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Les USA annoncent une baisse de 43 % dans le taux d'obésité des enfants de 2 à 5 ans

18/03/2014

Une enquête récente menée par les autorités de santé publique américaines a révélé une baisse de 43 % dans les taux d'obésité des enfants de deux à cinq ans vivant aux États-Unis. Les enquêteurs du National Center for Health Statistics, Centers for Disease Control and Prevention et le United States Public Health Service (Service de santé publique américain) signalent qu'en 2003, la prévalence de l'obésité pour chaque groupe d'âge était de 14 % et qu'un peu moins d'une décennie plus tard, en 2012, ce chiffre était passé à un peu plus de 8 %.

 

Une excellente nouvelle : s'agit-il d'un tournant décisif dans l'épidémie d'obésité des enfants ?

Chez l'enfant, l'obésité est associée à un large éventail de problèmes psychosociaux et de santé : troubles respiratoires, pression artérielle élevée, troubles musculo-squelettiques et un plus grand risque de développer un diabète de type 1 et 2. Les enfants obèses souffrent plus souvent de problèmes psychologiques ou psychiatriques, et l'obésité est liée à de moins bons états de santé chez l'adulte et à l'apparition de comorbidités comme les maladies cardiovasculaires. Les enfants en surpoids entre trois et cinq ans sont également plus susceptibles de devenir des adultes en surcharge pondérale ou obèses.  C'est pourquoi, ces premières indications d'une réduction de l'épidémie d'obésité infantile ont été accueillies comme une excellente nouvelle par les enquêteurs. Bien qu'ils affichent une certaine prudence, rappelant que les très jeunes enfants (de deux à cinq ans) ne représentent qu'une petite section de la population américaine, il n'en demeure pas moins que cette tendance à la baisse des taux d'obésité chez les enfants est encourageante.

Comment peut-on expliquer cette baisse ?

Les avis sur la question sont partagés. Pour certains, elle est due à une diminution de la consommation de boissons sucrées très caloriques tandis que pour d'autres, elle s'explique par l'accroissement du nombre d'enfants nourris au sein, qui conduit à une prise de poids plus saine chez l'enfant. Une diminution du nombre total de calories consommées par les enfants au cours de la dernière décennie a été notée, mais il n'est pas certain qu'elle soit significative. Il est également possible que les programmes fédéraux, nationaux et locaux visant à promouvoir une alimentation saine et plus d'exercice aient finalement porté leurs fruits.

Bien que ces éléments de preuve soient encourageants, il est nécessaire de recueillir davantage d'indices sur la baisse de l'obésité infantile pour tous les groupes d'âges. Le Dr Jeffrey P. Koplan (professeur de médecine et de santé publique à Atlanta) a indiqué dans un article du New York Times, qu'il fallait se montrer extrêmement prudent, étant donné que le groupe d'âge couvert par l'enquête ne représentait qu'une petite partie de la société américaine : « Les preuves s'accumulent, mais une hirondelle ne fait pas le printemps ! »

Ce que cela signifie pour l'Europe

L'épidémie d'obésité infantile n'est pas l'apanage de l'Amérique ; c'est un problème que connaît également l'Europe. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS)pdf signale que jusqu'à 27 % des enfants de 13 ans et 33 % des enfants de 11 ans sont en surpoids en Europe. Le rapport note que la France et les pays scandinaves sont au moins parvenus à stabiliser les niveaux d'obésité infantiles grâce à la mise en Ĺ“uvre de politiques visant à promouvoir une bonne nutrition, des taxes sur certains aliments, des restrictions sur la publicité et des programmes pour encourager et promouvoir l'exercice physique. Ce que prouvent ces nouvelles données américaines, c'est qu'en redoublant d'efforts pour promouvoir les programmes d'intervention qui soutiennent des habitudes de vie saines, l'Europe pourrait elle aussi connaître une baisse de l'obésité infantile.

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