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Le partenariat UE – Caraïbes pour la croissance, la stabilité et le développement

Cette stratégie vise à lancer un partenariat étroit entre l'Union européenne (UE) et les pays des Caraïbes concernant le développement, la lutte contre la pauvreté, la démocratie, les droits de l'homme et les menaces générales contre la paix, la sécurité et la stabilité. La Commission souhaite définir un partenariat politique fondé sur des valeurs communes, qui prendrait en compte les points forts de la région des Caraïbes dans les domaines économique et environnemental, et favoriserait la cohésion sociale.

ACTE

Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen et au Comité économique et social du 2 mars 2006 intitulée: «Le partenariat UE – Caraïbes pour la croissance, la stabilité et le développement» [COM(2006) 86 final – Journal officiel C 2006-104 du 3 mai 2006].

SYNTHÈSE

L’objectif fondamental de la stratégie de développement de l’Union européenne (UE) est d’aider tous les pays de la région des Caraïbes à atteindre leurs objectifs de développement à long terme de manière autonome et à rejoindre la position des pays développés d’ici 2020, date d’échéance de l’actuel accord de Cotonou.

Les Caraïbes doivent répondre à plusieurs défis. L’un de ces défis consiste à parvenir à un bon équilibre avec différents partenaires en Amérique, notamment les États-Unis, le Brésil et le Venezuela en vue d’atteindre un équilibre respectant les intérêts des petits États insulaires.

L’UE vise la création d’une unité régionale aux Caraïbes, avec CARICOM* (EN) favorisant l’intégration, et CARIFORUM* favorisant la coopération. Un autre objectif consiste à développer des liens entre les Caraïbes et l’ensemble de la région, notamment avec l’Amérique centrale et l’Amérique latine. En vue de favoriser une intégration harmonieuse de la région dans l’économie mondiale l’UE mettra l’accent sur le partenariat stratégique UE-ALC (Amérique latine et les Caraïbes).

En outre, des initiatives audacieuses doivent être prises pour faire face aux défis socio-économiques et environnementaux. En fait, le caractère insulaire de la plupart des pays des Caraïbes limite les efforts d’intégration et produit des conséquences négatives sur les coûts de l’énergie, des transports, des communications et du commerce. De façon variable tous les pays de la région demeurent vulnérables tant aux chocs économiques qu’aux catastrophes naturelles, et doivent faire face à des défis socio-économiques et environnementaux communs, tels que le changement climatique et la gestion des ressources naturelles. Des pays tels que Haïti, la Guyane et certains pays de l’OECO* doivent faire face à la pauvreté significative, au chômage, à la migration et à la fuite des cerveaux, à un taux de VIH/SIDA élevé, à des niveaux élevés d’endettement et à la nécessité de réformes économiques et de restructuration du secteur public.

Cette communication montre comment les défis auxquels les Caraïbes sont confrontées peuvent être transformés en chances. À cet effet, l’UE propose des actions qui s'articulent autour des trois grands axes suivants : définir un partenariat politique fondé sur des valeurs communes, examiner les faiblesses économiques et environnementales, et encourager la cohésion sociale ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Un partenariat politique fondé sur des valeurs communes

Le développement d'un partenariat politique étroit entre l'Union européenne et les Caraïbes est un élément essentiel de la stratégie de l'UE en faveur des Caraïbes. Un tel partenariat politique concernant en particulier une gouvernance judicieuse et efficace est essentiel à la consolidation de la démocratie, au respect des droits de l'homme, à l'amélioration de l'égalité des chances, de la cohésion sociale, de la sécurité, de la stabilité, de la prévention des conflits, des migrations, de la lutte contre les stupéfiants et de l'intégration régionale.

Dans le cadre d’un dialogue renforcé, l’UE donnera la priorité à ses relations avec le CARIFORUM et l’ALC en vue d’avancer sur des questions d’intérêt commun. Elle soutiendra systématiquement les parlements, le système judiciaire et les systèmes de gestion des finances publiques, indispensables pour assurer une bonne gouvernance. Elle favorisera également la transparence et les échanges d'informations pour lutter contre la corruption ainsi que les irrégularités financières et les malversations des sociétés.

Examiner les faiblesses économiques et environnementales

Dans un monde de plus en plus interdépendant et globalisé, l’un des grands objectifs de la politique de développement de l’UE est d’aider les pays en développement à mieux mettre à profit le processus de mondialisation. Il est important d’élaborer un modèle économique viable pour la région. À cette fin, l'Union soutiendra les efforts d’intégration régionale dans les Caraïbes et contribuera à l'amélioration de la compétitivité, à la diversification des exportations et à la mise en place de marchés régionaux. Le processus des accords de partenariat économique (APE) jouera un rôle déterminant pour atteindre ces objectifs.

L’environnement et les ressources naturelles représentent un atout important pour les Caraïbes, en particulier pour les catégories les plus pauvres de la population locale. Les États des Caraïbes doivent actuellement faire face à plusieurs problèmes d'environnement, qui ont tous des effets importants sur le développement économique et social de la région. Ils sont confrontés aux problèmes de la dégradation du sol, de la déforestation, de la rareté des ressources en eau, de la gestion des ressources halieutiques, de la perte de biodiversité, de la gestion des déchets et des produits chimiques toxiques et des changements climatiques.

L’UE contribuera à augmenter la capacité de la région à gérer les catastrophes naturelles à tous les niveaux, en mettant l’accent sur la réduction des risques, la préparation, l’alerte précoce, la prévention des catastrophes et l’atténuation de leurs effets.

Promotion de la cohésion sociale et lutte contre la pauvreté

L’UE Ĺ“uvrera de concert avec les Caraïbes dans lutte contre la pauvreté chronique et l’amélioration de la stabilité des moyens de subsistance de base ; les efforts seront déployés notamment pour soutenir les systèmes nationaux de protection sociale et les activités génératrices de revenus pour les plus démunis.

La lutte contre le VIH/SIDA et d’autres maladies endémiques demeure prioritaire dans la région. Dans ce but, l’Union visera le renforcement des régimes de soins de santé, en insistant notamment sur les ressources humaines et l’accès équitable aux soins. En ce qui concerne les stupéfiants, l’accent sera mis sur l’éducation et la sensibilisation, la formation et la coordination des institutions dans le but de privilégier une approche basée sur la prévention de la toxicomanie.

Pour faire face à une réalité locale caractérisée par la fuite des cerveaux, l’aliénation socioéconomique et une faible cohésion sociale, l’Union s’efforcera de développer un mécanisme décisif consistant à donner aux individus des compétences et un savoir-faire leur permettant de tirer profit de la diversification économique.

Accroître l’efficacité

L’UE et les Caraïbes doivent agir conjointement en vue de mettre en place une coopération plus structurée, qui réduit le risque de procédures lourdes découlant de l’existence de nombreux projets de petite envergure et d’un manque de cohérence et complémentarité.

Les stratégies d’aide régionale et nationale devraient également être plus cohérentes et s’étayer mutuellement. Au niveau national, l’aide de l’UE reposera sur une stratégie de développement unique, qui fera appel à tous les instruments communautaires, notamment le Fonds européen de développement (FED), les ressources spéciales accordées à la banane, au sucre, au riz et au rhum ainsi que toutes les autres lignes et facilités budgétaires dont dispose la Commission. Au niveau régional, elle fera appel au Fonds de développement régional

Termes-clés de l'acte
  • CARICOM : la Communauté des Caraïbes. Elle réunit 15 pays et territoires associés : Antigua et Barbuda, Barbade, Bahamas, Belize, Dominique, Grenade, Guyane, Haïti, Jamaïque, Montserrat, Saint-Cristophe et Nièves, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, Suriname, Trinidad- et –Tobago.
  • CARIFIRUM : Le Forum caribéen des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) réunit tous les membres du CARICOM, à l’exception de Montserrat ainsi que la République dominicaine et Cuba.
  • OECO : Organisation des États des Caraïbes orientales.

ACTES LIÉS


Accord de partenariat économique entre les États du Cariforum, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part [Journal officiel L 289 du 30 octobre 2008].

L’Union européenne et les États du Cariforum ont conclu un nouvel accord de partenariat économique (APE) en vue de soutenir la croissance, la compétitivité et le développement durable de ces États. Les priorités de l’accord sont établies en cohérence avec les objectifs du Millénaire pour le développement, et en complémentarité avec l’accord de Cotonou.

L’APE favorise l’intégration régionale et le développement des échanges interrégionaux dans la zone Caraïbe. Il met, notamment, en place un cadre plus stable et plus transparent pour la croissance des entreprises et la sécurité des investissements.

Il prévoit la libéralisation asymétrique des échanges de marchandises avec l’UE. Ainsi les droits de douanes et les quotas applicables aux produits originaires du Cariforum sont supprimés, à l’exception des secteurs du sucre et du riz qui feront l’objet d’une libéralisation progressive. Les parties à l’accord libéralisent également la prestation transfrontalière de services, à l’exception des secteurs de l’audiovisuel, du cabotage maritime national et des transports aériens.

Des actions de coopération au développement et d'assistance technique sont prévues afin de soutenir en priorité la réforme fiscale, le secteur privé, la diversification des exportations de marchandises, le respect des normes techniques, sanitaires, phytosanitaires et environnementales, l'innovation technologique et le développement d'infrastructures nécessaires aux échanges. Les financements européens destinés à cette coopération, sont transférés par l’intermédiaire d’un fonds de développement régional.

Dernière modification le: 28.11.2008
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