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Le Parlement européen sur la ligne de départ
Le
Parlement européen nouvellement élu a
entamé son mandat de cinq ans le 20 juillet à Strasbourg. Le Parlement
est désormais composé de sept groupes politiques, possède 20 langues
officielles et représente 450 millions de citoyens. Sa première session
a été ouverte par le doyen de l'assemblée, Giovanni Berlinguer, âgé
de 79 ans.
Josep Borrell élu président
Le 20 juillet, les 732 membres du Parlement se sont réunis pour élire
leur nouveau Président et les 14 vice-présidents. Le socialiste espagnol
Josep
Borrell a été élu avec 388 voix. Les autres candidats en lice
étaient le député polonais Bronislaw Geremek appartenant au nouveau
groupe "
Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe " (EN) (ADLE)
et Francis Wurtz, président du groupe
de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL). Le cofondateur de
Solidarnosc a obtenu 208 voix et M. Wurtz, 51 voix.
Josep Borrell a bénéficié d'un accord entre le Parti
Populaire européen-Démocrates européens (PPE-DE, droite) et le Parti
socialiste européen (PSE), les deux principaux groupes politiques du
Parlement européen. En vertu de cet arrangement "technique", un
député de droite, probablement le président du groupe PPE, l'Allemand
Hans-Gert Pöttering, succédera à Josep Borrell dans deux ans et demi,
jusqu'à la fin de la mandature parlementaire.
Le nouveau Président a annoncé qu'il présenterait sa vision
stratégique pour la législation lors de la session de septembre. Son
programme sera élaboré après consultation des vice-présidents et des
présidents de groupes du Parlement. Il a cependant déjà évoqué la
mise en place de la nouvelle Commission, les nouvelles perspectives
financières, le pacte
de stabilité et de croissance (EN), les relations
euro-méditerranéennes (EN), le Moyen
Orient (EN) ainsi que la ratification de la Constitution
comme points clés à aborder dans le futur.
Sept groupes politiques
Les 732 membres du Parlement se sont regroupés en sept groupes
politiques. En ce qui concerne la répartition des sièges au sein du
Parlement européen, le groupe PPE-DE demeure le principal groupe
politique avec quelques 279 sièges tandis que le groupe PSE (groupe
socialiste) se voit attribué 199 sièges. Les leaders nationaux du Parti
européen des libéraux-démocrates et des réformateurs (EN) ont donné
leur aval pour la création d'un nouveau groupe politique centriste
pro-européen formé des libéraux, des députés italiens de la coalition
centriste " de l'olivier " menée par Romano Prodi et de
députés français de centre droite appartenant au parti de l'UDF mené
par François Bayrou. La distribution des députés par groupe politique
est ainsi répartie :
Les 33 députés restant feront partie des non-inscrits.
Approbation de la candidature de M. Barroso au poste de Président de
la Commission
Les députés européens ont approuvé la candidature de
José Manuel
Barroso au poste de Président de la Commission par 413 voix.
" En construisant notre partenariat pour l'Europe, nous devons
reconnaître que le plus gros obstacle à surmonter n'est pas
l'euro-scepticisme de quelques-uns, c'est l'euro-apathie du plus grand
nombre " a déclaré M. Barroso dans un discours prononcé le 21
juillet devant le Parlement européen. " Nous devons être attentifs
à ceux qui ont voté lors des dernières élections européennes. Nous
devons aussi entendre le silence de ceux qui, pour quelque raison que ce
soit, ont choisi de ne pas voter ".
La nouvelle Commission prendra
ses fonctions le 1er novembre. Entre-temps, Barroso devra sélectionner
les nouveaux Commissaires. Afin que leur candidature soit officiellement
approuvée, ces derniers devront d'abord se rendre à des auditions
individuelles organisées par le Parlement européen.
Parmi les défis
auxquels sera confrontée la nouvelle Commission, Barroso a mentionné,
entre autres, la ratification du traité
constitutionnel, la mondialisation,
Kyoto (EN), le vieillissement de la population
européenne, la lutte contre le terrorisme
(EN), la lutte contre la
pauvreté et la mise en place d'un espace de liberté, de sécurité et de
justice.
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Money, money, money: budget
de l'UE pour la période 2007-2013
La
Commission européenne a adopté un ensemble de propositions détaillées
concrétisant son projet de budget
pour la période 2007-2013.
Malgré l'accroissement de 30 % de la population de l'UE et les
nouvelles tâches définies par le Conseil européen, le plafond actuel de
ressources peut rester inchangé. La rigueur budgétaire et une
planification prudente permettraient même de porter le nombre d'Etats
membres à 27 en ne dépensant que 1,14 % du PIB en moyenne.
" Avec l'introduction de l'euro, l'élargissement le plus
important dans l'histoire de l'intégration européenne et l'adoption
d'une constitution pour l'Europe, nous avons unifié un continent jadis
divisé par les conflits militaires et idéologiques " a déclaré
Romano Prodi, Président de la Commission européenne. " Nous avons
mis en place une Union qui promet la sécurité et de nouvelles
opportunités à ses citoyens, et qui entend jouer un rôle majeur sur la
scène mondiale. Nos propositions sont concrètes, d'un bon rapport
coût-efficacité, et interviennent au bon moment. L'UE doit aujourd'hui
se montrer à la hauteur de ses promesses. "
Les Etats membres sont parvenus à un consensus sur les nouvelles
priorités de l'avenir de l'Union. Ils reconnaissent tous la nécessité
de promouvoir la compétitivité, de donner suite à l'élargissement en
favorisant la croissance dans les nouveaux Etats membres, de mettre en
place un espace de liberté, de sécurité et de justice, et de renforcer
les politiques extérieures. Toutes ces priorités sont mentionnées dans
le projet de constitution.
Ces propositions législatives suivent et complètent un programme
politique adopté en février dernier. Elles portent notamment sur la
cohésion, les réseaux, l'agriculture, l'éducation, la culture et la
politique sociale.
Il appartient maintenant au Conseil des ministres et au Parlement
européen de lancer les négociations concernant les prochaines perspectives
financières afin de les adopter en temps utile avant 2007.
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Une nouvelle
génération de programmes en matière d'éducation et de culture
Erasmus,
Comenuis, Leonardo Da Vinci… Tous ces programmes arriveront à
échéance en 2006. Le 14 juillet, la Commission a proposé une nouvelle
génération de quatre nouveaux programmes destinés à leur succéder.
Ceux-ci devraient être dotés d'un budget trois fois supérieur à celui
des programmes actuels.
Programme d'action intégré dans le domaine de l'éducation et de
la formation tout au long de la vie :
Ce programme se concentrera sur l'enseignement scolaire (Comenius),
l'enseignement supérieur (Erasmus),
la formation professionnelle (Leonardo
Da Vinci) et l'enseignement pour les adultes (Grundtvig
(EN)). Il sera complété par des mesures transversales et un nouveau
programme (Jean
Monnet) se concentrant sur l'intégration européenne. Doté d'un
budget de 13,6 milliards d'euros sur 7 ans, le nouveau programme donnera
à l'Union un instrument qui contribuera à l'amélioration de la qualité
des systèmes d'éducation et de formation.
" Jeunesse en action "
Doté d'un budget de 915 millions d'euros, plus simple que le
précédent dans son fonctionnement et largement décentralisé, le
programme sera accessible aux jeunes de 13 à 30 ans dans les Etats
membres et dans des pays tiers, notamment ceux couverts par la politique
de Nouveau Voisinage. " Jeunesse en action " regroupera diverses
actions, tel les échanges de jeunes (objectif : 35 000 projets d'ici
2013), le "
Service volontaire européen " (EN) (objectif : 10 000
volontaires/an) et " Jeunesse pour le monde " visant le
développement de projets avec les pays tiers. "
MEDIA 2007
Proposé à plus d'un milliard d'euros sur la période 2007-2013, le
budget de MEDIA 2007 (qui
fusionnera les programmes MEDIA Plus et MEDIA Formation) symbolise
l'engagement fort de l'Union auprès du secteur audiovisuel. Ce dernier
voit ainsi confirmé son rôle majeur dans la construction d'une identité
européenne partagée. L'action communautaire interviendra au niveau des
phases de préproduction (par exemple en soutenant les formations
initiales aux métiers de l'audiovisuel ou en facilitant l'accès des PME
aux financements) et de postproduction (soutien à la distribution et à
la promotion des œuvres audiovisuelles).
Culture 2007
Favoriser la mobilité transnationale, à la fois des artistes et des
œuvres, et encourager le dialogue interculturel, en complément des
actions des Etats membres, tels sont les principaux objectifs du programme
Culture 2007 appelé à succéder à Culture
2000. Un peu plus de 400
millions d'euros seront consacrés à ce programme. Ces propositions
doivent maintenant être examinées par le Conseil et le Parlement
européen, l'objectif étant une adoption fin 2005. La nouvelle
génération de programmes couvrira la période 2007-2013 et devrait
contribuer à atteindre l'objectif
de Lisbonne, à savoir faire de l'Europe l'économie de la
connaissance la plus compétitive à l'horizon 2010.
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Développement rural: "
Un seul fonds, un seul programme, un seul contrôle "
"
Un seul fonds, un seul programme, un seul contrôle ". C'est avec ces
mots que Franz Fischler, le Commissaire chargé de l'agriculture, a
annoncé, le 15 juillet, l'adoption d'une proposition visant la mise en
œuvre d'une nouvelle politique
de développement rural plus efficace.
Les zones rurales couvrent 90% du territoire de l'UE élargie et
accueillent près de la moitié de sa population. L'amélioration de la
compétitivité des secteurs forestier et agricole ne suffit
malheureusement pas à rendre ces zones viables.
La protection de l'environnement rural, la qualité des aliments
produits et l'attractivité des zones rurales pour les jeunes agriculteurs
et les nouveaux résidents sont des facteurs tout aussi importants que
l'agriculture elle-même. Dans ce contexte, la Commission a proposé le 15
juillet de renforcer sa politique de développement rural en se
concentrant sur ces objectifs.
La réforme proposée vise à renforcer la politique de développement
rural actuelle en introduisant un seul instrument de financement et de
programmation, le Fonds européen agricole pour le développement rural
(FEDER). Elle vise également à renforcer le contrôle, l'évaluation et
le retour d'information.
Enfin, la proposition prévoit un financement communautaire accru, qui
représentera au total 13,7 milliards d'euros par an pour la période
2007-2013.
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La politique de cohésion
renforcée dans une Union élargie
Compétitivité
et croissance de l'Union européenne élargie, qui représentent les
objectifs de la stratégie
de Lisbonne, sont les maîtres mots de la proposition de cadre
législatif pour la réforme
de la politique de cohésion pour la période 2007-2013 présentée le
14 juillet par la Commission européenne.
" Ce nouveau cadre permettra une politique mieux ciblée, plus
décentralisée et plus simple " a déclaré Jacques Barrot, le
Commissaire en charge de la politique
régionale. " Il accroît l'efficacité, la transparence et la
responsabilité politique dans la politique de cohésion européenne
".
Cinq
règlements sont proposés : un règlement sur les dispositions
générales applicables aux Fonds structurels, un règlement créant le
cadre pour une autorité transfrontalière qui pourra diriger les
programmes de coopération, ainsi qu'un règlement pour chacune des
sources de financement (le Fonds
européen de développement régional (FEDER), le Fonds
social européen (FSE) et le Fonds
de cohésion).
Un montant de 336,3 milliards d'euros devrait être consacré à la
politique de cohésion de l'UE pour la période 2007-2013.
78,54 % de ces ressources seront consacrés à l'objectif "
convergence " (régions défavorisées, etc.), avec l'accent mis sur
l'aide aux dix nouveaux pays membres, plus la Roumanie
(EN) et la Bulgarie (EN)
attendues en 2007. 17,22 % seront attribués à l'objectif "
compétitivité régionale et emploi ", les 3,94% restant revenant à
l'objectif " coopération territoriale européenne ".
Une grande partie des innovations des nouvelles propositions porte sur
la mise en œuvre de la politique de cohésion, notamment l'ouverture pour
la première fois d'un dialogue stratégique annuel avec les Etats membres
au sein du Conseil et du Parlement, ainsi qu'une plus grande
décentralisation, déléguant ainsi davantage de responsabilité aux
Etats membres et aux régions.
La décision finale du Conseil et du Parlement européen concernant ces
propositions est attendue pour 2005. De cette façon, les Etats membres et
les régions auront le temps suffisant pour la préparation des nouveaux
programmes et leur mise en œuvre dès le début de 2007.
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Coup d'envoi de la
réforme du secteur du sucre
La
Commission européenne a présenté, le 14 juillet, une réforme
radicale du régime de l'UE sur le sucre axée davantage sur les marchés,
les consommateurs et les échanges.
L'idée phare de la réforme est d'instaurer à partir de juillet 2005
une baisse progressive d'un tiers des prix européens garantis, ainsi
qu'une diminution des quotas de production.
D'ici à fin 2007, les prix garantis du sucre et de la betterave
seraient ainsi respectivement réduits de 33 % et de 37 %. Par ailleurs,
le quota annuel de production pour l'ensemble de l'UE, aujourd'hui de 17,4
millions de tonnes, serait ramené à 14,6 millions en 2008/2009.
Enfin, les exportations subventionnées seront encore plus réduites,
de 2,4 millions de tonnes annuelles aujourd'hui à seulement 400 000
tonnes.
Afin d'atténuer les effets socio-économiques de la restructuration de
l'industrie sucrière, la Commission propose d'octroyer aux cultivateurs
de betteraves une aide découplée couvrant 60% de leurs pertes de
revenus. Les nouveaux Etats membres devraient bénéficier d'une
compensation totale.
Enfin, l'UE s'est engagée à ouvrir le dialogue avec les pays ACP
affectés par la nouvelle réforme. La Commission leur proposera notamment
de fournir des programmes sur mesure pour les aider à adapter leur
secteur sucrier à la réforme de l'UE.
" Cette réforme fournit au secteur communautaire du sucre ainsi
qu'aux pays en développement des perspectives réalistes " a
déclaré à cette occasion Franz Fischler, Commissaire chargé de
l'agriculture.
La proposition de réforme de la Commission devance un recours à
l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui déclarerait illégal le
régime communautaire actuel de soutien au sucre. Elle marque donc la
détermination de l'UE à régler cette question à l'heure des
négociations multilatérales de l'OMC menées dans le cadre du Programme
de Doha pour le développement.
L'UE est un acteur important sur le marché mondial du sucre. Elle
produit 13% du sucre mondial et en consomme 12%.
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Conseil Justice et affaires
intérieures : Quels résultats ?
Au
menu du Conseil Justice et affaires intérieures qui s'est tenu le 19
juillet à Bruxelles, l'avenir de la coopération européenne en matière
de justice et
d'affaires intérieures (JAI), l'amélioration des échanges
d'informations criminelles, la politique d'asile et les Jeux olympiques
d'Athènes.
Avenir de la JAI
L'avenir de la coopération européenne en matière de justice et
d'affaires intérieures était au centre des débats du Conseil.
Les discussions préliminaires ont principalement porté sur la prise
en compte, avant son entrée en vigueur, de la Constitution
de l'UE, celle-ci faisant de la codécision avec le Parlement
européen et du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil la
règle, plutôt que l'exception, pour tous les dossiers JAI.
Les Etats membres ont également convenu que la coopération devait
être plus efficace dans les années à venir et que des résultats plus
tangibles devaient être obtenus. Les discussions entreront dans le vif du
sujet à l'occasion d'un sommet européen spécial qui lui sera consacré
début novembre.
Amélioration des échanges d'informations criminelles
Les ministres de la justice et des affaires intérieures de l'UE ont
dégagé un accord de principe sur l'amélioration des échanges
d'informations entre autorités nationales concernant le passé criminel
des individus.
Asile
La politique
d'asile a également été évoquée, des divergences existant quant
au rythme à adopter pour harmoniser les mesures. La Présidence
néerlandaise a pour sa part rappelé que la création d'une procédure
d'asile unique est " de la plus grande importance ".
Athènes 2004
Enfin, la Grèce a dévoilé son programme de sécurité pour les Jeux
olympiques du mois prochain. Selon le ministre néerlandais de la justice,
ce programme " semble extrêmement professionnel ". Il s'agira
de la première Olympiade depuis les évènements du 11 septembre.
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La
15ème conférence mondiale
sur le Sida (EN) s'est tenue à Bangkok du 11 au 16 juillet. A cette
occasion, la Commission européenne a décidé de verser un montant
supplémentaire de 42 millions d'euros au Fonds
mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans
les pays en développement, ce qui porte sa contribution totale au Fonds
depuis 2002 à 375 millions d'euros. Cette contribution devrait permettre
au Fonds mondial de relancer la prévention, le traitement et les soins
afin d'accélérer la réponse qu'il faut donner d'urgence à ces trois
maladies. " Nous devons répondre de manière urgente et globale si
nous voulons gagner la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la
tuberculose " a déclaré Poul Nielson, le Commissaire chargé du
développement et des affaires humanitaires. " Avec la décision
d'aujourd'hui, nous avons déjà honoré plus de 80 % de notre engagement
au Fonds mondial pour 2002-2006 ". On estime à 6 millions le nombre
de personnes qui meurent chaque année du sida, de la tuberculose et du
paludisme et les chiffres ne font que croître. En réponse à cette
situation, le Fonds mondial a été institué en 2002. Il s'agit d'un
mécanisme de financement pour récolter, gérer et verser des ressources
supplémentaires pour lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et le
paludisme dans les pays en développement où ces maladies dites "
maladies de la pauvreté " sont prédominantes.
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La
Commission européenne et l'Organisation
internationale du travail (OIT) ont conclu le 19 juillet un partenariat
stratégique en vue d'intensifier leurs efforts communs pour réduire la
pauvreté et améliorer les conditions de travail dans les pays en
développement. Ce partenariat favorisera aussi une collaboration plus
étroite à la réalisation des objectifs
de développement pour le millénaire, du programme "Un
travail décent pour tous" et d'autres objectifs arrêtés par la
communauté internationale. Le but est de renforcer autant que possible la
dimension sociale de la coopération au développement. La Commission
collabore étroitement avec l'OIT depuis 1958. " Le récent rapport de la
Commission mondiale met en évidence la nécessité de conférer une dimension
sociale à la globalisation " a déclaré Stavros Dimas, le Commissaire
chargé de l'emploi et des affaires sociales. " Nous sommes impatients de
collaborer avec l'OIT pour placer cette préoccupation au premier plan de
notre coopération au développement. Ce partenariat nous fait franchir un
premier pas important dans cette voie ". Les relations entre l'UE et les
Nations unies constituent un réseau diversifié de coopération et
d'interaction, couvrant tout le champ des relations extérieures de l'UE.
L'aide communautaire totale aux organisations dépendant de l'ONU en 2002 a
atteint 364 millions d'euros. L'ONU, avec son mandat et sa légitimité
universels, est dans une position de premier choix pour avancer des solutions
globales à nos défis communs.
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Les
émissions de gaz à effet de serre
(EN) dans l'UE dans 15 anciens Etats membres évoluent désormais dans le
bon sens. Des données publiées le 15 juillet par la Commission européenne
et l'Agence européenne pour l'environnement montrent qu'après une
augmentation au cours des années antérieures, les émissions des six gaz à
effet de serre couverts par le protocole
de Kyoto (EN) ont diminué de 0,5 % en 2002. Les principaux facteurs de
cette diminution sont le remplacement progressif du charbon par le gaz et la
réduction des émissions provenant des industries de fabrication et des
ménages. L'Union européenne se rapproche ainsi un peu de son objectif:
réduire les émissions de 8 % au cours des huit prochaines années.
Toutefois, cela ne vaut que pour quelques Etats membres. " La majorité
des Etats membres doivent d'urgence prendre des mesures supplémentaires en
plus des mesures déjà prises et qu'il convient de maintenir " a
commenté Margot Wallström, la Commissaire chargée de l'environnement. De
nouvelles initiatives visant à réduire les émissions, telles que le système
communautaire d'échange de droits d'émission (EN), ont été prises
depuis 2002. Elles contribueront à accélérer cette évolution au cours des
prochaines années.
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Une Europe en meilleure santé et plus compétitive: David Byrne, Commissaire
responsable de la santé et de la protection des consommateurs, a exposé le 15
juillet la manière de parvenir, selon lui, à cet objectif. Parlant au European
Policy Centre à Bruxelles, il a présenté sa vision des principes essentiels
qui devraient guider le développement de la politique
européenne de santé au cours des prochaines années. Parmi ceux-ci, il y a
lieu de mentionner le rôle d'une bonne santé comme moteur de croissance
économique, la nécessité de promouvoir la santé et de prévenir les maladies
plutôt que de se contenter de traiter celles-ci, ainsi que l'urgence de
remédier aux inégalités en matière de santé tant entre les Etats membres
qu'en leur sein. Faire de la santé l'objet d'une responsabilité partagée
entre les citoyens, les gouvernements nationaux et l'UE figure au cœur de cette
réflexion. L'UE a un rôle crucial à jouer à cet égard en promouvant les
synergies et les partenariats entre Etats membres et entre les gouvernements et
la société civile. Elle peut aussi favoriser la mise en réseau des
compétences en matière de santé en Europe. Les réflexions
(EN) du Commissaire Byrne sur les développements politiques futurs sont
désormais disponibles sur le site Santé publique de la Commission. Les
organismes publics, les groupes d'intérêt et les citoyens sont invités à
envoyer par courrier électronique leurs commentaires avant le 15 octobre à
l'adresse suivante : reflection-health-strategy@ec.europa.eu.
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La première réunion du Conseil d'administration de l'Agence
ferroviaire européenne s'est tenue le 15 juillet à Valenciennes (France)
et a marqué la naissance de ce nouvel organe communautaire chargé de
renforcer la sécurité et l'interopérabilité des réseaux de chemins de fer
en Europe. " Cette Agence […] sera un élément fondamental de la
politique menée par l'Union européenne en faveur du développement du
secteur ferroviaire " a déclaré à cette occasion M. François
Lamoureux, Directeur général chargé de l'énergie et des transports à la
Commission européenne. L'existence dans les vingt-cinq Etats membres de
règles techniques et de règles de sécurité nationales incompatibles entre
elles constitue un handicap majeur pour le développement du secteur
ferroviaire. L'Agence ferroviaire européenne aura pour tâche de rapprocher
progressivement ces règles techniques et d'établir des objectifs communs de
sécurité à atteindre pour tous les chemins de fer européens.
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Adapter
le secteur européen de la pêche aux défis du 21ème siècle ? Tel est
l'objectif de la proposition
de Fonds européen pour la pêche (FEP) pour la période 2007-2013,
présentée par la Commission le 14 juillet. Le Fonds européen pour la pêche
visera à faciliter la mise en œuvre de mesures destinées à assurer une
pêche durable et la diversification des activités économiques dans les
zones de pêche. Une enveloppe moyenne de 700 millions d'euros sera mise à
disposition chaque année. Le FEP succédera à l'actuel Instrument
financier d'orientation de la pêche (IFOP). L'idée est de contribuer à
réduire la pression exercée par la pêche pour permettre la reconstitution
des stocks de poisson et d'encourager l'utilisation d'équipements et de
pratiques plus écologiques dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture
et lors du traitement et de la commercialisation des produits de la pêche. Le
FEP comporte également une aide aux régions de pêche les plus touchées par
les pertes d'emplois, destinée à favoriser leur diversification et le
renforcement de leur base économique. Il appartiendra aux Etats membres de
choisir les combinaisons de mesures les mieux adaptées à leurs régions.
Conformément aux décisions prises en 2002 lors de la réforme de la politique
commune de la pêche, le renouvellement de la flotte, l'exportation de
navires ou la création d'entreprises conjointes cesseront d'être éligibles.
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Rendre
le trafic aérien plus sûr. C'est dans cet objectif que la Commission a
adopté le 12 juillet une proposition
visant à introduire une licence communautaire pour les contrôleurs du trafic
aérien. La nouvelle licence communautaire harmonisera le système d'octroi de
licence pour les aiguilleurs du ciel et assurera la reconnaissance mutuelle
des licences nationales. Le but est de renforcer les niveaux de sécurité
de gestion de trafic aérien en introduisant des normes communes pour la
formation des contrôleurs. La nouvelle licence permettra également la
circulation du personnel à travers l'Europe et facilitera ainsi
l'organisation de la fourniture de service transfrontalier et l'établissement
de blocs fonctionnels d'espace aérien au-dessus des frontières. Cette
proposition fait partie des règles sociales de mise en œuvre du paquet
" ciel unique européen
".
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Les
citoyens européens vont désormais pouvoir davantage peser sur les décisions
affectant leur environnement. Depuis le 21 juillet, les effets sur
l'environnement d'un grand nombre de plans et programmes publics doivent être
évalués au moyen de procédures de planification mieux préparées et plus
ouvertes. Ces procédures sont définies dans la nouvelle directive
européenne relative à l'évaluation stratégique des incidences de
certains plans et programmes sur l'environnement (ESE). "La directive […]
marque un pas important en faveur du développement durable et renforce la
démocratie " a déclaré Margot Wallström, la Commissaire chargée de
l'environnement. " Il faut encourager les citoyens européens à
participer davantage aux discussions et aux décisions qui sont vitales pour
leur bien-être et l'avenir de l'environnement dans lequel ils vivent ".
La directive s'applique, entre autres, à l'aménagement du territoire, à
l'agriculture, à la gestion de l'eau, au tourisme, à l'industrie et à
l'énergie. Au moment de l'élaboration des plans ou des programmes couverts
par la directive, les pouvoirs publics devront préparer un rapport afin
d'évaluer leurs incidences
éventuelles sur l'environnement (EN), et notamment les effets sur la
biodiversité, la faune et la flore, le sol et l'eau, les facteurs
climatiques, le paysage et la santé humaine. La directive ESE permet ainsi à
chacun d'exprimer son opinion sur le rapport environnemental, ainsi que sur le
projet de plan ou de programme. Le rapport environnemental et les résultats
de la consultation publique doivent être pris en compte au moment de
l'adoption des plans.
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Organisez un débat sur l'avenir de l'Europe !
Les chefs d'Etat ou de gouvernement sont parvenus à un
accord sur le traité
constitutionnel le 18 juin. Et ensuite ? Quel sera l'impact de
la Constitution sur l'avenir de l'Europe ?
Pour que le traité entre en vigueur, les 25 Etats membres de
l'UE doivent d'abord le ratifier. Certains pays le feront par le biais d'un
référendum, tandis que d'autres en soumettront la ratification au vote de leur
parlement national.
25 pays et 450 millions de citoyens sont concernés par la
Constitution! Il est donc indispensable d'informer les citoyens sur cette
Constitution et de les impliquer dans le débat sur l'avenir de l'Europe.
Comment ? Par le biais de débats organisés au niveau local.
L'UE a souhaité apporter sa contribution en lançant une
opération intitulée « 1000 débats
pour l'Europe ».
Qui peut participer?
Tout le monde ! Si vous souhaitez organiser un débat
sur l'avenir de l'Union européenne et la Constitution dans votre ville ou dans
votre région, il vous suffit juste de remplir le formulaire de
participation. Vous compterez parmi les 1000 élus locaux ou
régionaux qui ont pris l'initiative d'expliquer la Constitution européenne à
leurs concitoyens !
De quoi allons-nous parler?
Votre réunion pourra porter sur l'un des thèmes suggérés
correspondant aux grands enjeux
actuels du projet européen. Nous rendrons alors publique votre
participation en l'inscrivant sur notre tableau
d'affichage des autorités régionales et locales participant à cet
effort. Il permettra de suivre en temps réel l'évolution du nombre de débats
prévus et réalisés avec les citoyens de chaque pays et de visualiser ainsi le
chemin parcouru vers les mille débats sur l'Europe. |
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Le programme de Doha pour le développement : De quoi s'agit-il ?
Les 147 pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se
réunissent en Conseil général le 27 juillet à Genève. Ce Conseil représente
l'une des dernières opportunités de sauver le programme de
Doha pour le développement (PDD), le cycle actuel de négociations de
l'OMC.
OMC ? Développement ? De quoi s'agit-il vraiment ?
Lors de la 4ème conférence ministérielle de l'OMC qui s'est
tenue en novembre 2001 à Doha, au Qatar, les pays membres ont convenu que des
efforts supplémentaires devaient être fournis en faveur des pays en
développement, marquant ainsi le coup d'envoi du Programme de Doha pour le
développement.
Le principal objectif du PDD vise donc à favoriser
l'intégration des pays en développement dans le système commercial
international de façon à leur permettre de mieux lutter contre la pauvreté. Il
faut rappeler que plus des trois quarts des membres de l'OMC sont des pays en
développement et certains d'entre eux font partie des pays les moins avancés du
monde.
A Doha, les ministres ont donc convenu de 50 mandats de
négociations portant sur des questions telles que les subventions, les
obstacles techniques au commerce, les liens entre commerce et investissement et
les règles d'origine. Les négociations concernent également certains secteurs
commerciaux comme l'agriculture, les textiles et les vêtements.
Le Programme de Doha pour le développement vise également à
accroître l'assistance à l'amélioration de la capacité administrative des pays
en développement afin de soutenir leur participation aux négociations commerciales
ou encore la mise en œuvre des normes.
Le PDD représente pour l'UE la principale priorité (EN)
en matière de politique commerciale.
La Déclaration
de Doha fixe au 1er janvier 2005 la date limite pour l'achèvement de
toutes les négociations. Compte tenu du fait que les décisions au sein de l'OMC
sont prises à l'unanimité et que les négociations doivent en pratique aboutir à
un paquet complet et indivisible de mesures, les négociations sont longues,
compliquées et très controversées, comme le prouve l'échec de la conférence de
l'OMC qui s'est tenue à Cancún en septembre 2003. |
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