RSS
Index alphabétique
Cette page est disponible en 5 langues

We are migrating the content of this website during the first semester of 2014 into the new EUR-Lex web-portal. We apologise if some content is out of date before the migration. We will publish all updates and corrections in the new version of the portal.

Do you have any questions? Contact us.


Déclaration annuelle 2009 sur la zone euro

La communication détaille la réponse de la zone euro à la crise économique de 2008 et la façon d’améliorer le fonctionnement de l’Union économique et monétaire. La Commission a exposé la nécessité d’une surveillance macroéconomique accrue des systèmes financiers dans la zone euro, en vue de définir une réponse politique coordonnée plus rapide et plus efficace à l’avenir.

ACTE

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque centrale européenne du 7 octobre 2009 - Déclaration annuelle 2009 sur la zone euro [COM(2009) 527 final – Non publiée au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Après la crise économique qui a débuté à l’été 2007 et a culminé en 2008, des signes de stabilité commencent à poindre dans le système financier. Pendant la crise, l’euro a protégé efficacement la zone euro des fluctuations des taux d’intérêt et des taux de change qui avaient été si néfastes pour les pays de l’Union européenne (UE) lors d’épisodes précédents de turbulences sur les marchés financiers. La capacité de la zone euro à agir rapidement et à coordonner son action avec les banques centrales a contribué à stabiliser l’ensemble du système monétaire international.

La crise financière a démontré les avantages de l’adhésion à l’euro, renforçant ainsi son attrait auprès des pays n’appartenant pas à la zone euro. Parmi ces avantages, citons l’accès aux liquidités de la banque centrale européenne dont jouissent les institutions nationales.

Mais l’euro n’est pas en mesure de protéger la zone euro de tous les problèmes économiques, en particulier ceux liés aux déséquilibres. La crise a souligné certaines faiblesses au sein de la zone euro. En raison des déséquilibres existant au sein de la zone euro, certains pays ont été plus exposés à la crise que d’autres. Si, avant la crise, de nombreux pays de la zone euro ignoraient le risque de déséquilibres, ils savent aujourd’hui qu’un changement est nécessaire.

La zone euro face à la crise

Peu de mécanismes de contrôle satisfaisants avaient été mis en place, ce qui a empêché les autorités d’agir rapidement et d’apporter une réponse coordonnée au début de la crise. Les premières réactions relevaient principalement des perspectives nationales des pays de la zone euro. En octobre 2008, le premier sommet de l’Eurogroupe a contribué à générer une réaction au niveau européen, d’après laquelle la Commission a établi une stratégie commune pour la mise en Ĺ“uvre des plans nationaux de sauvetage du secteur bancaire.

La Commission a depuis présenté ses propositions législatives formelles pour un nouveau cadre de surveillance financière européenne. Ces propositions visent à renforcer la surveillance prudentielle des établissements financiers, ainsi que le système financier dans son ensemble.

Outre les politiques internes, l’UE dirige également la réforme de la réglementation des marchés financiers, contribuant ainsi à définir et à développer les initiatives et les engagements du G20.

L’assainissement budgétaire dans la zone euro, conformément au pacte de stabilité et de croissance, signifie que la plupart des pays ont été mieux à même de faire face à la crise que par le passé. Toutefois, l’assainissement budgétaire n’a pas été achevé dans certains pays membres de la zone euro où le niveau de la dette publique reste élevé et où les finances publiques dépendent des recettes fiscales. En conséquence, certains pays de la zone euro ont été incapables de contribuer de manière adéquate aux mesures d’impulsion budgétaire adoptées dans le cadre du plan européen pour la relance économique.

En raison de leurs liens économiques et financiers étroits avec une monnaie commune et une politique monétaire unique, la coordination est essentielle pour les pays de la zone euro. La réponse de la zone euro à la crise aurait pu être plus rapide et plus efficace avec une meilleure coordination entre les pays membres.

La voie à suivre – Une surveillance macroéconomique accrue

La crise a démontré que les pays membres de la zone euro doivent faire avancer et appliquer le programme de réforme de l’UEM@10. Dans cette communication du 7 mai 2008, la Commission proposait un programme de politiques de réforme visant à améliorer le fonctionnement de l’Union économique et monétaire (UEM) dans le contexte de l’évolution rapide de l’environnement mondial, du vieillissement des populations et des préoccupations croissantes relatives à l’énergie et au changement climatique. Le volet de politique extérieure du programme de réforme proposait que la zone euro joue un rôle prépondérant dans la gouvernance économique mondiale.

Avant la crise financière, aucune mesure n’avait été prise contre les déséquilibres existant au sein de la zone euro. Une surveillance accrue est donc nécessaire pour définir une réponse politique coordonnée. Cette surveillance accrue doit intégrer l’évolution des marchés financiers. La dette excessive du secteur privé a entraîné des tendances économiques qui n’étaient pas viables. Ces déséquilibres financiers doivent être mis à jour et traités plus tôt.

La surveillance doit être accrue pour assurer la viabilité des finances publiques. La faible croissance accompagnée d’une augmentation de l’endettement met les finances publiques dans une situation précaire à un moment où l’impact du vieillissement de la population commence à se faire sentir. Un engagement stratégique concret est nécessaire pour parvenir à un renforcement de la coopération fiscale, qui assure l’équilibre entre la stabilisation et le développement durable de manière adéquate, conformément au pacte de stabilité et de croissance.

La coordination entre les politiques et les pays de la zone euro doit être améliorée pour pouvoir disposer de stratégies de sortie de crise judicieuses. Cette coordination doit prendre la forme d’approches communes quant au calendrier, au rythme et au séquençage de la normalisation des politiques.

Dernière modification le: 29.04.2010
Avis juridique | À propos de ce site | Recherche | Contact | Haut de la page