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La Plateforme des familles épingle sept thèmes prioritaires pour le développement de la recherche sur les questions familiales

30/09/2011

La Plateforme des familles, un consortium de douze organisations qui se sont associées pour débattre de questions clés de recherche et de politique familiale, a identifié sept thèmes prioritaires de recherche à développer au niveau de l’Union européenne et des États membres  :   l'accueil et les soins ; le parcours de vie et les phases de transitions ; assurer la « vie de famille » (c’est-à-dire la gestion de la vie de famille au quotidien) ; la migration et la mobilité, les inégalités et l’insécurité ; les médias et les nouvelles technologies de l’information ; et les politiques familiales.

Les recommandations pour ces sept domaines sont décrites de manière détaillée dans un volumineux rapport pdfde 125 pages, intitulé «Un Agenda de recherche sur les familles et leur bien-être pour l’Europe ».  Ce rapport est l'aboutissement des travaux menés par plus de 170 représentants de la société civile, responsables politiques et experts scientifiques de toute l'Europe et d’ailleurs.

Les services de soins et d’accueil – une priorité fondamentale

« Le thème des soins et de l'accueil a suscité un vif intérêt. L'allongement de l'espérance de vie, l'amélioration des soins de santé et le coût élevé des systèmes de soins de santé ont effet modifié la demande dans ce domaine, »  peut-on lire dans le rapport. « Il faut s’attendre à une augmentation des déficits de soins et d'accueil en raison du nombre toujours plus élevé de personnes âgées vulnérables. » Dans ce contexte, le rapport propose de dresser l'état des lieux et de comparer l'offre de soins et d’accueil dans l'UE selon les différents bénéficiaires de ces services (par ex. les enfants, les aînés, les personnes ayant besoin d'un accueil ou de soins temporaires et les personnes porteuses d'un handicap).  Il appelle également à développer la recherche sur la manière dont les technologies de l'information peuvent faciliter le travail des aidants et encourager l'autonomie des bénéficiaires de soins. La publication soulève également la question des migrants, indiquant qu'en Europe, un pourcentage croissant de soignants sont des immigrés. Dans ce domaine, le rapport propose de se pencher sur des questions comme le statut légal des soignants immigrés (et la lutte contre le travail illégal), les plans de revenus minimums garantis et les salaires minimums, l'accessibilité financière des services de soins et d'accueil d'une manière générale et la qualité de ces services.

Mesurer l’ampleur du travail non rémunéré

Le rapport souligne que la gestion de la vie familiale est aujourd’hui plus difficile. C’est même devenu un véritable défi car les membres de la famille passent moins de temps à la maison et qu’ils doivent donc jongler avec des horaires différents. « Aujourd'hui, assurer une vie de famille est indissociable de la question suivante : comment les familles répartissent-elles ou concilient-elles le travail rémunéré et non rémunéré ? Cette question est elle-même liée à celle de l'égalité entre les hommes et les femmes, ces dernières assurant l'essentiel des tâches non rémunérées (par ex. les soins) », explique également le rapport.  Les auteurs du rapport appellent à la collecte d'informations comparables issues de tous les États membres et indiquent que ces données « doivent reposer sur des approches fiables pour la mesure du travail non rémunéré, par exemple les tâches ménagères et la garde des enfants ». La mesure du travail non rémunéré et la situation matérielle des familles sont deux domaines pour lesquels, selon le rapport, des indicateurs perfectionnés pourraient être développés. « L'utilisation d'indicateurs communs et standardisés dans la recherche pan-européenne est aussi fondamentale que l’inclusion de tous les États membres et l’extension de la recherche de façon à y associer les pays candidats, » affirme le rapport. « Il serait donc utile de mettre en place un organisme de coordination, qui favorise  ce développement et contrôle le respect des normes définies. »

Pour un bon équilibre entre vie professionnelle et vie familiale

Le rapport propose également d’améliorer la responsabilité sociale des entreprises. Parmi les pistes proposées, citons une charte respectueuse des familles à laquelle adhèrent l’employeur et les membres du personnel et l’intégration d'initiatives en faveur des familles dans le plan d'entreprise. « Le soutien politique aux entreprises est fondamental, » souligne le rapport. « Les résultats d’une enquête (Enquête européenne auprès des entreprises sur la conciliation de la vie professionnelle et familiale, publiée en 2010 par le Ministère fédéral allemand des Affaires familiales, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse) qui a analysé le respect des besoins des familles au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne et en Suède ont montré que les entreprises déplorent souvent être trop peu aidées par l'État dans la mise en Ĺ“uvre de mesures en faveur des familles. »

For further information

Contact: Florian Charron
E-mail : secretariat@cofaceeu.org
Téléphone : 00 32 2 511 41 79
Site internet : http://www.familyplatform.eu/

 
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