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ECHO: rapport annuel 2005

Le présent rapport présente les principales activités de la direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (DG ECHO) en 2005. L'année a été marquée par les conséquences du tsunami de décembre 2004, le tremblement de terre au Pakistan et l'aggravation de la situation humanitaire de certaines crises existantes, comme celle du Darfour. En outre, une réflexion sur la réforme du système humanitaire international a été lancée.

ACTE

Rapport de la Commission du 4 août 2006 - Rapport annuel 2005 de la Direction générale de l'aide humanitaire (ECHO) [COM(2006) 441 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Principales opérations

En 2005, la DG ECHO a octroyé 652,5 millions d'euros, dont 629,33 millions étaient à la charge du budget de la Commission et le restant provenait du Fonds européen de développent (FED). Les principaux bénéficiaires de l'aide étaient les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l' Asie.

Les principales interventions dans les pays ACP ont concerné le Soudan (crise du Darfour), la République démocratique du Congo, l'Afrique occidentale côtière (Guinée, Liberia et Côte d'Ivoire) ainsi que le Niger et le Mali. En Amérique latine, l'intervention d'ECHO s'est concentrée sur les populations affectées par la violence en Colombie. Dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient, ECHO a continué à fournir une aide financière en faveur des populations palestiniennes des territoires occupés, de Syrie, de Jordanie et du Liban, ainsi qu'aux réfugiés sahraouis en Algérie. En Asie, la plupart de l'aide d'ECHO a été octroyée aux pays frappés par le tsunami de décembre 2004 (l'Indonésie, le Sri Lanka, l'Inde, les Maldives et la Thaïlande) ainsi qu'au Pakistan et à l'Inde qui ont été frappés par un violent séisme en octobre 2005.

ECHO a continué à accorder une attention particulière aux crises oubliées *, notamment en Algérie (Sahara occidental), en Indonésie, au Myanmar/Thaïlande, au Népal, dans le Caucase du Nord (Tchétchénie), au Tadjikistan, en Somalie et en Ouganda. En outre, elle a continué à encourager, lorsque cela était possible, le retrait de l'aide humanitaire et la transition vers des activités de développement, notamment en Angola, au Tadjikistan et au Cambodge.

Concernant la préparation aux catastrophes, en 2005 des plans d'action ont été adoptés dans le cadre du programme DIPECHO pour les régions hautement exposées aux catastrophes naturelles, manquant de capacité de réaction au niveau local et dont les populations sont vulnérables, à savoir la Communauté andine, l'Asie centrale, l'Asie du Sud et les Caraïbes.

Pour la mise en Ĺ“uvre de ses opérations, ECHO s'est appuyée sur ses quelque 200 partenaires, notamment organisations non gouvernementales (ONG) (54 %), agences des Nations unies (32 %) et organisations internationales (11 %).

Relations avec les autres acteurs

Au cours de 2005, ECHO a contribué aux discussions sur la réforme du système humanitaire international, qui avaient été lancées suite à l'expérience de crises comme le tsunami et le tremblement de terre au Pakistan. Dans ce contexte, les Nations unies ont approuvé un programme de réforme visant à améliorer la prévisibilité, la rapidité et l'efficacité de l'intervention humanitaire et portant sur le renforcement du système de coordination humanitaire et sur la prévisibilité des fonds.

La DG ECHO a continué à suivre les travaux de l'initiative «Bonnes pratiques des donateurs de l'aide humanitaire» (Good Humanitarian Donorship - GDH) (EN), en particulier en participant à l'évaluation des progrès réalisés deux ans après le lancement de l'initiative en 2003.

En outre, ECHO a contribué au renforcement des capacités institutionnelles des principales agences humanitaires internationales à travers des programmes de financement thématique, comme celui concernant la capacité de réaction de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aux urgences sanitaires.

Autres activités

Afin de renforcer la capacité de réaction aux catastrophes, durant l'année 2005 ECHO a augmenté le nombre d'experts sur le terrain et renforcé les bureaux d'assistance régionaux. Elle a en outre contribué à l'élaboration de la communication de la Commission sur ce thème.

Au cours de 2005, ECHO a poursuivi l'élaboration de lignes directrices relatives aux enfants victimes des crises humanitaires ainsi qu'à l'eau et l'assainissement dans les situations d'urgence. En outre, elle s'est penchée sur le renforcement de la capacité des ONG d'assurer la sécurité de leur personnel humanitaire, au moyen d'une nouvelle évaluation de la sécurité du personnel sur le terrain, qui a fait suite à celle de 2004.

Pour faire connaître sa mission et ses activités au large public, ECHO a continué de mener des activités de communication et d'information à travers les médias de masse. Elle a en outre lancé une campagne pilote de sensibilisation en République tchèque.

Enfin, ECHO a mené 142 audits financiers au siège des organisations humanitaires ainsi que 24 audits opérationnels sur le terrain et dans leurs locaux. Elle a en outre évalué certaines de ses opérations, dans le cadre du partenariat avec le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (UNHCR) (EN).

Termes clés de l'acte
  • Crises oubliées : crises qui ne sont pas, ou plus, couvertes par les médias et dont les victimes ne reçoivent guère d'assistance par les bailleurs de fonds.
Chiffres-clés de l'acte
  • Aide totale fournie en 2005 : 652,5 millions d'euros.
  • Principaux bénéficiaires de l'aide : pays ACP (244,2 millions d'euros, 37 % du total), Asie (239,25 millions, 37 % du total) et Russie, Moyen-Orient et Méditerranée (84 millions, 13 % du total).
  • Aide octroyée aux régions ayant les besoins les plus importants (selon la méthode d'évaluation des besoins mondiaux) : 312 millions d'euros (48 % du total).
  • Aide octroyée aux régions ayant des besoins moyens : 136,8 millions d'euros (21 % du total).
  • Aide octroyée aux régions ayant les aux besoins les plus faibles (besoins ponctuels) : 6,9 millions d'euros (1 % du total).
  • Montant restant (196,6 millions d'euros - 30 % du total) : alloué à la réponse au tsunami, au programme DIPECHO, à des actions thématiques, à l'assistance technique ou à des dépenses d'appui.
Dernière modification le: 03.10.2007
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