RSS
Index alphabétique
Cette page est disponible en 15 langues
Nouvelles langues disponibles:  CS - HU - PL - RO

We are migrating the content of this website during the first semester of 2014 into the new EUR-Lex web-portal. We apologise if some content is out of date before the migration. We will publish all updates and corrections in the new version of the portal.

Do you have any questions? Contact us.


Stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l'obésité

Avec ce livre blanc, la Commission dessine une stratégie européenne afin de réduire les problèmes de santé dus à la mauvaise nutrition. Cette stratégie, axée sur des partenariats efficaces tente d'avancer des mesures concrètes susceptibles d'être prises au niveau communautaire afin que la mauvaise alimentation et le manque d'activité physique ne soient plus les premières causes de maladies évitables et de décès prématurés en Europe.

ACTE

Livre blanc, du 30 mai 2007, "Une stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l'obésité" [COM(2007) 279 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Le présent livre blanc a pour objectif de définir une approche intégrée qui permette de réduire les problèmes de santé liés à une mauvaise nutrition, à la surcharge pondérale et à l'obésité.

Afin de traiter ce problème de santé publique, la Commission privilégie une intégration généralisée des politiques en matière d'alimentation et de consommation mais également dans le domaine du sport, de l'éducation et des transports. En outre, il est essentiel de prendre en compte la dimension socio-économique du problème puisque que ce sont les couches défavorisées qui souffrent le plus d'obésité. Selon la Commission, les mesures communautaires contre l'obésité doivent reposer sur quatre piliers:

  • la réduction sensible des risques liés à la santé (mauvaise alimentation, manque d'exercice physique);
  • la transversalité, les mesures doivent toucher l'ensemble des politiques gouvernementales à tous les niveaux et user d'une batterie d'instruments adéquats comme la législation, le partenariat public/privé, le dialogue avec la société civile;
  • la participation des acteurs du privé, comme l'industrie agro-alimentaire et la société civile ainsi que des acteurs locaux;
  • l'évaluation systématique et le suivi de ces mesures afin d'observer ce qui fonctionne.

Une stratégie axée sur le partenariat

La Commission promeut des initiatives telles que la plateforme européenne d'action « Nutrition, activité physique et santé » lancée en mars 2005. En effet, en près de deux ans, les membres de la plateforme ont lancé plus de 200 initiatives en faveur de la nutrition et de l'activité physique dans l'UE. De plus, les idées reposant sur la création d'un système clair et fiable pour le suivi des engagements ainsi qu'une approche locale des actions se sont imposées.

L'implication des parties prenantes locales (associations, PME) constitue l'une des clés de la réussite de la stratégie. Dans l'optique de créer une dynamique de groupe, il est essentiel de mettre en place des fora multipartites permettant de relier un maximum d'acteurs à tous les niveaux. Les autorités nationales auraient en charge la coordination pour s'assurer de la pertinence des mesures dans le domaine de la santé publique. En outre, les États membres ont la mission d'encourager la participation des médias à l'élaboration des messages communs et des campagnes.

Afin de favoriser l'échange des pratiques et améliorer la liaison avec les gouvernements, la Commission créera un groupe de haut niveau sur la santé, la nutrition et l'activité physique. Ce groupe aura pour mission de veiller à ce que les États membres échangent les idées et les bonnes pratiques dans l'ensemble de leurs politiques gouvernementales. La plateforme européenne facilitera la communication entre les différents secteurs et le mandat du réseau européen relatif à l'alimentation sera élargi pour appuyer les travaux du groupe.

Des consommateurs mieux informés

Les préférences en matière d'habitudes alimentaires ou de mode de vie d'une personne sont souvent le produit de l'environnement dans lequel elle évolue. La Commission amorce trois pistes de réflexion à ce sujet:

  • l'amélioration de l'information au consommateur notamment avec l'étiquetage nutritionnel dont la refonte est actuellement à l'étude par la Commission. Par ailleurs, un autre aspect lié à l'information au consommateur est celui de la réglementation concernant les allégations des fabricants au sujet de leurs produits et dont l'objet est de veiller à la fiabilité des données scientifiques et nutritionnelles transmises par l'entreprise productrice;
  • la promotion de codes de conduite dans le domaine de la publicité et du marketing dont le message influence le régime alimentaire, notamment celui des enfants;
  • l'élaboration de campagnes d'information et d'éducation spécifiques (mauvaise nutrition, surcharge pondérale) à destination de publics vulnérables et en coopération avec les États membres et les parties prenantes concernées.

Une alimentation saine plus accessible

La politique agricole commune (PAC) constitue un outil pour la Commission dans la réalisation des objectifs en matière de santé publique. La réforme de l'Organisation commune de marché (OCM) pour les fruits et légumes est l'un de ces outils: la Commission encouragera la distribution de la surproduction aux établissements d'enseignement publics et aux centres de vacances pour enfants. La Commission dispose également d'autres outils de promotion grâce à la réforme de l'OCM, comme la réalisation de campagnes destinées aux jeunes consommateurs, ou la création d'un projet encourageant la consommation de fruits à l'école, cofinancé par l'UE.

Encourager l'activité physique

La Commission définit comme activité physique toute une série d'activités allant des sports organisés aux « modes de déplacement actifs », et souhaite que les États membres ainsi que l'UE prennent des mesures proactives dans ce domaine, y compris des mesures relatives aux transports urbains durables.

Groupes et environnements prioritaires

L'obésité progresse de manière significative chez les enfants, en particulier les enfants issus des couches les plus défavorisées sur le plan socio-économique. Néanmoins des actions localement ciblées sur des populations jeunes (0-12 ans) dans le domaine de l'éducation nutritionnelle et l'éducation physique ont prouvé leur efficacité, ces deux disciplines sont ainsi prioritaires dans le nouveau programme pour l'éducation et la formation tout au long de la vie (2007-2013).

Le rôle de la recherche

La recherche joue un rôle prépondérant dans la lutte contre l'obésité, la Commission souhaite ainsi approfondir les connaissances au sujet des déterminants des choix alimentaires notamment à travers le volet santé et alimentation du 7e programme-cadre de recherche de l'UE.

Politiques de suivi

La Commission a décidé de renforcer le suivi des données sur l'obésité et la surcharge pondérale sur trois niveaux primordiaux:

  • au niveau macro pour obtenir des données cohérentes et comparable sur les indicateurs globaux de progrès dans le cadre des indicateurs de santé de la Communauté européenne (ECHI) liés au régime alimentaire et à l'activité physique;
  • au niveau des États membres pour évaluer les actions en cours et leur impact;
  • au niveau des programmes individuels.

La Commission indique toutefois que toute la gamme d'actions proposées vient compléter et appuyer les mesures existantes au sein des États membres.

Implication des acteurs privés

Les acteurs privés peuvent aider à promouvoir des habitudes alimentaires saines auprès des consommateurs, c'est-à-dire:

  • favoriser le choix d'une alimentation saine en la rendant plus accessible et abordable: l'industrie alimentaire a par ailleurs un rôle à jouer dans la reformulation des aliments (teneur en sel, graisses, sucres);
  • informer les consommateurs, les détaillants et les entreprises et contribuer aux initiatives volontaires en cours au niveau national;
  • encourager les activités physiques, les organisations sportives pourraient coopérer avec les représentants du secteur de la santé publique pour mettre en place des campagnes de publicité et de marketing pour la pratique de l'activité physique;
  • cibler les groupes prioritaires, un partenariat non commercial approprié entre les écoles et les acteurs privés pourrait être mis en place. De plus, il serait bon que les entreprises puissent contribuer à la promotion de modes de vie sains auprès de leurs salariés sur les lieux de travail;
  • s'inspirer des bonnes pratiques notamment celles des organisations issues de la société civile travaillant dans la santé, la jeunesse et les sports dont les méthodes ont prouvé leur efficacité.

Coopération internationale

L' Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission collaborent en ce moment à la mise au point d'un système de surveillance en matière de nutrition et d'activité physique destiné à l'UE-27 dans le cadre du suivi de la charte européenne pour lutter contre l'obésité, adoptée à Istanbul le 16 novembre 2006.

Dernière modification le: 30.06.2011

Voir aussi

Avis juridique | À propos de ce site | Recherche | Contact | Haut de la page