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Faire progresser le dialogue UE-Afrique

La présente communication vise à contribuer à la poursuite des discussions et de la coopération entre l'Union européenne (UE) et l'Afrique, et permettre un débat de fond sur les perspectives probables, les pistes les plus prometteuses et les modalités futures du dialogue et de la coopération UE-Afrique, en vue de mettre en place un agenda opérationnel.

ACTE

Communication de la Commission au Conseil, du 23 juin 2003: Le dialogue UE-Afrique [COM(2003) 316 final - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

La communication examine comment l'UE peut intégrer la nouvelle dimension panafricaine dans sa coopération et évoque la nécessité de jeter des ponts entre les trois différents accords déjà existants entre l'UE et l'Afrique: l' Accord de Cotonou, les accords Euro-MED et l' Accord sur le commerce, le développement et la coopération (ACDC) avec l'Afrique du Sud. Cela pourrait concerner le secteur du commerce, les règles d'appels d'offre pour les projets financés par l'UE et la programmation de l'aide.

OBJECTIFS ET THÈMES PRIORITAIRES

Le dialogue UE-Afrique a pour objectifs principaux:

  • le renforcement des relations politiques, économiques et socioculturelles entre l'UE et l'Afrique;
  • l'éradication de la pauvreté et la réalisation des objectifs de développement du millénaire en Afrique, ainsi que la mise en Ĺ“uvre des engagements pris récemment dans le cadre des conférences internationales (Doha, Monterrey et le sommet mondial pour le développement durable);
  • la promotion des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit en Afrique.

Le dialogue UE-Afrique s'articule autour de huit thèmes prioritaires afin de parvenir à des résultats concrets:

  • les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance;
  • la prévention et la résolution des conflits;
  • la sécurité alimentaire;
  • le VIH/SIDA et autres pandémies;
  • l'environnement;
  • l'intégration régionale et le commerce;
  • la dette extérieure;
  • la restitution des biens culturels exportés illicitement.

Pour chacun de ces thèmes, la présente communication fait le bilan des progrès réalisés dans ces domaines et envisage ceux qui pourraient être réalisés à l'avenir.

Droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance

Le dialogue dans ces domaines est articulé autour de la traite des êtres humains, de l'appui aux institutions africaines et de la lutte contre la corruption.

La Commission a par ailleurs adopté en octobre 2003 une communication sur la gouvernance et le développement qui contient une proposition d'approche nouvelle et plus pragmatique concernant la promotion de la bonne gouvernance.

En outre, dans l'objectif de promouvoir la bonne gouvernance, l'UE a proposé, dans sa communication d'octobre 2003 sur la mise en application des lois et la gestion en matière d'exploitation forestière, un plan d'action de lutte contre l'abattage illégal du bois. En effet, dans certains pays, cette activité est devenue un problème tellement récurrent qu'il mine l'État de droit et les principes de la bonne gouvernance.

L'UE souhaite également approfondir sa coopération avec l'Afrique dans le domaine des ressources humaines, en particulier la généralisation de l'enseignement primaire pour les garçons et les filles, qui est un élément essentiel de la promotion d'une bonne gouvernance.

Prévention et résolution des conflits

L'Union africaine accorde la priorité à la gestion des conflits, comme le démontrent la décision prise par l'Union africaine (UA) en juillet 2002 d'instituer un Conseil de paix et de sécurité pour l'ensemble du continent ainsi que l'adoption d'un programme de travail sur la paix et la sécurité par tous les membres de l'UA.

En novembre 2003, le Conseil de l'UE a approuvé un projet de décision sur le financement par le Fonds européen de développement (FED) d'une Facilité de paix pour l'Afrique. Ceci répond à une demande du sommet de l'UA qui s'est tenu à Maputo en juillet 2003. Cette initiative, destinée à soutenir les institutions africaines et les mesures prises en faveur du maintien de la paix, exigera notamment une coopération entre l'UA, les organisations régionales africaines, l'UE et les Nations Unies.

En outre, il apparaît prioritaire d'inclure des mesures visant à améliorer la bonne gestion des ressources naturelles dans le cadre du dialogue UE-Afrique sur la prévention des conflits. En effet, des guerres sont déclenchées pour s'assurer de la mainmise sur des ressources lucratives. De même, ces ressources naturelles, qui pourraient être exploitées pour rapporter de l'argent aux caisses publiques, ont souvent été utilisées pour financer et prolonger des conflits armés. Ce phénomène est aujourd'hui reconnu comme étant l'une des causes majeures des conflits en Afrique.

Sécurité alimentaire

Le dialogue UE-Afrique a adopté un document conjoint qui reflète une vision partagée de la sécurité alimentaire et du rôle de l'aide alimentaire comme base pour le développement de positions communes dans les domaines de la biotechnologie, des normes sanitaires et phytosanitaires, des maladies animales et de la recherche agricole.

Le dialogue futur devrait se concentrer davantage sur les dimensions politiques de la sécurité alimentaire, en s'attaquant aux questions relatives à l'accès aux ressources productives (terre, eau) et à l'équité.

VIH/SIDA et autres pandémies

L'UE et les pays africains s'accordent sur la nécessité de renforcer les systèmes de santé dans les pays africains au moyen d'un cadre complet de prévention, de traitement et de soins, et d'augmenter le financement des services de santé par les gouvernements nationaux et par la communauté et les donateurs internationaux. Ils s'entendent également sur la nécessité d'une approche conjointe en matière d'application de prix différentiels, de transfert de technologie et de production locale afin d'améliorer l'accès aux médicaments à des prix abordables.

Environnement

La principale priorité réside dans la lutte contre la sécheresse et la désertification. Cependant, les autres priorités mentionnées dans ce domaine sont:

  • la gouvernance internationale en matière d'environnement;
  • la coopération pour la préparation de stratégies nationales;
  • le lien entre pauvreté et environnement;
  • la dimension régionale des questions d'environnement;
  • le renforcement de la capacité des pays africains à négocier et à appliquer les accords internationaux concernant l'environnement;
  • la recherche commune des moyens d'améliorer la Facilité mondiale pour l'environnement ;
  • la gestion intégrée des ressources en eau;
  • la prévention des catastrophes naturelles.

A noter l'initiative européenne pour l'eau qui a favorisé, notamment, la création d'une facilité européenne pour l'eau afin d'aider les populations des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à accéder à l'eau potable et à des conditions d'hygiène satisfaisantes. De même, la création d'une facilité européenne pour l'énergie destinée aux pays ACP démontre l'engagement de l'UE en faveur de la mise en place de services énergétiques adéquats, abordables et viables.

La prise en compte systématique des aspects environnementaux dans les actions de lutte contre la pauvreté devrait être une règle de base de la coopération UE-Afrique, en partant du principe que la protection de l'environnement n'est pas une contrainte qui limite le développement mais la condition même d'un mode de vie durable.

Intégration régionale et commerce

Depuis le premier sommet UE-Afrique, l'UE a renforcé son soutien à l'intégration régionale dans la mesure où celle-ci contribue à l'intégration des pays africains dans l'économie mondiale.

L'Accord de Cotonou signé en juin 2000, par exemple, accorde une grande importance à la promotion de la coopération et de l'intégration régionales. Il apporte des modifications importantes au système existant afin de le rendre conforme aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de permettre aux États ACP de participer pleinement au commerce international. En octobre 2003, les négociations de nouveaux accords de partenariat économique régionaux ont débuté avec la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest).

L'UE et l'Afrique entendent continuer leur coopération et leur dialogue régulier sur les questions relatives à l'OMC notamment dans le contexte de l'Agenda pour le développement de Doha et dans un souci d'intégrer la dimension du développement dans tous les domaines des négociations.

Dette extérieure

Cette question délicate soulève de nombreux débats et suscite, de part et d'autre, des vues divergentes. Néanmoins, comme contribution au dialogue, la Commission a décidé de financer une étude chargée d'examiner les options qui permettront d'étendre l'allègement de la dette au-delà des pays pauvres très endettés (PPTE). La Commission assurera que l'étude tienne compte des points de vues des États membres, des pays africains, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et d'autres partenaires intéressés. Une fois cette étude terminée, la Commission est disposée à en présenter les éléments pertinents comme une participation au dialogue UE-Afrique.

Restitution des biens culturels exportés illicitement

Un ensemble de principes directeurs et de recommandations concrètes d'action a été formulé dans le cadre du dialogue UE-Afrique. L'UE a mis en place un inventaire préliminaire de toutes les activités de coopération pertinentes en cours entre l'UE et des acteurs africains.

Le dialogue encourage l'adhésion de tous les pays de l'UE et de l'Afrique aux conventions internationales en la matière, en particulier à la Convention de l'UNESCO de 1970 sur les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels et la Convention UNIDROIT de 1995 sur les objets culturels volés ou exportés illégalement.

AMÉLIORER LA QUALITÉ DU DIALOGUE

La communication se concentre également sur la manière dont Africains et Européens pourraient instaurer un dialogue plus flexible, plus simple, plus direct et plus politique.

Des pistes sont envisagées sur la façon dont les liens institutionnels pourraient être renforcés entre la Communauté européenne et l'UA:

  • au niveau des hauts fonctionnaires;
  • au niveau des groupes de travail birégionaux;
  • entre l'UA et les chefs de missions de l'UE basés à Addis-Abeba dans le cadre du processus de dialogue et de coordination régulier pour la paix et la sécurité ;
  • entre les chefs de mission africains basés à Bruxelles;
  • et enfin, entre les Commissions de l'UA et de l'UE.

Contexte

Le dialogue au niveau continental entre l'UE et l'Afrique a été lancé en avril 2000 au Caire lors du premier sommet UE-Afrique. Ce dialogue vise à bâtir un partenariat stratégique avec le continent entier, basé sur des objectifs partagés et des valeurs communes. Celles-ci se retrouvent dans le traité instituant l'UE, l' Accord de Cotonou et le processus de Barcelone, ainsi que dans l'Acte constitutif de l'Union africaine (UA), créée en 2002, et dans le manifeste du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NPDA) lancé en 2001.

A un moment crucial des relations UE-Afrique, la présente communication fait donc le point sur le dialogue entre les deux parties et propose des moyens de le faire progresser.

Dernière modification le: 18.07.2007
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