RSS
Index alphabétique
Cette page est disponible en 4 langues

We are migrating the content of this website during the first semester of 2014 into the new EUR-Lex web-portal. We apologise if some content is out of date before the migration. We will publish all updates and corrections in the new version of the portal.

Do you have any questions? Contact us.


L'indicateur européen des compétences linguistiques

La présente communication fait suite au Conseil européen de Barcelone de mars 2002, qui avait demandé la mise au point d'un indicateur des compétences linguistiques. L'objectif final est de fournir aux États membres des informations et comparaisons sur la base desquels ils pourront procéder aux ajustements nécessaires à leur politique d'enseignement et d'apprentissage des langues étrangères. La présente communication propose des paramètres et des modalités de gestion pour mettre en œuvre l'indicateur.

ACTE

Communication de la Commission du 1er août 2005 - L'indicateur européen des compétences linguistiques [COM(2005) 356 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Les progrès accomplis dans la réalisation de l'objectif que tous les élèves apprennent au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge ne peuvent se mesurer qu'à l'aide de données fiables sur les résultats de l'enseignement et de l'apprentissage des langues étrangères.

Lors du Conseil européen de Barcelone en mars 2002, les chefs État ou de gouvernement ont demandé la mise au point d'un indicateur des compétences linguistiques. La Commission a entrepris cette tâche en concertation avec les représentants des États membres, à savoir le groupe d'experts sur les langues et le groupe d'experts sur les indicateurs et les critères de référence.

LES PARAMÈTRES

Objectifs

L'indicateur a pour objet de mesurer les compétences en langues étrangères dans chaque État membre.

Méthode

La Commission propose de soumettre des tests de compétence spécialement développés à un échantillon d'élèves d'établissements d'éducation et de formation de tous les États membres. L'élaboration des tests tiendra compte des résultats des précédents projets dans ce domaine.

Groupe-cible

Les données collectées pour l'indicateur devront concerner les élèves à la fin de l'éducation ou de la formation obligatoire. Il est donc proposé que les données collectées concernent les élèves de 15 ans.

Échelle

L'indicateur devra enregistrer les aptitudes de l'échantillon d'élèves aux six niveaux de l'échelle du Cadre européen commun de référence pour les langues.

Langues

La Commission propose qu'au cours du premier cycle, pour des raisons d'ordre pratique, les compétences en langues étrangères soient testées dans les cinq langues les plus fréquemment enseignées dans l'ensemble de l'Union (anglais, français, allemand, espagnol et italien). L'expérience acquise durant le premier cycle de tests devrait permettre de tester davantage de langues lors des cycles suivants.

Compétences

L'indicateur devra mesurer quatre compétences linguistiques:

  • la compréhension à la lecture;
  • la compréhension à l'audition;
  • l'expression orale;
  • l'expression écrite.

Il se peut (encore une fois pour des raisons pratiques) que les compétences orales ne soient pas testées pendant le premier cycle.

Autres données

Souvent, les compétences linguistiques sont influencées par des facteurs extérieurs au système d'éducation (langue utilisée à la télévision, environnement familial) et par des facteurs internes (expérience de l'enseignant, nombre total d'heures de cours de langues). Les tests devront par conséquent être complétées par des questionnaires, destinés aux enseignants et aux élèves, qui permettront de collecter des informations sur le contexte.

MODALITÉS DE GESTION

Coopération

La Commission assurera la coordination centrale du processus et l'analyse centrale des données collectées, avec l'aide externe fournie dans le cadre d'un appel d'offres respectant les procédures habituelles.

Comité consultatif

Il faudra créer une structure dont les membres seront mandatés par leurs États membres pour conseiller la Commission sur ces questions politiques et techniques, et pour faire rapport des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l'indicateur dans leurs États membres. Les groupes d'experts actuels n'ont pas un mandat suffisant ni l'expertise technique requise dans les domaines de l'évaluation linguistique ou de la mise au point d'indicateurs pour y parvenir.

Par conséquent, La Commission propose d'établir un comité consultatif regroupant des représentants des États membres (le Advisory Board « IECL »), dont le rôle sera le suivant :

  • conseiller la Commission sur le cahier des charges de l'appel d'offres concernant la création d'instruments de test et sur les critères de sélection du soumissionnaire;
  • conseiller la Commission sur l'évaluation des travaux du contractant;
  • donner des conseils sur le collecte de données dans les États membres;
  • veiller à la bonne marche de la mise en œuvre dans les États membres;
  • évaluer les résultats.

Les activités concrètes nécessaires à la collecte de données seront menées par les États membres, dans le respect des procédures et normes décidées par la Commission sur l'avis du comité consultatif. Ces actions consisteront à:

  • organiser la participation d'un échantillon d'institutions;
  • distribuer les tests aux surveillants et prendre les dispositions pratiques pour l'organisation des tests;
  • collecter les réponses et faire en sorte qu'elles soient notées selon les normes centrales;
  • transmettre les données qui en résultent au coordinateur central.

Ressources nécessaires

Les ressources appropriées ont été approuvées dans le cadre des budgets des programmes Socrates et Leonardo da Vinci 2005.

CALENDRIER

La Commission souhaite convoquer la première réunion du comité consultatif IECL avant la fin 2005, pour publier l'appel d'offres relatif à la coordination centrale de l'indicateur au printemps 2006 et pour organiser un premier exercice pilote afin d'essayer les instruments de test proposés en 2007.

La Commission invite le Conseil à marquer son accord sur la méthode exposée dans la présente communication.

CONTEXTE

Les chefs d'État et de gouvernement réunis à Barcelone en mars 2002 ont fixé pour objectif de faire des systèmes d'éducation et de formation de l'Union européenne, d'ici 2010, une référence de qualité mondiale. Ils ont demandé « qu'une action soit menée pour améliorer la maîtrise des compétences de base, notamment par l'enseignement d'au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge ». Ils ont également demandé « la mise au point d'un indicateur des compétences linguistiques en 2003 ». Cette décision découlait de l'absence actuelle de données sur les compétences linguistiques réelles des citoyens de l'Union et de la nécessité de disposer d'un système fiable permettant de mesurer les progrès accomplis .

Le plan d'action « Promouvoir l'apprentissage des langues et la diversité linguistique » engage la Commission à mettre au point un tel indicateur.

Cet indicateur s'inscrit par ailleurs dans la série d'indicateurs que les États membres ont décidé de mettre au point dans le cadre du processus « Éducation et formation 2010 ».

ACTES LIÉS

Communication de la Commission, du 22 novembre 2005- Un nouveau cadre stratégique pour le multilinguisme [COM (2005) 596 final - Non publié au Journal officiel

Communication de la Commission, du 24 juillet 2003 - Promouvoir l'apprentissage des langues et la diversité linguistique: un plan d'action 2004-2006 [COM (2003) 449 final - Non publié au Journal officiel].

Décision n° 1934/2000/CE du Parlement européen et du Conseil, du 17 juillet 2000, établissant l'Année européenne des langues 2001[Journal officiel L 232 du 14.09.2000].

Résolution du Conseil, du 16 décembre 1997, concernant l'enseignement précoce des languesde l'Union européenne [Journal officiel C 1 du 03.01.1998].

Dernière modification le: 18.01.2006
Avis juridique | À propos de ce site | Recherche | Contact | Haut de la page