a eu des effets positifs dans la plupart des pays et a été quantitativement moins importante que prévue. C'est ce qui ressort d'un rapport publié par la Commission le 8 février, soit près de deux ans après l'élargissement le plus important que l'UE ait jamais connu. Le rapport révèle que les travailleurs originaires des nouveaux Etats membres ont contribué à la réduction des pénuries de main-d'œuvre et à l'amélioration des résultats économiques en Europe. Les pays qui n'ont pas imposé de restrictions après mai 2004 (le Royaume-Uni, l'Irlande et la Suède) ont enregistré une forte croissance économique, une chute du chômage et une augmentation de l'emploi. Quant aux douze Etats membres qui appliquent des dispositions transitoires, les données disponibles semblent indiquer que certains de ces pays ont pu être également confrontés à des effets secondaires indésirables, tels que des niveaux plus élevés de travail non déclaré et de travail indépendant fictif. Pour ce qui est de l'Union européenne dans son ensemble, les flux de travailleurs ont été plutôt limités. Conformément au traité d'adhésion signé le 16 avril 2003, les États membres ont jusqu'au 30 avril 2006 pour décider s'ils souhaitent lever les restrictions nationales à la libre circulation des travailleurs dans l'Union européenne.
Pour plus de détails sur les mesures adoptées par chaque pays, consultez le MEMO de la Commission.

Chauffeur routierA partir du 1er mai, l'installation de tachygraphes digitaux sera obligatoire sur tous les nouveaux camions et bus de l'UE en vue de contrôler plus scrupuleusement les heures de conduite. Cette mesure fait partie d'un paquet législatif sur les transports adopté par le Parlement européen le 2 février, visant à réduire les accidents dus à la fatigue des conducteurs. Ainsi, les chauffeurs vont pouvoir bénéficier d'un repos d'au moins deux jours pleins toutes les deux semaines et d'un repos journalier minimum de neuf heures (au lieu de huit actuellement). Ces nouvelles mesures viennent renforcer la législation déjà en vigueur depuis le 23 mars limitant le temps de travail hebdomadaire moyen des chauffeurs professionnels à 48 heures sur une période de référence de 4 mois. Autre nouveauté : ce seront les employeurs et non plus les conducteurs qui seront tenus responsables en cas d'infraction. Ces nouvelles règles s'accompagneront d'un renforcement des contrôles routiers qui passeront progressivement de 1% à 3% des jours de travail effectués par les conducteurs.


Femme avec un oeil au beurre noirLe 2 février, le Parlement européen a adopté par 545 voix pour, 13 voix contre et 56 abstentions, une résolution appelant à renforcer la lutte contre la violence envers les femmes. Le texte souligne que la violence masculine à l'égard des femmes doit être considérée comme "une violation des droits de l'homme reflétant un partage inégal du pouvoir entre les genres" et prône la "tolérance zéro pour toutes les formes de violence contre les femmes". Il propose des mesures destinées à renforcer la sensibilisation dans l'UE et à attaquer de front ce problème. Les députés européens demandent aux Etats membres de "reconnaître la violence sexuelle dans le mariage comme un délit et le viol du conjoint comme un crime pénal" et de "garantir l'accès des victimes à la justice" en toute sécurité. Ils appellent également la Commission "à concevoir une approche stratégique complète au niveau européen en vue de mettre un terme à la pratique de la mutilation génitale féminine dans l'Union européenne". Les parlementaires européens invitent également les Etats membres à fournir toute l'aide nécessaire aux victimes. Ils suggèrent la mise au point de programmes d'action spécifiques en matière d'emploi pour les victimes de la violence liée au genre afin de leur permettre d'accéder au marché du travail et de garantir leur indépendance financière.
Pour en savoir plus sur les initiatives européennes en faveur de la lutte contre la violence envers les enfants, les jeunes et les femmes, consultez le site Internet consacré au programme Daphné.

 
Un homme et son chien à la recherche de survivants à la suite du tremblement de terre en Iran, 26 décembre 2003© EC/DG ENV)Le 27 janvier, la Commission européenne a adopté une série de propositions visant à améliorer la capacité de réaction du mécanisme de protection civile (EN) de l'UE. "Le mécanisme de protection civile de l'UE a prouvé son utilité face à des catastrophes telles que l'ouragan Katrina aux Etats-Unis et les inondations et sécheresses en Europe", a déclaré le Commissaire à l'environnement Stavros Dimas. "Mais il peut encore être amélioré. Nous avons pu aider, mais nous avons aussi appris comment notre aide peut être améliorée." Les mesures permettront à la Commission de mieux faire face à une pénurie de moyens de transport et d'équipements nécessaires sur le lieu d'une catastrophe. En outre, des mesures supplémentaires contribueront à la mise au point de systèmes d'alerte précoce, à l'amélioration de la coordination et à la fourniture de soutien logistique. Parallèlement, la Commission a lancé un service d'alerte en ligne, appelé "MIC Daily (EN) ", qui sert d'observatoire destiné à prévoir les éventuelles catastrophes autour du globe. Le mécanisme de protection civile (EN), créé par la Commission européenne en 2001, a fourni une aide lors de catastrophes majeures dans le monde entier, notamment le tsunami qui a dévasté les côtes méridionales de l'Asie en décembre 2004, l'ouragan qui a frappé les Etats-Unis en septembre 2005 et le séisme survenu en Asie du Sud en octobre 2005.

Enfants utilisant un ordinateur portableLa " Journée pour un Internet plus sûr (EN) " a été célébrée le 7 février par quelque 95 organisations de 36 pays, dont 24 pays de l'Union européenne. Parrainée par la Commissaire européenne Viviane Reding chargée de la société de l'information et des médias, l'édition 2006 a été marquée par un blog-marathon (EN) au cours duquel plusieurs organisations et invités d'honneur ont promu une utilisation plus sûre d'Internet en postant des commentaires et invitant enfants, écoles et parents à participer au débat. " Les parents doivent apprendre à leurs enfants à reconnaître les dangers qui peuvent surgir lorsqu'ils utilisent Internet et à réagir correctement face à une situation incommodante ", a déclaré la Commissaire Reding à cette occasion. Selon une enquête Eurobaromètre réalisée en décembre 2005, 50% des parents déclarent que leurs enfants ont accès à Internet, mais 20% d'entre eux seulement fixent des règles à son utilisation. La Commission européenne œuvre pour la mise en place d'un Internet plus sûr. Le programme actuel (EN) (2005-2008) est doté d'un budget de 45 millions d'euros pour lutter contre les contenus illicites et préjudiciables sur Internet.

Une femme et ses enfants marchant sur la route – République démocratique du Congo©EC/ECHO/François GoemansLa Commission européenne a lancé le 30 janvier la programmation de l'aide au développement du 10e Fonds européen de développement, le cadre financier des relations entre l'Union et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, pour la période 2008 – 2013. "Nous serons à l'écoute des priorités qui nous seront communiquées en termes d'action pour le développement", a promis le Commissaire européen au développement, Louis Michel. "En même temps, nous attendons de nos partenaires un engagement concret pour la bonne gouvernance". Doté d'un budget de 22,7 milliards d'euros, cette programmation constitue un premier pas concret dans la mise en œuvre des engagements que l'UE a pris en 2005, notamment d'améliorer la coordination et l'efficacité, d'augmenter l'aide et d'accentuer les efforts en Afrique.

Boules de billardSi vous êtes intéressés par tout ce qui a trait aux aides d'Etat (EN), lisez "State Aid Weekly e-News (EN)", le nouveau bulletin d'information électronique de la Commission européenne. Depuis le 27 janvier, le "State Aid Weekly e-News" vous tient informés des derniers développements en la matière. Le nouveau bulletin couvre les activités des quatre directions générales de la Commission européenne qui s'occupent des aides d'Etat - Concurrence, Transports et Energie, Agriculture et Pêche, en fournissant pour la première fois un aperçu général des dernières avancées législatives, des consultations publiques et des procédures formelles d'examen sur lesquelles le grand public est invité à présenter ses observations. Il contient aussi une liste de toutes les nouvelles décisions en matière d'aides d'Etat et fournit un accès aisé aux versions publiques des décisions, ainsi que des informations sur les mesures couvertes par une exemption par catégorie introduites par les Etats membres, les événements à venir, les rapports, les études et d'autres faits d'actualité. Il couvre également les affaires d'aides d'Etat portées devant la Cour européenne de justice. Enfin,"State Aid Weekly e-News" rend compte de l'évolution de la situation en matière d'aides d'Etat dans l'Espace économique européen, en particulier des décisions prises par l'Autorité de surveillance AELE. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts accomplis par la Commission en application du plan d'action dans le domaine des aides d'Etat (EN) pour mieux faire connaître les règles du traité CE visant à garantir que la concurrence ne sera pas faussée par les subventions publiques.
Les lecteurs intéressés peuvent recevoir le bulletin par courrier électronique en s'abonnant au moyen du lien figurant à l'adresse suivante:
http://ec.europa.eu/coreservices/mailing/index.cfm?serviceid=7375
ou le lire directement sur le site Internet de la DG Concurrence à l'adresse suivante: http://ec.europa.eu/competition/state_aid/overview/newsletter.html

Ouvrier sur un chantierA l'issue d'une réunion entre la présidence autrichienne et la Commission, la Pologne a finalement accepté le 1er février de rejoindre l'accord à 24 Etats membres sur les taux réduits de TVA à 5,5%. Cet accord permettra notamment à neuf Etats membres de l'UE de continuer à appliquer jusqu'à fin 2010 des taux réduits aux services à forte intensité de main-d'œuvre – rénovation des logements, coiffure, certains soins à domicile, etc. "Quelque 200 millions d'Européens tireront profit de cet accord", s'est réjoui le Chancelier Schüssel. En contrepartie, les dérogations dont la Pologne dispose dans ce domaine en vertu de son traité d'adhésion ne seront pas prorogées au-delà de leur terme. Elle pourra ainsi appliquer de manière permanente, à partir de 2007, des taux réduits de TVA à " la livraison, la construction, la rénovation et la transformation de logements fournis dans le cadre de la politique sociale". En outre, la présidence du Conseil et la Commission européenne se sont engagées à évaluer le dispositif et l'impact des taux réduits dans un rapport annoncé pour juin 2007.

Capture d'écranVous utilisez régulièrement le site de l'UE consacré aux entreprises et à l'industrie ? Vous avez des difficultés à trouver les informations que vous y recherchez ou bien vous avez des suggestions à proposer? Participez jusqu'au 28 février à l'enquête en ligne (EN) lancée par la DG Entreprises et industrie, et aidez-nous à améliorer notre site Internet ! Le site de l'UE consacré aux entreprises et à l'industrie est un site thématique offrant des informations sur les principales politiques de la Commission qui concernent les entreprises, et notamment les petites et moyennes entreprises. Cette enquête fait partie d'un ensemble d'initiatives visant à évaluer la stratégie de communication de la DG Entreprises et industrie à destination des entreprises afin d'améliorer l'accessibilité et l'efficacité de ses messages institutionnels.

Logo du Comité des regionsQue peut faire l'Union européenne pour réduire le chômage ? Quelle direction l'Union devrait-elle prendre ? Le 26 janvier, le Comité des régions (CdR) a accueilli une conférence-débat ayant pour objectif de répondre aux questions et aux attentes du grand public et de "s'assurer que l'Europe est présente dans le débat public". Cette conférence donne le coup d'envoi à une série d'événements qui seront organisés en 2006 par le Comité des régions à Bruxelles et dans les Etats membres. L'objectif est d'aider la Commission européenne et le Parlement européen à mettre en œuvre le plan D comme "dialogue, démocratie et débat", qui a été lancé le 13 octobre 2005 par Margot Wallström, la Vice-présidente de la Commission, afin de susciter un "vaste débat public sur l'Union européenne". "Comme l'ont démontré les résultats négatifs des référendums en France et aux Pays-Bas, il devient indispensable de remettre les citoyens au cœur des débats sur l'Europe", a expliqué le Président du Comité des régions, Peter Straub. "Le CdR, dont les membres sont chez eux dans les régions et les villes de l'Union européenne, joue en cela un rôle de relais stratégique auprès des réseaux décentralisés."
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Célébrons le Printemps de l'Europe !

Capture d'écranVous êtes enseignant et souhaitez initier vos élèves aux questions d'actualité européennes ? Inscrivez votre école au Printemps de l'Europe !

Le Printemps de l'Europe est un événement organisé chaque année pour inciter les jeunes à débattre sur des questions européennes.

Cette année, l'édition 2006 du Printemps de l'Europe se tient le 21 mars et le 9 mai, jour de l'Europe. Le thème : "Débattons de notre avenir !".

Rendez-vous sur le portail du Printemps de l'Europe : vous y trouverez les supports politiques, pédagogiques et technologiques nécessaires pour mettre sur pied des événements en rapport avec les questions européennes.

Vous pourrez, par exemple, participer avec vos élèves à une session de chat où des invités répondent aux questions posées. De même, vous pouvez vous rendre sur le forum du portail et discuter avec d'autres enseignants à travers l'Europe.

Vous pourrez également avoir accès à un réseau d'enseignants experts offrant aide et conseils.

Afin d'encourager les établissements scolaires à participer au Printemps de l'Europe 2006 et à débattre, trois ensembles d'activités pédagogiques sont mis à la disposition des participants : "Apprendre et débattre", "Décider pour l'Europe" et "Ensemble dans le monde".

Les personnalités politiques nationales et européennes seront activement encouragées à participer et à contribuer au débat sur l'avenir de l'Europe en visitant un établissement scolaire le 21 mars ou aux environs de cette date.

Alors, n'hésitez pas ! Inscrivez-vous dès maintenant et débattez de l'avenir de l'Europe avec des milliers d'autres établissements scolaires le 21 mars 2006 et le 9 mai 2006 !

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Espace citoyen

Efficacité énergétique…ou comment faire plus avec moins

Ampoule à faible consommation énergétiqueAujourd'hui, l'Europe doit faire face aux effets du changement climatique et à une dépendance accrue pour son approvisionnement énergétique. A cela vient s'ajouter le récent "différend sur le gaz" entre la Russie et ses voisins. Dans ce contexte, l'efficacité énergétique prend une importance sans précédent.

"Les options qui se présentent aux Etats membres de l'UE sont les suivantes : ils peuvent soit accroître leur utilisation des sources d'énergies renouvelables, soit renforcer le dialogue avec les pays producteurs", a expliqué le Commissaire à l'énergie Andris Piebalgs, à l'occasion de l'ouverture de la réunion conjointe entre la commission responsable de l'énergie du Parlement européen et ses homologues des parlements nationaux.

Dans le contexte d'un processus de consultation plus large, les députés européens et les députés nationaux se sont rencontrés pour discuter du livre vert sur l'efficacité énergétique adopté le 22 juin 2005.


Que peuvent faire les citoyens?

Bonne nouvelle : nous pouvons tous faire des économies d'énergie dans notre vie quotidienne. Rien qu'en optant pour les ampoules électriques basse consommation qui utilisent cinq fois moins d'électricité que les ampoules ordinaires, il est possible de faire la différence de façon déterminante.

De même, le simple fait de laisser les appareils électriques comme les téléviseurs et les appareils vidéo en "mode veille" entraîne une surconsommation estimée à 10 % de l'énergie totale consommée par les ménages de l'Union européenne. La "EU Standby Initiative (EN)" peut vous aider à réduire votre usage abusif d'électricité.

En Europe, les bâtiments représentent actuellement 40 % de toute l'énergie consommée dans l'Union européenne, les ménages comptant pour les deux tiers de ce pourcentage. Pour contrer cette tendance, une nouvelle directive sur la performance énergétique des bâtiments est entrée en vigueur au début du mois de janvier. Elle établit une méthodologie commune de calcul de la performance énergétique de tous les bâtiments de l'UE, fixe les normes minimales de l'efficacité énergétique et met en place un système de certification des bâtiments permettant à chacun de vérifier la quantité d'énergie consommée par son habitation.


Energies renouvelables

Il est clair que l'importance des formes renouvelables de l'énergie (EN) ira croissante. En 2010, l'énergie européenne sera tirée, dans une proportion de 12 %, de sources réutilisables comme le vent et l'énergie solaire.

A l'heure actuelle, l'Europe produit les trois quarts de l'énergie éolienne mondiale. Mais il reste beaucoup à faire pour développer ce secteur et le Président Borrell a appelé à un "vrai débat public" sur cette question. Pour montrer qu'il reste encore une grande marge d'amélioration, il a fait remarquer qu'il serait absurde que les États membres du Nord de l'UE continuent de produire plus d'énergie solaire que ceux du Sud du continent.

L'UE finance de nombreux projets visant à encourager l'utilisation des énergies renouvelables comme le programme "Energie intelligente pour l'Europe (EN)".

Vous avez votre mot à dire en ce qui concerne l'efficacité énergétique dans l'Union européenne? Participez jusqu'à la fin du mois de mars à la consultation (EN) lancée par la Commission européenne !

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Agenda

13-16 février
Session plénière du Parlement européen, Strasbourg.
La session peut être suivie en direct sur Europe by Satellite.
14-15 février
Session plénière du Comité économique et social européen, Bruxelles
15-16 février
Session plénière du Comité des régions, Bruxelles
20 février
Conseil Agriculture et pêche, Bruxelles
20-21 février
Conseil Justice et affaires intérieures, Bruxelles
20-21 février
Lancement official de l’année européenne de la mobilité des travailleurs, Bruxelles
23 février
Conseil Education, jeunesse et culture, Bruxelles
27-28 février
Conseil Affaires générales et relations extérieures, Bruxelles
9 mars
Conseil Environnement, Bruxelles

Des informations supplémentaires sur les évènements à venir sont disponibles dans l'Agenda des institutions européennes de l'UE qui est publié tous les vendredis.
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La Newsletter Europa est publiée par la DG Communication de la Commission européenne.