RSS
Index alphabétique
Cette page est disponible en 4 langues

We are migrating the content of this website during the first semester of 2014 into the new EUR-Lex web-portal. We apologise if some content is out of date before the migration. We will publish all updates and corrections in the new version of the portal.

Do you have any questions? Contact us.


Éducation et formation dans le contexte de la lutte contre la pauvreté

Cette communication souligne l'importance centrale de l'éducation et la formation dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement ainsi que présenter un cadre global pour les objectifs, les priorités et les méthodes de la Communauté européenne dans ce domaine.

ACTE

Communication de la Commission, du 6 mars 2002, au Conseil et au Parlement européen sur l'éducation et la formation dans le contexte de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement [COM(2002) 116 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

L'éducation et la formation jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté et dans le développement.

Priorités

La Commission identifie trois priorités pour la Communauté, à savoir:

  • l'éducation de base et en particulier l'éducation primaire et la formation des professeurs;
  • la formation liée à l'emploi;
  • l'éducation supérieure surtout au niveau régional.

Malgré le rôle primordial de l'éducation de base, il faudrait aussi assurer un développement équilibré de l'éducation c'est-à-dire des systèmes éducatifs améliorés à tous les niveaux.

Priorité 1: éducation de base

En ce qui concerne le développement de l'éducation de base, neuf actions principales sont précisées, à savoir:

  • augmenter considérablement les ressources totales consacrées à l'éducation, en particulier l'éducation primaire;
  • améliorer l'efficience des systèmes éducatifs en établissant des stratégies qui tiennent compte de la situation particulière de chaque pays;
  • accroître les possibilités d'accès à l'école et s'orienter vers un accès gratuit et obligatoire à l'éducation primaire;
  • diriger les budgets vers les besoins les plus pressants pour des populations pauvres et vulnérables qui n'ont qu'un accès limité à l'école.
    Ces populations comprennent les filles, les populations vivant dans les zones rurales, les peuples indigènes, les enfants et adultes handicapés, etc.;
  • réduire les inégalités de sexe existantes dans le domaine de l'accès à l'éducation via la promotion de la participation des femmes;
  • mettre l'accent sur la qualité de l'éducation autant que sur la quantité d'éducation.
    Dans ce contexte, la formation des professeurs et la disponibilité des matériels pédagogiques demeurent une priorité;
  • accorder une attention accrue à l'impact du SIDA sur les systèmes éducatifs et améliorer la prévention de la maladie via l'enseignement;
  • protéger et restaurer l'éducation dans les périodes de conflits et d'après-conflits ;
  • accroître la connaissance des programmes d'éducation pertinents pour le développement.
    Il faudrait d'abord améliorer les statistiques sur l'éducation pour pouvoir mettre en place une stratégie pertinente.

Priorité 2: formation liée à l'emploi

Il faudrait favoriser la formation liée à l'emploi, c'est-à-dire qu'il faudrait tenir compte de la demande d'éducation. À cette fin, quatre actions prioritaires sont identifiées, à savoir:

  • établir un système d'éducation qui offre l'occasion d'apprendre les métiers plus techniques via la formation professionnelle. Les centres spécialisés et l'apprentissage sont quelques exemples de services qui peuvent être créés à cette fin;
  • appuyer les stratégies, systèmes et processus éducatifs qui favorisent la demande d'éducation et l'acquisition des qualifications nécessaires pour contribuer à la croissance économique du pays;
  • mettre en place des approches innovatrices qui dépassent le secteur formel de l'éducation, visant les femmes en particulier. On pourrait envisager la promotion du travail indépendant, l'accès à d'autres formes de capital (la terre, le crédit, par exemple);
  • mettre en place des politiques actives pour lier plus étroitement la formation et l'emploi.
    Ces politiques peuvent intégrer l'aide à la recherche de l'emploi et les aides directes à la création de l'emploi.

Priorité 3: éducation supérieure

L'appui à l'éducation supérieure est nécessaire notamment pour assurer la bonne formation des professeurs et le développement institutionnel des pays. À cet égard, quatre actions particulières sont identifiées:

  • développer les Technologies de l'Information et de la Communication (l'internet, le téléphone, etc.);
  • encourager la coopération entre institutions européennes et institutions des pays tiers, notamment au niveau régional;
  • être plus vigilante en ce qui concerne l'impact sur ces pays de la fuite de leurs cerveaux vers les pays développés;
  • renforcer les capacités institutionnelles des pays en développement.

Mise en œuvre

La mise en œuvre des actions soulignées ci-dessus exige un investissement important de la part des pays en développement et de l'Union européenne. Le financement provenant de la Communauté européenne dans le domaine de l'éducation et la formation interviendra via deux instruments principaux: l'appui macro-économique et budgétaire et la mise en œuvre d'une approche sectorielle.
Il faudrait assurer une coopération et une coordination efficace entre tous les bailleurs de fonds. La Commission estime aussi que l'appropriation des activités et des stratégies dans ce domaine par la population du pays en développement et en particulier la population la plus pauvre et vulnérable est essentielle.

La Commission identifie des options stratégiques pour la mise en œuvre des actions, notamment:

  • le dialogue politique et stratégique avec les pays et l'intégration des politiques relatives à ce domaine dans les stratégies de développement établies par pays et les stratégies de réduction de la pauvreté;
  • l'approche sectorielle pour encadrer les activités dans ce domaine;
  • l'appui macro-économique et budgétaire;
  • la prise en considération des besoins et de la participation de la population la plus pauvre;
  • la participation des acteurs de l'éducation et de la société civile au sens large, y compris le secteur privé;
  • l'appui au développement institutionnel et au développement des capacités;
  • le suivi des activités via des indicateurs.

La Commission présente, en annexe, un cadre commun de coopération en matière d'éducation supérieure, un code de conduite pour les organismes de financement et quelques indicateurs de suivi.

Contexte

Plusieurs initiatives ont déjà été entreprises au niveau international. Le Forum de Dakar (" Éducation pour tous ") en avril 2000, a réitéré et élargi l'engagement de la communauté internationale dans ce domaine et les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont souligné l'importance de l'éducation, en particulier celle des filles et l'éducation de base.

Quant à l'Union européenne, la Déclaration de novembre 2000 sur la politique de développement a identifié la promotion de l'accès aux services sociaux tels que l'éducation comme domaine prioritaire.

ACTES LIÉS

Communication de la Commission, du 7 octobre 2005 - Accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement - La contribution de l'Union européenne [COM(2005) 132 final/2 - Non publié au Journal officiel].

Commission Staff working document - EU Report on Millenium Development Goals 2000-2004 - EU contribution to the review of the MDGs at the UN 2005 High Level Event [SEC(2005) 456 - Non publié au Journal officiel].

Résolution 8958/02 du Conseil du 30 mai 2002, sur l'éducation et la pauvreté

Déclaration du Conseil et de la Commission, du 20 novembre 2000, concernant la politique de développement de la Communauté européenne, sur la base de la Communication de la Commission, du 26 avril 2000, au Conseil et au Parlement européen sur le même thème.

Dernière modification le: 09.02.2006
Avis juridique | À propos de ce site | Recherche | Contact | Haut de la page