RSS
Index alphabétique
Cette page est disponible en 5 langues

We are migrating the content of this website during the first semester of 2014 into the new EUR-Lex web-portal. We apologise if some content is out of date before the migration. We will publish all updates and corrections in the new version of the portal.

Do you have any questions? Contact us.


Politique européenne de développement et d'aide extérieure: rapport 2008

L’Union européenne (UE) et ses États membres sont les premiers donateurs d’aide au développement, fournissant près de 60 % de l’aide mondiale en 2008. Le présent rapport démontre la capacité de réaction rapide de l’UE, particulièrement sollicitée lors des crises économiques qui ont touché les pays en développement au cours de cette année.

ACTE

Rapport de la Commission au Conseil et au Parlement européen du 30 juin 2009 intitulé «Rapport annuel 2009 sur les politiques communautaires en matière de développement et d'aide extérieure et sur leur mise en œuvre en 2008» [COM(2009) 296 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÉSE

L’année 2008 a été marquée par la flambée des prix alimentaires et de l’énergie, et par la crise financière mondiale. Malgré un contexte défavorable, l’Union européenne (UE) a démontré sa capacité à tenir ses engagements et à répondre aux nouveaux besoins des pays en développement.

L’UE est un partenaire essentiel au plan mondial, en particulier sur des questions telles que le climat, l’énergie, le commerce et la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le présent rapport souligne l’importance d’une mise en cohérence des politiques européennes au service du développement, compte tenu des relations d’interdépendance croissantes entre l’UE et ses partenaires.

En 2008, la Commission a évalué l’avancement à mi-parcours des OMD et a fixé de nouvelles échéances pour 2010. La Commission a également renforcé ses efforts pour intégrer certaines problématiques dans le processus de développement telles que l’égalité homme femme, l’environnement, les droits des enfants et des populations autochtones. De plus, elle considère que la bonne gouvernance fiscale et démocratique est essentielle pour le succès des réformes.

Augmentation du volume et de la qualité de l’aide

Afin d’atténuer l’impact de la flambée des prix, l’UE a créé une facilité alimentaire dotée d’1 milliard d’euros pour la période 2008-2010. En 2008 la Commission a également augmenté le budget dédié à l’aide humanitaire de 140 millions d'euros et mobilisé 200 millions d’euros au titre du Fonds européen de développement (FED).

L’UE a renouvelé son engagement en faveur d’une augmentation globale de l’aide au développement au cours des prochaines années. Le volume de l’aide a ainsi augmenté de 90 % depuis 2001 pour atteindre 9,33 milliards d’euros en 2008.

L'efficacité de l’aide doit aussi être améliorée. Il s’agit dans cette optique de:

  • privilégier le transit de l’aide à travers des systèmes nationaux, afin de renforcer l’appropriation des projets au niveau local et de réduire les coûts de transaction;
  • renforcer la prévisibilité de l’aide, en particulier dans le cadre de la mise en place des contrats OMD fournissant une aide à plus long terme. Les premiers États bénéficiant de ces contrats sont le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Rwanda, l’Ouganda et la Zambie;
  • adopter une stratégie d’aide à long terme, pouvant être renforcée en fonction des résultats et de la bonne gestion budgétaire des pays partenaires.

Le rapport souligne un accroissement de l’aide budgétaire de 39 % (3,86 milliards € au titre du budget de l’UE et du FED), sous forme de transferts de fonds dans la trésorerie nationale du pays bénéficiaire. Elle vient progressivement remplacer le financement direct par projet, à condition que la gestion des finances publiques des pays bénéficiaires fasse l’objet d’évaluations positives. La Commission travaille à améliorer les critères d’admissibilité et d’évaluation des risques.

En 2008, la Commission a entamé une réforme pour faire progresser sa capacité d’action en matière de coopération technique, et renforcer ses unités de mises en œuvre des projets de développement. Cette réforme est soutenue par le lancement de «capacity4Dev» (EN) une plateforme interactive en ligne.

Démarche de partenariat

Une aide plus efficace doit se fonder sur la coordination de l’ensemble des donateurs et le partage des expériences. Cette approche a prévalu pour la distribution de l’aide en Afghanistan, dans les territoires palestiniens occupés (instrument financier PEGASE (EN)) et en Iraq (instrument financier IRFFI (EN)).

La Commission a poursuivit sa coopération avec les Nations unies, la Banque mondiale et l’ensemble des donateurs, dans le cadre de la planification des opérations de réhabilitation après la survenance d’une crise, d’une catastrophe ou d’un conflit.

La Commission prépare une nouvelle stratégie en faveur de la participation des autorités locales aux actions de coopération au développement.

Évaluation de l’action

En matière de coopération au développement, l’UE conduit une action orientée vers les résultats. Afin d’accroître l’efficacité et l’impact de son aide, la Commission a évalué les programmations géographiques, thématiques et les modalités de fourniture de l’aide. Elle conclu à la nécessité d’une plus grande visibilité des actions, mise en synergie des activités et cohérence entre l’aide nationale et régionale.

Dernière modification le: 27.11.2009
Avis juridique | À propos de ce site | Recherche | Contact | Haut de la page