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L'économie européenne: bilan 2007 - augmenter la productivité en Europe

L'Union européenne (UE) est l'une des économies les plus compétitives au monde mais accuse un retard de productivité vis-à-vis des États-Unis. La présente communication énumère les pistes de travail que l'UE se doit de suivre afin d'augmenter la productivité en Europe tout en favorisant la création d'emplois.

ACTE

Communication de la Commission du 21 novembre 2007 au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque centrale européenne, «L'économie de l'UE: bilan de 2007- Repousser la frontière de la productivité en Europe» [COM(2007) 721 final- Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Au regard du vieillissement de la population et de l'accroissement de la concurrence mondiale, la stimulation de la productivité, source de croissance économique, apparaît primordiale. Elle figure parmi les objectifs de la stratégie de Lisbonne révisée de 2005 et appelle la mise en œuvre de mesures détaillées dans la présente communication.

Une productivité ralentie en Europe

Un écart sensible perdure depuis le début des années soixante-dix entre le niveau de vie au sein de l'Union Européenne (UE) et celui des États-Unis. Le maintien de cet écart est du principalement à des divergences de productivité; depuis le milieu des années 90. Alors que la croissance de celle-ci s'est fortement accélérée aux États-Unis, elle n'a cessé de ralentir au sein de l'UE.

En réaction à ce phénomène, les chefs d'État ou de gouvernement ont adopté la en mars 2000. Celle-ci vise à améliorer la productivité et à soutenir la croissance de l'emploi au sein de l'UE. Les résultats de cette stratégie sont cependant mitigés: alors que les politiques de soutien à l'emploi ont donné des résultats positifs, les politiques visant à améliorer la productivité ont été moins efficaces ou mettent plus de temps à produire des résultats.

Différentiel de croissance de productivité entre l'UE et les États-Unis

La différence de croissance de productivité entre l'UE et les États-Unis depuis 1995 s'explique principalement par des tendances divergentes concernant la productivité totale des facteurs (PTF) *. La moindre croissance dans la zone euro des investissements liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) peut également expliquer l'écart de productivité entre les deux économies.

L'écart de croissance de la PTF entre l'UE et les États-Unis se retrouve particulièrement dans plusieurs secteurs: le commerce de gros et de détail, l'immobilier, l'équipement électrique et l'optique.

Plusieurs causes expliquent ce différentiel:

  • un faible niveau des dépenses privées de recherche et développement (R & D) dans le domaine des TIC (dû aux différences de structure industrielle et notamment à la taille réduite du secteur des hautes technologies au sein de l'UE);
  • la réglementation (en matière d'entrée et de sortie du marché dans le secteur financier et des services aux entreprises);
  • les limites à l'utilisation des économies d'échelle (dans le secteur du commerce de gros et de détail).

Lien entre productivité et emploi

Alors que l'UE, durant les années 70 et 80, avait combiné croissance rapide de la productivité et croissance lente de l'emploi, les États-Unis connaissaient une période marquée par une croissance de l'emploi et un essoufflement de la productivité.

La croissance de l'emploi peut être associée à des pertes de productivité, en raison de la moindre productivité des individus qui retournent à l'emploi, mais des estimations économétriques montrent que ces effets négatifs sur la productivité tendancielle restent très limités.

Cependant, la situation aux États-Unis, depuis le milieu des années 90, tend à démontrer qu'il est possible de connaître à la fois croissance forte de la productivité et de l'emploi si les marchés de l'emploi et des produits fonctionnent correctement et si les progrès techniques se maintiennent.

Bien que la croissance de la productivité s'accélère de nouveau dans l'UE depuis le milieu de 2005, on ne peut conclure à ce stade à une relance structurelle de cette variable macroéconomique.

Des mesures destinées à promouvoir la productivité tout en soutenant la croissance

Ces mesures doivent s'inscrire dans un cadre de réforme globale visant une plus grande complémentarité entre les réformes mises en œuvre à l'échelon européen et national.

Elles peuvent être regroupées autour de plusieurs grands objectifs:

  • renforcer les connaissances: à travers le processus de Bologne et la mise en place d'un Espace européen de recherche, l'UE entend améliorer qualitativement et quantitativement l'investissement en R & D et en capital humain. D'autre part, dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, les États membres ont manifesté leur volonté d'accroître les dépenses en R & D et de relever le niveau d'éducation formelle ainsi que le niveau de qualification des travailleurs. Enfin, l'apprentissage tout au long de la vie doit également être encouragé tandis que la mise en place de la « carte bleue » dans l'UE est destinée à attirer les migrants qualifiés;
  • promouvoir des niveaux plus élevés d'investissement en R & D: par le développement du financement du capital risque et la constitution de partenariats entre le secteur public et privé dans le domaine de la recherche. Une protection plus efficace des droits de propriété intellectuelle doit également être recherchée;
  • favoriser la concurrence: par la constitution d'un marché unique, vecteur d'économies d'échelle et de transfert de technologies, par la libéralisation et la régulation des industries de réseau, par la mise en place de cadres règlementaires et institutionnels moins lourds, ainsi que par la mise en œuvre d'une politique de concurrence appropriée;
  • assurer une plus grande flexibilité et sécurité sur le marché du travail: l'adaptation constante aux changements technologiques est nécessaire pour rester concurrentiel à l'échelle internationale. Cette faculté d'adaptation doit être encouragée par une réglementation garantissant à la fois flexibilité et sécurité sur le marché de l'emploi, par une réduction des coûts administratifs, par une amélioration de l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que par une législation sur les faillites appropriée;
  • améliorer la qualité des finances publiques: afin de soutenir l'investissement en capital, les États membres doivent assainir leurs finances publiques, ce qui soutiendra l'effort d'investissement des acteurs privés.
Termes-clés de l'acte
PTF : une mesure de l'efficience avec laquelle tous les facteurs, y compris la main d'œuvre, les technologies de l'information et de la communication (TIC) et le capital traditionnel (équipements et structures) sont utilisés.
Dernière modification le: 16.05.2008
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