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Résistance aux antimicrobiens : plan d’action

Soixante-dix ans après l’introduction de la pénicilline dans le traitement des infections microbiennes chez l’homme et l’animal, des microbes résistants aux médicaments sont apparus et tendent à se développer de manière inquiétante. Pour lutter contre ce fléau, la Commission européenne a mis au point un plan d’action afin de réduire les dommages causés par la résistance aux antimicrobiens.

ACTE

Communication de la Commission au Parlement européen et au Conseil, du 15 novembre 2011, intitulée « Plan d’action pour combattre les menaces croissantes de la résistance aux antimicrobiens » [COM(2011) 748 final – Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Le rôle des antimicrobiens est de lutter contre les infections microbiennes aussi bien chez l’homme (dans le traitement des maladies infectieuses, des infections nosocomiales ou pour réduire le risque de complications liées à des interventions médicales), que chez l’animal (dans la médecine vétérinaire). Or, l’apparition et la propagation de microbes résistants à ces antimicrobiens peuvent entraîner de graves conséquences sur la population.

La Commission européenne présente un plan d’action, dont l’objectif est de combattre la résistance aux antimicrobiens. Celui-ci se décline en douze actions clé réparties selon les objectifs suivants.

Utiliser les antimicrobiens de manière appropriée

Les agents antimicrobiens tel que les antibiotiques ne doivent être utilisés qu’en cas de nécessité, et conformément aux meilleures pratiques. Dans cette optique, la Commission va veiller à ce que la recommandation du Conseil de 2002 sur l’utilisation prudente des agents antimicrobiens soit pleinement appliquée par tous les États membres, dans le domaine de la médecine humaine.

En ce qui concerne la médecine vétérinaire, la Commission a l’intention de réexaminer la législation des médicaments vétérinaires en vigueur, pour veiller notamment à ce que des avertissements, des conseils appropriés figurent sur les étiquettes des antibiotiques vétérinaires ou envisager des restrictions concernant l’utilisation normale ou hors RCP de certains antimicrobiens. Elle compte aussi mettre en place des recommandations relatives à l’utilisation prudente des antibiotiques en médecine vétérinaire.

Prévenir les infections antimicrobiennes et leur propagation

Les infections contractées dans le cadre des établissements de soins sont étroitement liées à la résistance aux antimicrobiens. Entre 20 % et 30 % de ces infections peuvent être évitées par des programmes de prévention et de lutte intensifs tels qu'identifiés dans la recommandation de 2009 relative à la sécurité des patients est correctement appliquée. La Commission préconise donc le renforcement de la prévention des infections au niveau des établissements de soins.

L’élaboration de la nouvelle législation relative à la santé animale permettra de limiter l’utilisation des antibiotiques, car le but de la législation sera de prévenir toute maladie et de développer de meilleures pratiques d’élevage.

Créer de nouveaux antimicrobiens

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l’Agence européenne des médicaments ont publié un rapport en 2009 (EN ) qui souligne l'existence d'un écart grandissant entre la prévalence de la résistance aux antimicrobiens et le développement d’antimicrobiens nouveaux et efficaces. La Commission a donc l’intention de lancer des travaux de recherche-développement dans cette voie et d’élaborer des outils de diagnostics en médecine humaine et vétérinaire.

La Commission compte également encourager les efforts visant à analyser la nécessité de disposer de nouveaux antibiotiques en médecine vétérinaire

Collaborer à l’échelle internationale

La Commission est très active dans de nombreux forums internationaux dont l’objectif est de sensibiliser à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Elle souhaite par exemple développer des coopérations multilatérales avec la région Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’application de nouvelles stratégies de lutte. La Commission va également développer de nouveaux codes sanitaires sur le modèle du Codex Alimentarius.

Suivre et surveiller

Au sein de l’UE Ĺ“uvrent le réseau européen de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (EARS) (EN), ainsi que le projet européen de surveillance de la consommation d’antimicrobiens (ESAC) (EN), dont le rôle est de fournir des données et des informations. La Commission compte renforcer ces systèmes et assurer le transfert du projet ESAC vers le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

Le suivi de la résistance aux antibiotiques est obligatoire en ce qui concerne les bactéries zoonotiques (Salmonella, E. Coli). La Commission estime nécessaire de mettre à jour les conditions de suivi de ce type de bactéries et propose une base juridique. De plus, la Commission estime nécessaire de renforcer les systèmes de surveillance de la résistance aux antimicrobiens en limitant la consommation d'antimicrobiens en médicine vétérinaire.

Développer la recherche et l’innovation

La recherche et l’innovation doivent permettre de fournir de nouveaux outils de diagnostic et de traitement. Le septième programme-cadre devrait contribuer au financement d’un large panel de projets de recherche qui vise à améliorer la compréhension des mécanismes de résistance. Parallèlement, la recherche doit aider à mettre au point des outils de diagnostic, de vaccins et d’autres mesures préventives ainsi que contribuer à la cartographie mondiale de la résistance aux médicaments.

Communiquer, éduquer et former

Plus de la moitié des citoyens européens pensent que les antibiotiques sont efficaces contre les virus. Il apparaît nécessaire de combattre cette idée reçue en développant de meilleurs moyens d’information de la population quant aux dangers de la résistance aux antibiotiques, et ce, notamment à travers des campagnes de sensibilisation. En 2011, plus de 35 participants ont lancé des campagnes et des manifestations dans le cadre de la journée européenne de sensibilisation à l’usage des antibiotiques qui a eu lieu le 18 novembre (comme chaque année). D’ici à 2015, la Commission compte mener une enquête dont l’objectif est de:

  • analyser l’incidence des campagnes de sensibilisation;
  • suivre l’évolution du comportement du public;
  • améliorer l’efficacité de ces campagnes.

Contexte

Chaque année, des bactéries résistantes aux médicaments sont à l’origine de la mort d’environ 25 000 personnes et entraînent un surcoût de dépenses sanitaires et des pertes de productivité d’au moins 1,5 milliards d’euros. Ces bactéries constituent de ce fait un problème mondial de santé publique qui doit être combattu à une échelle globale.

Dernière modification le: 19.01.2012

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